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Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

Haitilibre.com / Les dossiers

Saturday, December 31, 2011

Definition de quelques mots-cles utilises en physique et en resistance des materiaux

Mecanique. C'est une branche de la physique qui s'interesse au mouvement ou au changement de position d'objets physiques. Elle est divisee en:
Cinematique. C'est l'etude de la geometrie du mouvement
Dynamique. C'est l'etude des causes physiques du mouvement
Statique. C'est l'etude des conditions pour lesquelles aucun mouvement n'existe.
Couple. On appelle couple en Physique tout systeme d'actions mecaniques dont la resultante R est nulle et le moment M par rapport a un point O est non nul. En mecanique un couple est l'effort en rotation applique a un axe. On l'appelle ainsi en raison de la facon dont on obtient ce type d'action: un bras qui pousse, un bras qui tire, les deux forces etant egales et opposees. Un couple tend a faire tourner un corps auquel il est applique.
Moment d'une force. C'est l'aptitude d'une force a faire tourner un systeme mecanique autour d'un point donne que l'on nomme pivot. Un corps va tourner d'autant plus facilement que la force appliquee est plus grande et qu'elle est eloignee de l'axe de rotation.
Resistance des materiaux La résistance des matériaux, aussi appelée RDM, est une discipline particulière de la mécanique des milieux continus permettant le calcul des contraintes et déformations dans les structures des différents matériaux (machines, génie mécanique, bâtiment et génie civil). Read more
Tension et Compression. Considerons un barreau de metal de section droite constante, charge a ses extrmites par deux forces colineaires opposees. Les forces sont de meme grandeur afin de realiser l'equilibre. Si les forces sont dirige a l'exterieur du barreau celui-ci est dit en tension. Si les forces sont dirigees vers l'interieur le barreau est dit en compression.
Contrainte normale. La contrainte normale est l'intensite de la force normale par unite de surface. Elle est exprimee en unite de force par unite de surface i.e en kg par centimetre carre. Le terme contrainte totale est utilise pour denommer la force axiale resistante exprimee en kilogrammes. Si le materiau est en compression on parle de contrainte de compression. Si le materiau est en tension les contraintes sont dites de tension.
Force de cisaillement. C'est une force appliquee de maniere tangentielle ou parallele a une face d'un materiel. Elle est aussi appelee effort tranchant.
Contrainte de cisaillement. La force de cisaillement agissant sur une unite de surface est appelle contrainte de cisaillement. Elle peut etre calculee en utilisant la formule T=F/A ou T est la contrainte de cisaillement, F la force tangentielle appliquee et A la section au droit de la force.
Flexion. C' est la déformation d'un objet qui se traduit par une courbure. Dans le cas d'une poutre, elle tend à rapprocher les deux extrémités de la poutre. Dans le cas d'une plaque, elle tend à rapprocher deux points diamétralement opposés de la plaque.
L'essai de flexion d'une poutre est un essai mécanique utilisé pour tester la résistance en flexion. On utilise la flexion dite « trois points » et la flexion dite « quatre points ».
En chaudronnerie, le pliage d'une tôle est une flexion pour laquelle on veut dépasser la limite élastique du matériau, afin d'avoir une déformation définitive (déformation plastique). Dans la plupart des autres cas, on cherche au contraire les conditions nécessaires pour ne pas dépasser la limite élastique, afin de préserver l'intégrité de la pièce.

Saturday, December 24, 2011

Les codes de Construction peuvent sous-estimer les risques dus aux multiples desastres naturels

 A la suite de l'ouragan Irene suivi par un tremblement de terre aux Etats-Unis  des chercheurs en construction de batiments de l'Institut national de Standards et de Technologie ont averti que de potentiels dangers causes a la fois par des tremblements de terre et des vents peuvent augmenter le risque des dommages structurels de deux fois plus que le niveau implique dans les codes de construction.
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Ceci vient du fait que les codes de construction americains considerent les potentiels dangers naturels individuellement, explique Dat Duthinh, un ingenieur de recherche en structures. Ainsi, si des tremblements de terre sont predominants dans une zone determinee, des codes locaux exigent que des batiments resistent a une charge specifique sismique. Par contre si les ouragans ou les tornades representent le danger majeur, les maisons et les batiments de plusieurs etages doivent etre concus pour resister jusqu'a des charges causees  par la vitesse du vent maximale.

Dans un article paru dans le journal de Genie des Structures, Duthinh, un chercheur de l'Institut National de Structures et de Technologie et Chiara Crosti defient cette approche compartimentee. Ils montrent que dans des endroits sujets a la fois a des tremblements de terre et des ouragans ou tornades, le risque que les limites de construction depasseront peut etre deux fois plus le risque dans les regions ou l'une ou l'autre des catastrophes naturelles survient.  En consequence les batiments concus selons les exigences des codes dans ces endroits a double risque " n'atteignent pas necessairement le niveau de securite requis", ecrivent les chercheurs.

Simiu explique par anologie un cycliste competiteur qui accepte un second job comme quelqu'un qui performe  sur un haut fil. " En acceptant cette nouvelle occupation, le competiteur cycliste augmente son rique de dommages corporels, bien que la duree et la nature des dommages intervenus dans un accident de  motocyclette ou un incident facheux survenu lors de la performance sur le haut fil  soit different", affirme-t-il. "Comprehensivement, un assureur augmenterait la prime sur la police d'assurance de protection contre les dommages corporels du fait de l'augmentation de risque".

Les chercheurs developperent une methode d'evaluation des risques causes par le vent et les tremblements de terre en utilisant une mesure commune de resistance structurelle. Avec une mesure consistante (le maximum de deplacement lateral), le risque combine de destruction peut etre compare au risque que les limites de construction depasseront dans les regions vulnerables a l'un des desatres naturels, la base pour les exigences de surete specifiees dans les codes de construction courants.

Ils ont demontre leur approche a l'aide d'un batiment de charpente d'acier a 10 etages. L'une des configurations  utilisees etait revetue de sections de poutre reduite (RBS, Reduced Beam Sections) pour connecter les poutrelles aux colonnes. La technologie RBS etait developpee lors du tremblement de terre du sommet nord de la montagne de la Californie en 1994 causant des dommages structurels dans les anciens et nouveaux batiments dus a des fractures fragiles survenues dans les connections de charpente. Faites en forme d'os de chien les connections fuselees RBS rendent les sructures de la charpente plus ductile ( mieux capables de se deplacer sans se briser).

Dans cete etude les chercheurs ont decouvert que les connections RBS ne diminuent pas le risque qu'un batiment en acier augmentera les limites de construction lorsqu'elles sont utilisees dans une une region soumise a des vents violents ou dans une region soumise a des vents violents et a des tremblements de terre a la fois. Cependant ils ont trouve que les connections RBS peuvent diminuer le risque que les limites associees a la conception sismique augmenteront durant la vie de la structure.

Les chercheurs continuent d'approfondir leur methodologie et proposent des modifications dans les codes de construction.

En Haiti les constructions doivent etre concues de maniere a resister contre les tremblements de terre et les cyclones surtout dans le departement de l'Ouest vulnerables a ces deux types de desastres naturels. Si l'etude realisee par les chercheurs de l'Institut National de Structures et de Technologie americains est valable pour Haiti les maisons et batiments construits pour resister a la fois au tremblements de terre et aux cyclones doivent etre concus de maniere a ce que les limites de la structure ne soit pas depassee dans le cas ou l'une ou l'autre des catastrophes naturelles intervient (cyclone ou tremblement de terre). Si cette etude n'est pas valable pour Haiti des etudes appropriees a Haiti devront etre entreprises dans le cadre des constructions erigees en vue de resister aux cyclones et aux tremblements de terre.

Sunday, December 18, 2011

Les recommendations des experts concernant la prevention contre les menaces d'un tremblement de terre au Kashmir doit-elles alerter l'Etat Haitien a appliquer ces memes recommandations relatives au meme sujet?

Recemment j'ai traduit un article sur le tremblement de terre de Turquie que j'ai titre: Haiti doit-elle tirer des lecons du tremblement de terre survenu en Turquie? Alors qu'il n'y a pas eu de tremblements de terre significatifs survenus en Haiti (remercions Dieu) depuis le 12 janvier 2012, les frequents tremblements de terre survenus dans plusieurs pays a travers le monde doivent servir de catalyseur aux dirigents haitiens pour qu'une catastrophe similaire a celle du 12 Janvier 2010 ne se renouvelle pas. Les memes causes produisent les memes effets dans tous les pays: non-respect des codes de construction, constructions erigees dans les zones marecageuses,  sols non appropries, absence d'education de la population concernant les mesures a prendre a l'exterieur pendant un tremblement de terre,a l'interieur avant et durant un tremblement de terre. Tous ces elements constituent les causes de nombreux degats observes dans de nombreux pays ou ces elements sont presents. Le gouvernement actuel certes s'engage dans la reconstruction mais il doit aussi prendre des mesures concernant la prevention des catastrophes naturelles. Le gouvernement actuel a parle de tout excepte de ces mesures de prevention. Le president Martelly dans un appel datant de quelques mois invitant la diaspora a revenir pour investir dans le pays disait qu'elle doit cesser de parler de tremblements de terre pour venir s'installer dans le pays. Certes son appel est compris bien que beaucoup de membres de la diaspora ne soient pas prets ou craignent de le faire. En fait la positivite ne doit pas empecher de nous proteger contre les menaces de toutes sortes qui pourraient nous assaillir. On espere qu'au dela de l'elan emotif (positif) il fera de la prevention des catastrophes naturelles (y compris le tremblement de terre une preoccupation de son gouvernement).

En effet un article paru dans "India News" (Nouvelles de l'Inde) le 15 decembre 2011 s'intitule: " Kashmir must ban construction in marshes, high slopes: Quake expert". Kashmir doit interdire les constructions dans les zones marecageuses, les pentes escarpees, rapporte un expert en tremblement de terre appelle sismologue (traduction).

L'article continue ainsi (traduction francaise):
"Srinagar: Un scientifique qui travaille avec le geophysicien Roger Bilham dans un nouveau rapport predisant un tremblement de terre majeur dans les hautes montagnes du Kashmir dit qu'il est imperatif de se preparer en consequence et d'interdire les constructions dans les marais, les sols humides et les zones de pente escarpee dans la vallee". Un rappor similaire" a ete emis en Haiti par les experts sismologues. A-t-on interdit les constructions dans la zone d'extraction du sable de Laboule  et de zones identifiees a risques, la cite de Letenel au bicentenaire, dans plusieurs endroits de la capitale identifies comme revetus de sols humides ou susceptibles de se liquefier.

"Notre preparation doit se faire a travers une education massive concernant les degats causes par les tremblements de terre et dans l'industrie de la construction, a travers une legislation interdisant la construction dans les marais, les sols humides et les zones de pente escarpee dans la vallee vulnerables a l'amplification de hautes vagues sismiques", continue l'expert. Certes en Haiti dans un contexte similaire des emissions radiophoniques et televisees, des spots publicitaires ont ete realisees pour eduquer la population en ce sens. Toute la population haitienne a-t-elle entendu et compris le message quand on sait qu'une grande partie de la population ne peut se procurer d'un appareil de radio et de television. De plus enseigne-t-on aux eleves et etudiants haitiens les sciences de la terre ou une partie est consacree a la formation des tremblements de terre? De plus si une telle matiere devait-etre enseignee ne devrait-elle pas se faire de maniere pratique incluant des simulations de tremblement de terre come cela se fait dans les pays a risques eleves comme la Martinique. On a constate l'existence de seminaires pour la formation des ingenieurs civils haitiens concernant la construction parasismiques notamment ceux realises par l'universite Quiskeya conjointement avec le departement de Genie sismique et civil de l'universite de Buffalo a New York. Mais existe-t-il un code haitien de construction parasismique? Meme en l'absence d'un code parasismique le gouvernement exige-t-il le respect des normes et du code normal de construction car certains batiments qui s'etaient eriges en fonction des normes et reglements de construction non parasismique ont survecu au tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le parlement haitien considere-t-il le vote de certaines lois interdisant la construction dans des zones a risques, le respect des normes de construction et la supervision de batissements prives par des entites competentes du ministere des Travaux Publics.

Bath disait (l'expert sismologue): "Geologiquement parlant, un tremblement de terre ne cause pas de degats en tant que tel. Ce sont les structures erigees par l'homme qui sont la cause des destructions physiques et de la perte de vie durant un tremblement de terre. Malheureusement la configuration des colonies residentielles, les codes de construction et d'autres faits relatifs constituent l'aspect le plus inquietant de notre etude". Si nous savions cette verite et si nous l'appliquions nous pourrions bien eviter la perte regrettable de pres de 300.000 vies humaines. Maintenant que nous le savons ne soyons pas tetus appliquons les recommandations relatives pour qu'une telle tragedie ne se renouvelle pas.

Les conditions geologiques de la zone propice au tremblement de terre en Inde ne sont pas identiques a celles d'Haiti. Cependant l'interdiction de construction dans les zones marecageuses, de sols humides ou susceptibles de liquefaction est une mesure valable dans toutes les zones de la terre a risques pour les tremlement de terre. De plus l'application des codes de construction et l'education des mesures de protection sont universelles.

Lire l'article de India News en Anglais:
http://twocircles.net/2011dec15/kashmir_must_ban_construction_marshes_high_slopes_quake_expert.html

Mesures de protection a l'exterieur  durant un tremblement de terre, a l'interieur avant et pendant un tremblement de trre:







Saturday, December 10, 2011

Haiti ouverte aux affaires

« Haïti est ouverte aux affaires. »
C’est ce que le Président Michel « Sweet Micky » Martelly a affirmé le 28 novembre dans une cérémonie de pose de première pierre d’un géant parc industriel dans le nord-est d’Haïti.

Photo: Page Facebook Michel Martelly

En Haïti comme dans d’autres pays du monde, Martelly, son gouvernement, et ses “conseillers” comme l’ancien président américain Bill Clinton, font la promotion d’Haïti comme un rêve devenu réalité.
« Nous sommes prêts pour de nouvelles idées et de nouvelles entreprises, et nous créons les conditions nécessaires pour qu'Haïti devienne une destination naturelle et attrayante pour les investissements étrangers », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des investisseurs étrangers à New York en septembre dernier.
« La fenêtre d'opportunités est maintenant ouverte », ajoutait l’un de ses collaborateurs. « Haïti a un nouveau Président et une nouvelle façon de penser les investissements étrangers et la création d’emplois ».
Le Président est peut-être nouveau et il y a peut-être de nouveaux acteurs sur la scène, mais il n’y a pas grand-chose de neuf dans les plans. Une fois de plus, le gouvernement et le secteur privé haïtien, comme leurs patrons internationaux, vantent l’« avantage comparatif » des salaires de misère.
Les usines d’assemblage et les zones franches font partie du programme de « développement » d’Haïti depuis des décennies. Maintenant qu’ils ont accès à des milliards en financement, en prêts et en investissements privés, les gouvernements haïtien et étranger, et le secteur privé, sont en train de développer toute une série de zones manufacturières dans le cadre de la « reconstruction » du pays.
Pire, ils ont choisi une terre agricole fertile pour présenter leur projet modèle : un parc industriel géant, lourdement financé par les contribuables américains avec 124 millions $ US. Dans six mois, la grande compagnie de textiles Sae-A Trading, de la Corée du Sud, ouvrira ses portes. Pour ses eaux usées, ses usines utiliseront une rivière qui se déverse dans la fragile Baie de Caracol. En plus des dangers potentiels pour l’environnement haïtien déjà dévasté, cette nouvelle méga-usine coudera des millions des vêtements pour Wal-Mart, Target, GAP et autres chaines de vêtements américaines.
Aucun grand média, en Haïti ou à l’étranger, n’a couvert ces phénomènes ni d’autres qui ont été présentés comme une occasion « win-win » (« gagnante-gagnante ») pour les investisseurs étrangers et le peuple haïtien. En effet, plusieurs journalistes sont presque des promoteurs.
Mais dans la « nouvelle » Haïti il y aura assurément des gagnants et des perdants.
Ayiti Kale Je (AKJ) a passé des mois à enquêter, à mener plus de trois douzaines d’entrevues, à visiter des zones manufacturières et des travailleurs dans le nord-est et dans la capitale, et à analyser des douzaines de publications universitaires et de rapports, dont un document interne divulgué par un employé du Ministère de l’Environnement d’Haïti.

AJK a notamment constaté que :
•    Les ouvriers gagnent moins aujourd’hui que sous la dictature Duvalier.

•    Plus de la moitié du salaire quotidien est dépensée dans le repas et les frais de transport.

•    Haïti et ses voisins ont tous essayé le modèle de développement des usines d’assemblage, en obtenant rarement les résultats attendus.

•    On compte au moins six zones franches ou parcs industriels en développement pour Haïti.

•    Le nouveau parc industriel du nord comporte des coûts et des risques : de grands mouvements de la population, une plus grande pression sur la nappe phréatique, la perte de terres agricoles et il sera construit en bordure d’une zone qui allait être classée « aire marine protégée ».

POUR EN APPRENDRE DAVANTAGE, LIRE :


Source: Ayiti Kale Je
 


 

Saturday, December 3, 2011

GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA CONSTRUCTION DE PETITS BÂTIMENTS EN MAÇONNERIE CHAÎNÉE EN HAÏTI- juillet ...

Sunday, November 6, 2011

Haiti peut-elle tirer des lecons du tremblement de terre survenu recemment en Turquie?

Le séisme turque souligne la mauvaise qualité des constructions de batiments
Deux choses sont  certaines en Turquie: Le pays aura des tremblements de terre, et ces tremblements de terre continueront à tuer.

La Turquie fait face à une combinaison fatale de  géographie et d'histoire. Il se trouve à l'intersection des plaques tectoniques d'Anatolie, d'Afrique, d'Eurasie et ses codes de construction ont été peu réglementés depuis des siècles - ce qui signifie que les tremblements de terre seront mortels ici pour les années à venir.

En depit des codes de sécurité approuvés il y a une décennie après que des tremblements de terre aient tué 18.000 personnes et provoqué un tollé autour de la mauvaise qualité de la construction, l'application de ces codes demeure laxiste.

Après la dernière catastrophe - un tremblement de terre d'ampleur 7.2 qui a tué des centaines de personnes  un dimanche de ce mois - certains résidents de la ville la plus touchée d’ Ercis disaient que certains des bâtiments aplatis manquaient de tiges de support en acier et de béton suffisant, et accusent les constructeurs de sacrifier la sécurité pour la vitesse et l'économie .

"La mort vient de Dieu. Mais que dire des batiments construits de maniere peu adequate?"a demandé Nevzat Altinkaynak. "Regardez ce bâtiment. Il était neuf. Il n'avait même pas encore ete peint!"

Altinkaynak attendait à l'extérieur d'un bâtiment qui s'est effondré les nouvelles de sa femme, Ayse, après que des sauveteurs aient enleve sa fille vivante.

Mercredi, le Premier ministre pointait la mauvaise qualite de la construction comme etant la cause du nombre eleve de degats et faisait remarquer que la Turquie n'avait pas appris les leçons des catastrophes passées.

"Quand nous regardons les debris, nous voyons comment le matériau utilisé est de mauvaise qualité», declarait, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. ”Nous voyons que les gens paient le prix pour un béton qui pratiquement a tourné au sable, ou pour des blocs de béton affaiblis au rez de chaussée. Les municipalités, les constructeurs et les superviseurs devraient maintenant constater  que leur négligence a entraine la mort."

Il a déclaré: «Malgré toutes les catastrophes précédentes, nous constatons que les appels n'ont pas été entendus."

Quelque 2.000 structures ont été démolies dans le séisme de dimanche, dont environ 80 immeubles à plusieurs étages dans la region d' Ercis.

Serdar Harpe, chef de l’association des Ingenieurs Civils de la Turquie, a déclaré au journal Milliyet mardi que les bâtiments construits avant Janvier n'ont pas été correctement inspectés en depit de l'xistence de codes de construction les plus stricts entrés en vigueur en 2001, deux ans après les tremblements de terre dévastateurs en Turquie occidentale.

De nombreuses personnes tuées par les tremblements de terre de 1999  succomberent de blocs de beton provenant de maisons pauvrement construites qui n’ont jamais ete inspectes. Une enquête plus approfondie a révélé qu’une grande quantite du beton etait privee d’armatures metalliques ou a été mélangée avec de grandes quantités de sable qui le rendait instable.

La dernière catastrophe a révélé des lacunes de construction similaire, ont indiqué des habitants. Harun Uzmez, un pompier expérimenté dans le sauvetage du séisme, ramassa un morceau de gravats provenant de la paroi d'un  bâtiment de 20 ans de cinq étages qui abritait plusieurs familles. Il le manipula et la poussière s'envola. Il le laissait tomber et il eclata en morceaux.

«Ce ne fut que du sable et de la chaux», at-il dit. Il a dit que des tiges de fer utilisées dans les colonnes de l'édifice n'étaient pas assez fortes.

La catastrophe en Turquie orientale est venue un an après la conclusion d’ un rapport parlementaire disant que les autorités ont omis d'appliquer les nouveaux codes du bâtiment, qui stipulent que la construction ne peut pas commencer avant que les plans préparés par les architectes et les ingénieurs de la construction autorisée soient approuvés par les inspecteurs.

Des Ingénieurs authorises doivent également inspecter la construction alors qu'elle est en cours afin de s'assurer de la bonne qualité du beton et de l’utilisation correcte des tiges d'acier.

Le rapport parlementaire a rapporte que la Turquie a aussi échoué dans l’amelioration de la planification urbaine, le renforcement des bâtiments insalubres, le contrôle du développement urbain et la punition des personnes qui enfreignent les codes du bâtiment. Il a averti que plusieurs villes turques sont à risque.

La plus importante est Istanbul, qui se trouve près d'une ligne de faille majeure et a une population de 15 millions de personnes. Les géologues ont exhorté le gouvernement à demolir quelque 40.000 bâtiments qui pourraient s'effondrer lors d’un seisme de grande envergure et ont averti que des centaines de milliers d'autres ont besoin d'être renforcés.

Certains ingénieurs ont déclaré que le séisme de dimanche a été si fort que même des édifices bien construits se seraient effondrés.

Des secousses associées à un tremblement de terre d’ampleur de 7,2 "peuvent provoquer l'effondrement de bâtiments, même avec une conception sismique modérée et une construction de qualité», selon Mishac Yegian, un professeur de génie civil à l’universite  Northeastern  de Boston.

«Des evaluations soigneuses des bâtiments effondrés et intacts revelent combien les secousses de terrain d’intensite extremement haute ont contribué à la catastrophe", a déclaré Yegian. «C'est la tendance des gens à responsabiliser en premier lieu la conception et la qualité de la construction."

La Turquie a également imposé une assurance tremblement de terre obligatoire pour les maisons, mais seulement environ 3 millions de personnes sur 18 millions sont assurées selon des rapports cites par la compagnie nationale d’assurance-catastrophe de la Turquie..

Dans l'Est de la Turquie, où le séisme a frappé dimanche, le chiffre est de 2,8 pour cent

Traduit de l'anglais par Yves Simon, Educateur et Ingenieur Civil.

Lire la suite au San Francisco Examiner: http://www.sfexaminer.com/news/2011/10/turkish-quake-highlights-shoddy-construction # ixzz1ctjo6YjX

Saturday, October 29, 2011

Lignes directrices pour une conception parasismique de batiments

Un séisme est une vibration de la surface de la terre par les vagues emergeant de la source de perturbation dans la terre en raison d'une libération d'énergie dans la croûte terrestre. Il s'agit essentiellement d'un mouvement brusque et passager ou d'une série de mouvements de la surface de la terre emanant d'un mouvement limité du a la perturbation de  l'équilibre élastique de la masse de terre et se repandant  dans toutes les directions.

MOTIFS DU NOMBRE ELEVE DE DEGATS

1) L'urbanisation est en augmentation rapide et en raison de l'augmentation du coût des terres, de nombreux bâtiments a plusieurs étages sont en cours de construction.

2) L'appliation du Code n'est pas obligatoire.

3) La construction en tant que telle est régie par les règlements municipaux .

4) Les dispositions sismiques ne sont pas incorporées.

5) Absence de procedures adequates de controle

6) Pas de controle  même pour la conception ordinaire simple.


LES LIGNES DIRECTRICES

Mouvement


Il est le déplacement maximum latéral de la structure par rapport a la hauteur totale ou au déplacement relatif entre les etages. L'indice global des mouvements est le rapport du déplacement maximal du toit à la hauteur de la structure et le mouvement entre les etages est le rapport de la différence maximale de déplacement latéral en haut et en bas de l'étage divisée par la hauteur de l'étage.
Des éléments non structurels et des elements non structurels sismiques deviennent endommagé en raison de la dérive. Plus la rigidité latérale est eleve moins est le nombre de dommages possibles. La dérive d'un étage a l'autre due a la force laterale minimale de conception specifique  avec facteur de sécurité partiel de l'unité ne doit pas dépasser 0,004 fois la hauteur de l'étage.
La séparation entre les unités adjacentes ou des bâtiments:
Deux bâtiments adjacents ou deux unités adjacentes d'un même bâtiment avec des joints de séparation doivent être séparés par une distance égale à la quantite R multipliee par la somme des déplacements d'etage  calculés ainsi spécifiés au-dessus de chacun d'eux pour éviter tout dommage de proximite lorsque les deux unités se deplacent l'un par rapport a l' autre.


Etage flexible


Un étage flexible est celui dans lequel la rigidité latérale est inférieure à 70% de celle de l' etage superieure ou inferieure a 80% de la rigidité latérale moyenne des trois étages superieures. Dans lecas de bâtiments avec un etage flexible tel l'etage de rez-de-chaussee contenant de espaces ouverts pour le parking des arrangements speciaux doivent etre faits pour augmenter la resistance laterale et la flexibilite de l'etage flexible.
Pour ces bâtiments, l'analyse dynamique est effectuée, y compris la force et la rigidité des effets de remplissages et les déformations inélastiques dans les membres en particulier ceux dans l' étage flexible et les membres  conçus en conséquence. Alternativement, les critères de conception suivants sont à adopter après la réalisation de l'analyse sismique en négligeant l'effet des murs de remplissage dans les autres étages.
Lorsque les niveaux de plancher de deux bâtiments adjacents sont au meme niveau d'altitude,le facteur R peut être pris comme R / 2.
a) Les colonnes et les poutres de l'étage flexible doivent être conçus a 2,5 fois le cisaillement de l'étage et des moments calculés sous des charges sismiques spécifiées.
b) Outre les colonnes conçues  pour le calcul du cisaillement et des momentse de l' étage et des moments, des murs de contreventement placés symétriquement dans les deux directions de l'immeuble le plus loin du centre de l'édifice que possible doivent être conçu exclusivement pour 1,25 fois le cisaillement latéral de l'etage calcule.


Fondation:

L'utilisation de fondations vulnérable aux tassements différentiels significatifs à cause de secousses du sol doit être évitée pour les structures dans certaines zones sismiques. Des semelles  réparties individuellement ou poteaux doivent être interconnectés avec des liens, sauf si les semelles étalées  individuelles sont directement prises en charge sur le roc. Tous les liens doivent être capables de supporter en traction et en compression une force axiale égale à Ah /A multipliee par la plus grande de la charge de la colonne ou du poteau en plus des  forces autrement calculées , où Ah est la valeur spectrale horizontale de conception
Projections:
a) les projections verticales:
Réservoirs, les parapets des tours, des cheminées et autres projections en porte à faux verticaux attachés aux bâtiments et projetant le toit superieur doivent être conçus et contrôlés pour une stabilité equivalente a 5 fois le coefficient Ah sismique horizontal de conception. Dans l'analyse de l'édifice, le poids de ces éléments en saillie seront regroupées avec le poids du toit.
b) les projections horizontales:
Toutes les projections horizontales comme les corniches et les balcons doivent être conçus et vérifiés pour une stabilité equivalente a 5 fois le coefficient vertical  de conception égal à 10 / 3 Ah. Ces forces de conception accrue soit pour la projection verticale ou horizontale de projection ne sont que pour la conception des parties saillantes et leur connexion avec les principales structures.
Cela signifie que pour la conception de la structure principale une telle augmentation n'a pas besoin d'être pris en considération.
Forme du bâtiment:
Bâtiments très minces doivent être évités. Des surplombs importants et des projections attirent les forces de tremblement de terre. Des masses lourdes, comme de grands réservoirs d'eau , etc, au sommet doivent être évitées. De petits réservoirs d'eau, s'ils sont fournis, devraient être correctement connectés avec le système d'encadrement. Les bâtiments devraient être suffisamment  eloignes de pentes abruptes. Ils devraient être construits sur le sol  rempli. L'assymétrie devrait être évitée car les batments subissent des forces de torsion et les coins extrêmes sont soumis à des forces sismiques très grandes.


Amortissement:


L'amortissement est la suppression de l'énergie cinétique et l'énergie potentielle d'une structure vibrante  en vertu de laquelle l'amplitude des vibrations diminue régulièrement. Certaines vibrations sont dues au déplacement initial ou la vitesse initiale. En raison de l'amortissement, ces vibrations se decomposent en amplitude.
1. Quand il y a force harmonique appliquée et  sa période est presque égale à la période naturelle de la structure, la vibration va croître du déplacement et de la vitesse zero. L'amortissement  limite l'amplitude maximale des vibrations.
2. Plus l'amortissement est grand moins est l'amplitude.
3. L'amortissement négatif peut survenir tandi que la vibration est petite, suivie par l'amortissement positif aux grandes vibrations d'amplitude. Le code adopté pour la conception de bâtiments à plusieurs étages considerant des forces sismiques est IS 1893 (partie I) - 2002. Plus de 60% de surface de l'Inde est sujette au séisme. Selon IS 1893 (partie I) - 2002, l'Inde est divisée en plusieurs zones par rapport a leur ampleur d'intensité.

Traduit de l'anglais par Yves Simon, Educateur et Ingenieur Civil a partir des reglements de construction parasismique en Inde.
http://theconstructor.org/structural-engg/guidelines-for-earthquake-resistant-design/1704/

Saturday, October 22, 2011

When will the about 600,000 people living in the tents be relocated into permanent housing with decent living conditions?

Following the 2010 Haiti's earthquake the Preval government has issued the "Plan de Reconstruction et Refondation d'Haiti" (Plan of Reconstruction and Rebuilding of Haiti). Although limited this plan went beyond the rebuilding of physical infrastructures to a plan tied to restricted national development aligned with the established plan for Haiti during the last decades. The Haiti Reconstruction actions were characterized by the struggle of the different state bodies to control the apparatus of the Reconstruction and the inefficiency  the Haiti Reconstruction Interim Commission. President Michel Martelly during his campaign stated clearly that one of his priorities if elected would be the relocation of the earthquake victims out of tents. However his first actions as the head of State demonstrated that he has no housing resettlement plan and strategy to move all the victims out of tents. His plan is part of the demagogy of local and international organizations of a faux semblant or apparency of Reconstruction. President Martelly praised himself of two initiatives: the Central bank loan program and the the plan to move out people living in six tents back in their neighborhood. The loan program seemed to favor those who are not living in the tents to build their homes. Even in this case it would be difficult for low income working people to get a housing loan when we know that bank loan conditions are not lenient for this category. The second plan has come under criticisms of evictions out the camps with violence and lack of participation in the decision-making process of the directly concerned people.

Jacqueline Charles in the Miami Herald reported that families have been moved out of the camps according to this plan. They have been receiving $500 in rental subsidies according to this plan. However people living in several of these camps have been brutally evicted.. This is in stark contrast of a humanitarian and compassionate effort of helping people who suffered of all kinds of tragedy (natural and human). According to an expert even in a scenario of success of the program its effectiveness is limited:

" If the program succeeds it will touch only 5000 families or 4% of the camp population. One hundred and ninety families have already moved out of the first camp at place Saint-Pierre. Five thousand families are expected to move out of the two camps Place Saint Pierre and Place Boyer at the and of November. Four percent of the current camp population are expected to move in to permanent housing by March 2012".

The Institute Justice and Democracy in Hait (IJDH) and the University of San Francisco School of Law stressed  in their report the lack of progress of this plan and the evictions taken place in six camps involved in the plan:

The Sylvio Cator camp was closed in July and the Saint Pierre camp has been partially closed. The Sylvio Cator camp has been closed without  a court order according to the law and people's belonging have been destroyed.. Another camp across Saint Anne's church is subject of the same fate in the next days.

According to the report of the two institutions mentioned above the conditions of living in the 5 other remaining camps are desperate with lack of food and drinking water. The report also stated that 82% of people living in the camps said they were not consulted about their opinion in the closure of the camp.

Concerning the victims evicted from Sylvio Cator stade the report stated that violence was used during the eviction by the Haitian authorities. They described that the living and security conditions in the Bicentenaire new camp are worse than those of Sylvio Cator.

The lack of adequate solutions to the housing crisis led Mark Schneider of the International Crisis group to tell the Miami Herald " Haiti's failure to adopt a national housing resettlement and integration strategy stands as the most glaring failure of the past year".

The IJD and USF recommend participation of the people in the housing decision making process, accountability to those who are more affected and more durable solutions.

The report concluded that from the international perspective of aid that Haitians at all levels from the government to the communities should have the opportunities to participate in the decision-making processes affecting their lives.

Yves Simon, Educator

 http://www.cepr.net/index.php/relief-and-reconstruction-watch/  

Monday, September 5, 2011

Hurricane and its categories

Hurricane. Definition
A hurricane is a tropical cyclone occuring in the North Atlantic Ocean  or in the Northeast Pacific Ocean
What is a tropical cyclone?
A tropical cyclone is a storm system characterizes by a large low pressure center and numerous thunderstorms that produce high winds and heavy rains. Tropical storms strenghten when water vapor evaporated by the ocean is released as the saturated air, resulting in condensation of the condensation of the water vapor contained in the moist air.
What is a low pressure area?
A low pressure area is a region where the atmospheric pressure at the sea level is below that of the surrounding of the surrounding areas
What is atmospheric pressure?
Atmospheric pressure is the force per unit area exerted against a surface by the weight of air above that surface in the Earth's atmosphere

Formation of Hurricanes



Graphic showing how movement of warm, moist air and cooler, dry air combines in a hurricane

Hurricanes start when strong clusters of thunderstorms drift over warm ocean waters.
In the Atlantic and eastern Pacific they are called hurricanes, but in the western Pacific they are called typhoons.
In the Bay of Bengal and Indian Ocean they are known as cyclones.
The very warm air from the storm combines with the moist ocean surface and begin rising. This creates low pressure at the surface.
As trade winds hit those within the storm, the whirling winds cause the storm to start spinning. Rising warm air leaves low pressure above the surface.
Air rises faster and faster to fill this low pressure, in turn drawing more warm air off the sea and sucking cooler, drier air downwards.
As the storm moves over the ocean it picks up more warm, moist air. Wind speeds start to increase as more air is sucked into the low-pressure centre.
It can take hours or several days for a depression to grow into a fully-formed hurricane.
Hurricanes are made up of an eye of calm winds and low pressure surrounded by a spinning vortex of high winds and heavy rainstorms.
When a hurricane hits land it often has devastating effects.
The Saffir-Simpson scale was devised to measure hurricanes around the Americas and is increasingly used to categorise typhoons and cyclones, too, although some regions still use different scales.
The effects:
Category 1:
  • Minor flooding
  • Little structural damage
  • Storm surge 1.2-1.5m above normal
Category 2: • Roofs damaged
• Some trees damaged
• Storm surge 1.8-2.4m above normal

Category 3:
• Houses damaged
• Severe flooding
• Storm surge 2.7-3.7m above normal
Category 4:
• Some roofs destroyed
• Major structural damage to houses
• Storm surge 4-5.5m above normal
Category 5:
• Serious damage to buildings
• Severe flooding further inland
• Storm surge more than 5.5m above normal

Hurricane formation Source: BBC News
 





Haiti Reconstruction: Analyse

« On transite vers quoi? »

Partie 1 de 3

Par Ayiti Kale Je

Léogâne, 23 août 2011 – Bleu, rose, blanc ou vert.  Plastique, contreplaqué, acier ou deux par quatre. Ce sont les couleurs et les matériaux dont sont construits près de 90 000 petites maisons qui parsèment le flanc des collines dans les bidonvilles et la campagne haïtienne touchées par le séisme.
Mais qui reçoit les « abris transitoires », aussi appelés T-Shelters, d’après le nom anglais « Transitional Shelter »?  Et, comme se demandait le directeur d’une agence de l’ONU à propos du terme « transitoire » : « On transite vers quoi? » 
Qu’est-ce qu’un abri?
Un T-Shelter c’est une de ces maisonnettes construites par les agences et les organisations humanitaires, qui font partie intégrante de toute boîte à outils d’hébergement après sinistre.
L’abri transitionnel sert à fournir aux familles sinistrées un espace habitable, couvert et sûr, un environnement sain qui protège leur vie privée et leur dignité en période de transition entre une catastrophe naturelle et le retour à une situation plus permanente, selon Safer Homes, Stronger Communities, un manuel financé par la Banque Mondiale, « un manuel sur la reconstruction après une catastrophe naturelle ».
Source: Shelter Cluster (novembre 2010)
La construction d’abris transitoires pour les réfugiés se déroule dans l’une des deux périodes après une catastrophe, soit la distribution d’abris d’urgence (tentes) et la construction d’urgence de T-Shelter, avant la reconstruction de logements permanents.
En moyenne, un T-Shelter n’a qu’une seule chambre, mesure entre 12 à 18 m2  et dure au moins trois ans. Sa durée de vie dépend de la conception et de la fabrication, car certains sont faits des simples planches de bois, bordées de plastique, parfois sans portes ni fenêtres, tandis que d´autres ont une ossature de bois ou de métal et des murs de bois ou de plastique.
 À peu près 100 pourcent d’entre eux sont recouverts de tôle. Certains sont appelés « semi-permanents » parce que leurs fondations et leurs murs pourront éventuellement faire partie d'une maison permanente et plus grande, si – bien étendu –les bénéficiaires ont les moyennes économiques pour le faire.
Ils sont également différents en termes de coût. Leur prix peut varier de 1200 $, sans la main d’œuvre – comme ceux qui ont une armature d'acier et de plastique, fournis par la « Cooperative Housing Foundation International » – jusqu’à 4300 $ et plus. Le « Shelter Cluster » (groupement sur l'abri), le mécanisme qui devrait coordonner – mais qui n'a pas de pouvoir coercitif sur - toutes les agences et organisations reliées aux questions d’abri, ont tenté d’en évaluer le prix lors d’une récente étude, sans toujours y parvenir. (Le système Cluster est utilisé par les agences humanitaires après les catastropes. Voir Le Système Cluster en Haïti pour plus de détail. Read more

Friday, August 26, 2011

Victimes du 12 janvier "abandonnees comme des chiens errants"

 Par Ayiti Kale Je

Près de quatre-vingt mille minuscules maisons jonchent les collines de la capitale haïtienne et d’autres régions dévastées par le séisme du 12 janvier 2010, qui a emporté 230 000 âmes, endommagé ou détruit 171 584 maisons et déplacé des millions de personnes.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), dirigée par Bill Clinton, a approuvé des budgets totalisant 254,5 M$ pour des projets de reconstruction, de rénovation et de réparation de plus de 41 700 unités d’habitation.
Le nouveau gouvernement haïtien, dirigé par le chanteur  Michel Joseph Martelly, a récemment organisé la « semaine de la reconstruction ». Parmi les activités, M. Clinton et le Président ont inauguré une « exposition de domiciles » avec plus de 60 maisons modèles et un nouveau programme hypothécaire appelé « Kay Pa M », en français « Ma maison ».
 
Stratégie annoncée par les agences internationales et le gouvernement en novembre dernier. A-t-il ete suivi? Source: Shelter Cluster
Peut-on insinuer que la reconstruction a bien commencée? Les 634 000 personnes vivant encore dans les 1001 camps, comme les autres dizaines de milliers vivant dans des structures peu sécuritaires, voire condamnées, pourront-ils bientôt déménager dans un domicile sécuritaire?
Ayiti Kale Je a décidé d’y regarder de plus près. Son équipe de journalistes des radios commautaires, d’étudiants et de journalistes ont parlé à ceux qui vivent dans les camps, aux organisations humanitaires et aux autorités de la capitale, de la région des Palmes en particulier, soit les municipalités de Léogâne, Petit-Goâve et Grand Goâve, situés près de l’épicentre du tremblement de terre, où 150 000 personnes se sont retrouvées sans maison et où s’entassent encore environ 24 000 personnes, ou 7500 familles, dans des camps.
Dix-sept mois après le séisme, voici ce qu’ils ont trouvé :
•  Les travaux de réparation et de construction de 68 025 unités qui seront effectués ne compte que pour environ 22 pour cent (22%) des 304 060 familles victimes enregistrées. (De nos jours, la population dans les camps a diminué, ce en raison de divers facteurs, dont les expulsions de plus de 50 000 personnes, ainsi que le retour de milliers de familles dans des logements dangereux.)
•  La plupart des programmes et des projets annoncés à ce jour excluent les centaines de milliers de victimes qui étaient locataires avant le séisme.
•  Au moins 5 400 des unités qui seront construites ou réparées sont dans le département du Nord d’Haïti, loin de l’épicentre du séisme et de ses victimes, mais tout près de la zone où les compagnies étrangères prévoient un nouveau parc industriel d’usines de montage à faibles salaires.
•  Les propriétaires terriens et du bâtis sont les principaux groupes bénéficiaires des 116 000 T-Shelters (abris « transitionnels » ou « temporaires »), qui coûtent plus de 200 M$ US aux agences humanitaires et à leurs donateurs. Cependant, sur les 304 020 familles déplacées, plus de la moitié – soit environ 173 000 – n'avaient pas une maison ou un terrain avant le séisme.
•  La plupart des camps de la région des Palmes, et d’ailleurs du pays, manquent d’installations hydriques et sanitaires adéquates. Les gens se baignent souvent, voire se soulagent, à ciel ouvert, utilisent de l’eau non chlorée, manquent d’installations où se laver les mains et vivent dans des conditions sordides et sous-humaines, dans un pays où, tous les jours, des centaines de personnes contractent le Vibrio cholerae.
•  Aucune agence – nationale ou internationale – ne sert d’instance coordonnatrice pour la reconstruction de maisons, bien qu’on semble enfin voir des progrès en ce sens.
Par contre :
•  Beaucoup des 116 000 T-Shelters peuvent se classer comme « semi-permanents » ou mieux, car ils sont construits de matériaux résistants sur des fondations solides, qui peuvent être renforcés ou agrandis.
•  Les projets de reconstructions dans la capitale, qui sont évalués à plusieurs millions de dollars américains, promettent de réhabiliter des quartiers où vivent au moins 80 000 familles.

Louise Delva, d'un camp au Petit-Goave, indiquant ou elle et les autres residents du camp vont aux toilettes
 
Louise Delva qui n'a pas obtenu un T-Shelter et qui ne fait pas partie des projets de reconstruction vit dans une tente pourie dans le camp "Regal" avec ses enfants pres d'une riviere que les refugies utilisent comme latrine. Pendant une semaine en juin, 21 des residents des camps ont ete frappes par le cholera. Elle se dit oubliee: "Ils disent que nous avons des dirigeants. Nous n'avons pas de dirigeants dans ce pays. Ils nous ont abandonne comme un chien errant"

Regardez le video avec visite aux trois camps

 




Wednesday, August 24, 2011

Why the Virginia earthquake was felt north and south of the East Coast in the U.S and in Canada hundreds kilometres away from the epicenter?

 By Kerry Sheridan
Agence France-Presse
Washington: A rare 5.8 earthquake that rattled the eastern United States and was felt over a wide area from Toronto, Canada down to Georgia due to the hard, brittle quality of the ground.
The quake that struck near Richmond, Virginia was the strongest in the state since 1897, and shook the eastern seaboard for some 30 seconds, sparking a wave of panic among residents.
"Earthquakes of this magnitude are unusual in your area, but the fact that you shook so hard and the event was actually some distance from you is not unusual," Thomas Jordan, director of Southern California Earthquake Centre based at the University of Southern California, told the residents.
Different crusts
The outer rocky shell of the Earth, known as the lithosphere, is colder on the East Coast than in California, which is well known for experiencing frequent earthquakes.
"So when something shakes, it is like hitting a bar of steel, it rings pretty well. Whereas on the West Coast, the rocks are higher temperature and it is more like hitting something quite a bit softer," said Jordan.
Lucy Jones, a U.S. Geological Survey (USGS) spokeswoman, said the West Coast crust is broken up by active faults so it "doesn't do as good of a job of transmitting the energy. On the East Coast, you have this old, hard, cold crust that does a lovely job of transmitting the waves like a solid bell," she said, so that an earthquake "can definitely be felt hundreds of kilometres away".
Australia similar to East Coast
The U.S. East Coast has plenty of fault lines, but they are ancient, and are inside a creaky plate that is under pressure from being jostled and pushed by other plates, experts said. Occasionally, pressure builds up and stresses will be released in earthquakes, like the one that occurred this week.
"They are faults that used to be very active faults hundreds of millions of years ago, unlike the faults on the West Coast ... (that) are active today," said Jordan.
Jack Boatwright, a seismologist with USGS, said that one aftershock of 2.8 magnitude was recorded in the hour following the quake. Other parts of the world that are similar to the U.S. East Coast in terms of earthquake dynamics would include India, as well as some parts of Russia and Australia, he added. "In India, that large triangle is relatively old, so we think that it conducts energy similarly."
Minimal chance of bigger quake
Other differences between East and West Coast quakes are the sounds they make - residents of California are less likely to hear banging associated with a big quake unless they are very near the epicentre, Boatwright said. "On the East Coast you might hear it many kilometers away, so don't distrust the people who said they heard it."
Jordan added that the likelihood of a bigger quake in the near future was minimal. "There is a small probability that this could be the first of a set of earthquakes and there could a larger earthquake coming, but the chances of that are small, about 3 to 5%."
On the U.S. East Coast, where brick and wood buildings are not typically built to withstand shaking, a local official in Virginia said they were investigating calls of structural damage. Washington's National Cathedral reported "significant damage," with parts of three of the central tower's four pinnacles, its uppermost spires, having fallen off. No one was injured by the falling debris.
"On the East Coast you have a lot of structures that, since they haven't been built to withstand earthquakes, don't do a very good job if they are actually shaking," said Jordan. Any damage that occurs is typically close to the epicentre in such quakes, and the area where the quake struck was not a heavily populated town centre.

Saturday, August 20, 2011

50e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE JACQUES STEPHEN ALEXIS



Jacques-Stephen Alexis


Jacques-Stephen Alexis en 1961
D.R. © photo des archives de Gérald Bloncourt
Jacques-Stephen Alexis est né le 22 avril 1922 à Gonaïves (Haïti).  Son père, le journaliste Stéphen Alexis, auteur du Nègre masqué (1933), étant nommé à un poste diplomatique en Europe, Jacques entreprend des études au Collège Stanislas, à Paris.  De retour en Haïti en 1930, il poursuit ses études au Collège Saint-Louis-de-Gonzague, puis à la Faculté de médecine. Il fait la connaissance de Roumain et de Guillen en 1942. Il fonde La Ruche, journal d'opposition, qui joue un rôle décisif lors de la Révolution de 1946. Membre du Parti Communiste Haïtien, il conteste l'élection de Dumarsais Estimé. Il est emprisonné. À sa sortie, il passe son Doctorat de médecine et se rend à Paris. Il mène de front une triple activité: professionnelle (il se spécialise en neurologie), politique (par les Jeunesses communistes et la Fédération de Paris, il prend contact avec divers partis communistes, dont celui de Chine) et littéraire (il se lie avec Aragon, avec les écrivains de la Négritude et les écrivains latino-américains). En 1955, Gallimard publie son premier roman, Compère Général Soleil, dont le succès est immédiat. Il rentre en Haïti.
Inquiété par les autorités, Jacques-Stephen Alexis prend part néanmoins aux débats culturels et politiques en cours. Il apporte une contribution importante en 1956 à Paris, au Premier Congrès des Écrivains et Artistes Noirs: Prolégomènes à un Manifeste du Réalisme Merveilleux des Haïtiens. Il publie rapidement Les Arbres musiciens (1957), L'Espace d'un cillement (1959) et Romancero aux étoiles (1960). Il participe dans le même temps à divers congrès internationaux, dont celui de l'Union des Écrivains Soviétiques (1959). Le pouvoir de Duvalier accentue fortement l'atmosphère d'insécurité autour de lui, et empêche certaines de ses activités. Invité en Chine en 1961, et conscient de la déchirure qui se déclare entre les deux grands états communistes, il tente de faciliter un dernier rapprochement. Il rencontre Ho Chi Minh, Mao, et lance des appels remarqués pour l'unité du mouvement communiste international. Il rentre à Cuba, avec la décision d'entrer dans la clandestinité. En compagnie de quatre compagnons, Charles Adrien-Georges, Guy Béliard, Hubert Dupuis-Nouillé et Max Monroe, il débarque sur la plage de Bombardopolis, avec probablement pour objectif de rallier le hounfort dédié aux loas racines des Alexis, Souvenance. Sans doute trahis, les membres de l'expédition furent arrêtés, torturés, exécutés. La mort de Jacques-Stephen Alexis n'a jamais été officiellement reconnue.

 A lire aussi sur Jacques Stephen Alexis:
Jacques Alexis Remembered 
Stephen Alexis le pere de Jacques Stephen Alexis

– Yves Chemla
          Oeuvres principales:

Romans:

  • Les arbres musiciens. Paris: Gallimard, 1957, 1984; Port-au-Prince: Les Editions Fardin, 1986.
  • Compère Général Soleil. Paris: Gallimard, 1955.
  • L'espace d'un cillement. Paris: Gallimard, 1959, 1983.

Nouvelles:

  • Romancero aux étoiles; contes. Paris: Gallimard, 1960.

Articles sélectionnés:

  • « Contribution à la Table-Ronde sur le folklore et le nationalisme ». Optique (juin 1956):  25-34.
  • « La Culture haïtienne ». Les lettres françaises (27 septembre-3 octobre 1956).
  • « Du Réalisme merveilleux des Haïtiens ». Présence Africaine 8-9-10 (juin-novembre 1956): 245-271.
  • « Modern Haïtian Thought ». Books Abroad 30 (Spring 1956):  261-265.
  • « Où va le roman ? » (Débat autour des conditions d'un roman national chez les peuples noirs). Présence Africaine 13 (avril-mai 1957): 81-101.
  • « La Belle Amour humaine 1957 ». Europe 49.501 (janvier 1971): 20-27.
  • Préface à Jacques Roumain, Oeuvres Choisies. S. Pojarski, éd.  E.S.L., Editions du Progrès, 1964.
  • Préface à La Montagne ensorcelée de Jacques Roumain. Paris: Les Editeurs français réunis, 1972.


     Sur Jacques-Stephen Alexis:

  • Amer, Henry. "Jacques-Stephen Alexis: l'Espace d'un cillement, Le Romancero aux étoiles". La Nouvelle Revue française 15 (janvier-juin 1960): 969.
  • Antoine, Yves. Sémiologie et personnage romanesque chez Jacques Stephen Alexis. Montréal: Balzac, 1993.
  • Assali, Donald. "L'Espace d'un cillement de Jacques-Stephen Alexis: amour, politique et antillanité". Journal of Caribbean Studies 2 (Spring 1981): 15-23.
  • Assali, Donald. "Le Récit paysan alexien: Les Arbres musiciens". Présence francophone 176 (automne 1978): 109-124.
  • Boadas, Aura Marina. Lo barroco en la obra de Jacques Stephen Alexis. Caracas: Fundación CELARG, 1992.
  • Castera, Georges (fils). "L'expérience de la nuit et l'expérience du jour dans Compère Général Soleil, de J.-S. Alexis". Europe 49.501 (janvier 1971): 71-81.
  • Collectif. "Jacques-Stephen Alexis et la littérature d'Haïti".  n° spécial d'Europe 49.501 (janvier 1971): 3-81.
  • Dash, J. Michael. Jacques-Stephen Alexis.  Toronto: Black Images, 1975.
  • Decius, Philippe. "Contes et réalités haïtiennes chez Jacques Alexis". Europe. 49.501 (janvier 1971): 49-63.
  • Depestre, René. "Les Arbres musiciens par Jacques-Stephen Alexis". Présence Africaine 16 (octobre-novembre 1957): 188-189.
  • Depestre, René. "Un grand roman haïtien Compère Général Soleil, par Jacques-Stephen Alexis". Présence Africaine 16 (octobre-novembre 1957):  91-92.
  • Depestre, René. "Parler de Jacques-Stephen Alexis"; "Le merveilleux dans les lettres et les arts de Haïti". Bonjour et adieu à la Négritude. Paris: Laffont, 1980: 197-226; 242-246.
  • Heady, Margaret. "Le merveilleux et la conscience marxiste dans Les arbres musiciens de Jacques-Stephen Alexis". Études francophones 17.2 (automne 2002): 112-124.
  • Jonassaint, Jean. "Notes pour une relecture d'Alexis." Collectif Paroles 19 (1982): 28-30.
  • Laroche, Maximilien. Le Romancero aux étoiles et l'oeuvre romanesque de Jacques Stephen Alexis. Paris: Nathan, 1978.
  • Laroche, Maximilien. Contributions à l'étude du réalisme merveilleux. Québec, Université Laval, Grelca, 1987.
  • Laroche, Maximilien. "Tatez-o-Flando de Jacques-Stephen Alexis. Analyse du passage de l'oral à l'écrit d'un conte populaire". Perspectives théoriques sur les littératures africaines et caribéennes. Suzanne Crosta et al., éds. Toronto, 1987: 13-23.
  • Le Rumeur, Dominique. "Jacques-Stephen Alexis, un médecin face à la création littéraire". Conjonction 173 (1987): 163-171.
  • Manuel, Robert. Le Combat des femmes dans les romans de J.-S. Alexis. Port-au-Prince: Deschamps, 1980.
  • Mininni, Maria Isabella. "Formas barrocas de la alienación en Chronique d'un faux-amour de Jaques-Stephen Alexis". Francofonía 10 (2001): 119-132.
  • Mudimbe-Boyi, M. Elisabeth. L'oeuvre romanesque de Jacques-Stephen Alexis, une écriture poétique, un engagement politique. Montréal: Humanitas, 1992.
  • Munro, Martin. Exile and Post-1946 Haitian Literature: Alexis, Depestre, Ollivier, Laferrière, Danticat. Liverpool: Liverpool University Press, 2007.
  • Ponte, Cecilia. Le Réalisme merveilleux dans Les Arbres musiciens de Jacques-Stephen Alexis. Sainte-Foy: Université Laval/GRELCA, 1987.
  • Sarner, Eric. La Passe du vent: une histoire haïtienne. Paris: Payot, 1994.
  • Séonnet, Michel. Jacques-Stephen Alexis ou "le voyage vers la lune de la belle amour humaine". Toulouse: Atelier de création populaire, 1983.
  • Souffrant, Claude. Une Négritude socialiste: religion et développement chez Jacques-Roumain, Jacques-Stephen Alexis et Langston Hughes. Paris: L'Harmattan, 1978.


Traductions:

In English:

  • General Sun, my brother. Carrol F. Coates, translation and introduction. Charlottesville: University Press of Virginia, 1999.
  • In the Flicker of an Eyelid. Trad. Carrol F. Coates and Edwidge Danticat. Charlottesville: University of Virginia Press, 2002.

En español:

  • En un abrir y cerrar de ojos. Jorge Zalamea, trad.  México, Era, 1969; Santo Domingo: Taller, 1984.
  • El compadre general Sol. La Habana: Casa de las Américas, 1974. Mi compadre el general Sol. Santo Domingo: Taller, 1976.
  • Romancero de las estrellas. Idea Vilariño, trad. Santo Domingo: Taller, 1982.


Jacques Stephen Alexis


Alexis avec Mao Tsé-toung à Pékin en 1961
D.R. © photo des archives de Gérald Bloncourt







Tuesday, August 16, 2011

Caribbean Biological Corridor against Climate Change

By Lino Luben Perez / ACN.

The Haitian, Cuban and Dominican Environment Ministers agreed in 2007 to create a Biological Corridor in the Caribbean to face climate change, which is affecting the whole region, but mostly the Haitian nation.

Representatives from these three countries met once again in Port-au-Prince two years later to carry on with this project, and to finalize the plan of action presented in the Copenhagen Climate Summit, held in the Danish capital, in December of that same year.

From the social viewpoint, the parts agreed in that the establishment of a coherent environmental policy brings about improvements in the living conditions of a territory.  

In fact, due to the socioeconomic vulnerability that has been spread for a long span, the Haitian population cut down the woods and used lumber, among other things, as fuel.

Some people believe that this Corridor would look like European green and blue strips that allow differentiating among vegetable areas or rivers that should be preserved.

These spaces lead to continuity among areas, which are characterized by their exceptional biodiversity; or are settled along migration areas of several species.

Unquestionably, the Caribbean environment safeguards immeasurable richness.

Every island in the area, whether large or small, shows significant levels of endemism and therefore, they provide unique habitats for some species.

If this initiative succeeds, which aims at protecting terrestrial and marine ecosystems, the three islands would benefit from this common environmental policy.

Specialists affirm that its implementation is vital considering proximity, which favors the spreading of pollution, the environmental regressions, and the foreseeable consequences of climate change in their ecosystems.  

In addition to the protection of the natural environment, this project could take a long stance depending on financial resources.

This Corridor would result in the creation of jobs, as agents for the protection of means and research bodies.

The main tasks of this initiative comprise reforestation, management of the main ecosystems in coastal areas, quick ecologic assessments, elements for the creation of reserves of the biosphere in Haiti, and studies on exotic invading species in La Hispanola.

Yet, as for the time being, there are no concrete actions as to the protection of marine mammals and the creation or better management of protected marine areas.  

The last meeting on this issue took place in April, 2010, and the physical location of the program and the selection and modalities for hiring administrative personnel are still under debate.

Nowadays, 15 % of the territories in the Dominican Republic and in Cuba are protected; whereas, in Haiti only less than two per cent is under protection.

Wednesday, August 10, 2011

How the World Failed Haiti

A year and a half after the island was reduced to rubble by an earthquake, the world's unprecedented effort to rebuild it has turned into a disaster of good intentions

By Janet Reitman
August 4, 2011 1:35 PM ET
JUAN BARRETO/AFP
 
In March of last year, two months after the devastating earthquake that killed 300,000 Haitians and left more than a million homeless, Sean Penn was faced with a monumental challenge. Penn, who had been spending most of his time in Haiti since the quake, was running a large camp for internally displaced persons in the foothills of a wealthy suburb of Port-au-Prince, on what had been the city's lone golf course. Nearly 60,000 poor and middle-class Haitians, most from Haiti's devastated capital, had migrated here, pouring over the crumbled walls of the exclusive country club, and established a spontaneous and overcrowded city of crude dwellings fashioned from plastic sheeting.
One night, a heavy rainstorm reduced much of the golf course to mud. Penn turned to Lt. Gen. Ken Keen, commander of the U.S. military's Joint Task Force Haiti, a 22,000-strong deployment, which was helping to lead the international relief effort. Keen immediately assigned the Army Corps of Engineers to come up with a drainage plan. Before the work could begin, however, some 5,000 refugees would have to leave the golf course. The question was where to put them.
After Penn and Keen met with U.S. and Haitian officials, it was generally agreed that the best option was to relocate the refugees to an area roughly nine miles north of the capital called Corail-Cesselesse, which had recently been commandeered by the Haitian government. The area was secure, and believed to be less vulnerable to flooding than the makeshift camp. "It wasn't the ideal circumstance, but it was safe," recalls Keen. "Given the choice of living in a riverbed that was surely going to be flooded or being safe in Corail, it was a decision made out of necessity."
It fell to Penn to explain the situation to the Haitians. So he took his translator and walked to the bottom of the golf course, where some of the refugees' leaders had gathered. The men were suspicious of Penn, believing him to be in cahoots with Haiti's wealthy landowners, a small and privileged elite who had ruled the country for generations and were now trying to forcibly evict many refugees from their land, often at the point of a gun. To the people living in Penn's camp, the "optional relocation" he was proposing smacked of a prelude to a larger, mandatory exodus.
"Look," said the actor, sitting down with the Haitians in a tent. "I don't give a fuck about the rich guys who own this club." He didn't even want them to leave, he said, but what was the choice? He pulled out a map of the drainage plan the military engineers had devised. Those ditches were a necessity, he said — without them, thousands of people might die in a mudslide or flood. Then he took out a Google Earth photo of Corail, a wide swath of land, some 18,000 acres, and laid out the proposal: Each family that agreed to move to Corail would get $50, courtesy of the American Red Cross, and a hygiene kit. They would also get shelter, food rations, clean water, free medical care and a school for their kids. And they would be first in line for jobs in Korean-owned garment factories that the Haitian government pledged would soon be built in the area.
"That's the plan," Penn said. "We'll step outside, you guys decide. If it were me, I would take my kids out there rather than stay here."
Within days, thousands of refugees had agreed to move to Corail. On Saturday, April 10th, 2010, the first group left the golf course in a caravan of buses, the exodus chaperoned by United Nations peacekeepers. They arrived, disembarking onto a dusty, cactus-strewn patch of land in the shadow of a denuded mountain that turned out to be as vulnerable to the elements as the golf course. Their new homes — bright white tents set up on the baking gravel — were both hot and flimsy; three months after the refugees arrived, hundreds of the tents would blow away in a heavy windstorm. There were no schools, no markets, and the closest hospital was miles away. There were also no jobs, as the hoped-for factories would not be built for months — or even years. To return to the city meant a long walk to a bus stop followed by a several-hour commute. They were marooned.
"I went out there with our engineers, and we were all like, 'What is this? It looks like Chad,'" recalls Julie Schindall, a spokeswoman for the relief organization Oxfam, which signed on to build latrines and provide water to Corail. "I have no idea how they selected that camp. It was all done very last minute — we had to set the entire structure up in a week."
In the aftermath of the move, no one in the State Department or the Haitian government seemed willing to take responsibility for the relocation — or even for the rationale behind it. "I've yet to see any evidence that proves that anyone was in more danger on the golf course than they would have been anywhere else — though everybody in Haiti thinks they were," says a senior U.N. official who asked not to be identified. "What the move proved was that it's possible to 'save' 5,000 people if you say they're in a dangerous situation and put them in what you call a safe situation. It was the most grotesque act of cynicism that I've seen for some time."
Penn, for one, admits that Corail was a problematic choice. "It's a very vulnerable area," he says, adding that he realized this immediately, having toured the site soon after it was selected. "It struck me as desolate, but we had an emergency, and this was an emergency-relocation area — I never said it was anything else," he insists. "I feel like shit. I hope those guys are OK when it rains out there. I feel an extra responsibility — of course I do. But we were betrayed." Penn says he was assured by international monitors and aid agencies that Corail was a safe place to live, and that shelters would be built within three months. A year later, the shelters, constructed of crude plywood, were just being completed. There were still no hospitals and no factory jobs: Corail, it turns out, doesn't have enough water to supply the garment manufacturers who promised to locate there.
But the lure of would-be jobs has driven a mass migration of Haitians to the land abutting Corail. By the first anniversary of the earthquake, the population of the once-deserted territory had swelled to more than 100,000 people. "It was like the gold rush," says one U.N. official, close to the process. "Within about a week of people moving to Corail, you had all these other people rushing out there to stake their claim. People were up there buying and selling plots of land — completely illegally." The going rate, she says, was about $1,000 a plot.
Dubbed "Canaan," after the biblical promised land, the Corail region is now one of Haiti's 10 largest cities, as well as its largest and most squalid camp, a bitter irony lost on no one involved in the relief effort. "Corail is a ton of people living in a flux state, without safe shelter, who don't know what the future holds," says Schindall. "It's Haiti post-earthquake in a nutshell."
It wasn't supposed to be this way. In the immediate aftermath of the earthquake on January 12th, 2010, the international community resolved not only to rebuild Haiti, but also to establish new and more efficient models for dispensing humanitarian aid. President Obama, calling the tragedy "cruel and incomprehensible," pledged "every element of our national capacity" to the response. Former Presidents George W. Bush and Bill Clinton created a special fund for Haiti; the American Red Cross launched a wildly successful appeal, raising close to $500 million in one year. In total, an estimated one in two American households donated more than $1.4 billion to Haiti relief, with close to $11 billion more for reconstruction pledged by donor countries and financial institutions. "We will be here today, tomorrow and for the time ahead," Secretary of State Hillary Clinton promised during a post-quake visit to Port-au-Prince.
American and international officials gave their plan for Haiti a simple and compelling name: Building Back Better, a term that came into vogue after the tsunami that struck Asia in 2004, and that has since become something of a mantra in the development world. In a radical shift away from traditional approaches to foreign aid, "building back better" attempts to go beyond simple relief and not only to rebuild shattered structures, but to restructure, in a sense, shattered societies. At the forefront of this effort is private-sector investment being leveraged to build the kind of infrastructure needed to promote economic development and attract foreign corporations: roads, power lines, factories, markets. "The hope," explains Matthew Bishop, co-author of Philanthrocapitalism: How the Rich Can Save the World, "is that using the private sector will be a lot more efficient. Traditional aid has been extremely wasteful. When it is allowed to take the lead, the private sector is more likely to try something new or entrepreneurial."
But despite all that has been promised, almost nothing has been built back in Haiti, better or otherwise. Within Port-au-Prince, some 3 million people languish in permanent misery, subject to myriad experiments at "fixing" a nation that, to those who are attempting it, stubbornly refuses to be fixed. Mountains of rubble remain in the streets, hundreds of thousands of people continue to live in weather-beaten tents, and cholera, a disease that hadn't been seen in Haiti for 60 years, has swept over the land, infecting more than a quarter million people.
In the midst of such suffering, only a fraction of the money devoted to Haitian relief has actually been spent. This May, the U.S. Government Accountability Office reported that of the $1.14 billion allocated by Congress for Haiti last year, only $184 million has been "obligated." In a letter to the Obama administration this spring, 53 Democratic members of Congress blasted the "appalling" conditions in the refugee camps. "The unprecedented relief effort has given way to a sluggish, at best, reconstruction effort," said Rep. Barbara Lee, who is demanding an accounting of how the relief money is being spent. There is, she said, a "lack of urgency on the part of the international community."
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