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Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

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Saturday, December 10, 2011

Haiti ouverte aux affaires

« Haïti est ouverte aux affaires. »
C’est ce que le Président Michel « Sweet Micky » Martelly a affirmé le 28 novembre dans une cérémonie de pose de première pierre d’un géant parc industriel dans le nord-est d’Haïti.

Photo: Page Facebook Michel Martelly

En Haïti comme dans d’autres pays du monde, Martelly, son gouvernement, et ses “conseillers” comme l’ancien président américain Bill Clinton, font la promotion d’Haïti comme un rêve devenu réalité.
« Nous sommes prêts pour de nouvelles idées et de nouvelles entreprises, et nous créons les conditions nécessaires pour qu'Haïti devienne une destination naturelle et attrayante pour les investissements étrangers », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des investisseurs étrangers à New York en septembre dernier.
« La fenêtre d'opportunités est maintenant ouverte », ajoutait l’un de ses collaborateurs. « Haïti a un nouveau Président et une nouvelle façon de penser les investissements étrangers et la création d’emplois ».
Le Président est peut-être nouveau et il y a peut-être de nouveaux acteurs sur la scène, mais il n’y a pas grand-chose de neuf dans les plans. Une fois de plus, le gouvernement et le secteur privé haïtien, comme leurs patrons internationaux, vantent l’« avantage comparatif » des salaires de misère.
Les usines d’assemblage et les zones franches font partie du programme de « développement » d’Haïti depuis des décennies. Maintenant qu’ils ont accès à des milliards en financement, en prêts et en investissements privés, les gouvernements haïtien et étranger, et le secteur privé, sont en train de développer toute une série de zones manufacturières dans le cadre de la « reconstruction » du pays.
Pire, ils ont choisi une terre agricole fertile pour présenter leur projet modèle : un parc industriel géant, lourdement financé par les contribuables américains avec 124 millions $ US. Dans six mois, la grande compagnie de textiles Sae-A Trading, de la Corée du Sud, ouvrira ses portes. Pour ses eaux usées, ses usines utiliseront une rivière qui se déverse dans la fragile Baie de Caracol. En plus des dangers potentiels pour l’environnement haïtien déjà dévasté, cette nouvelle méga-usine coudera des millions des vêtements pour Wal-Mart, Target, GAP et autres chaines de vêtements américaines.
Aucun grand média, en Haïti ou à l’étranger, n’a couvert ces phénomènes ni d’autres qui ont été présentés comme une occasion « win-win » (« gagnante-gagnante ») pour les investisseurs étrangers et le peuple haïtien. En effet, plusieurs journalistes sont presque des promoteurs.
Mais dans la « nouvelle » Haïti il y aura assurément des gagnants et des perdants.
Ayiti Kale Je (AKJ) a passé des mois à enquêter, à mener plus de trois douzaines d’entrevues, à visiter des zones manufacturières et des travailleurs dans le nord-est et dans la capitale, et à analyser des douzaines de publications universitaires et de rapports, dont un document interne divulgué par un employé du Ministère de l’Environnement d’Haïti.

AJK a notamment constaté que :
•    Les ouvriers gagnent moins aujourd’hui que sous la dictature Duvalier.

•    Plus de la moitié du salaire quotidien est dépensée dans le repas et les frais de transport.

•    Haïti et ses voisins ont tous essayé le modèle de développement des usines d’assemblage, en obtenant rarement les résultats attendus.

•    On compte au moins six zones franches ou parcs industriels en développement pour Haïti.

•    Le nouveau parc industriel du nord comporte des coûts et des risques : de grands mouvements de la population, une plus grande pression sur la nappe phréatique, la perte de terres agricoles et il sera construit en bordure d’une zone qui allait être classée « aire marine protégée ».

POUR EN APPRENDRE DAVANTAGE, LIRE :


Source: Ayiti Kale Je
 


 

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