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Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

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Sunday, October 24, 2010

Haiti Reconstruction & Other Natural Disasters: Cholera

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Haiti-Santé : Le choléra de type O1 tue de nombreuses personnes dans le Nord et l’Est du pays

vendredi 22 octobre 2010

P-au-P., 22 oct. 2010 [AlterPresse] --- Une épidémie de choléra de type O1 s’est déclarée dans le Nord et l’Est d’Haïti et a fait durant les dernières 72 heures 142 morts, alors que 1600 cas sont identifiés, selon la station privée Radio Vision 2000.

Les autorités sanitaires confirment la présence du choléra de type O1 dans le pays, mais avancent que 118 personnes en sont mortes dans les régions touchées et 1024 cas sont répertoriés.

Le directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), le docteur Gabriel Timothée, a indiqué à AlterPresse que les tests effectués par le laboratoire national de santé publique confirment la nature de la maladie.

Selon lui, les régions les plus touchées se situent au niveau du département de l’Artibonite et quatre décès ont été dénombrés et 106 cas identifiés à Mirebalais, ville du département du Plateau Central (Est).

D’autres sources citées par les médias font plutôt état d’une dizaine de morts à Mirebalais.

« Nous sommes dans une situation d’urgence sanitaire », déclare le docteur Timothée.

Il souligne que le choléra de type O1 est la version la plus dangereuse de cette maladie. « Avec la mobilité de la population, le risque de propagation est réel », ajoute-t-il.

Deux des localités les plus touchées sont Drouin et Grande Saline (Artibonite).

Timothée explique qu’à Grande Saline, la situation est compliquée en raison de la rupture de la route menant à cette localité, à cause du débordement du fleuve Artibonite. Il est ainsi difficile d’y faire parvenir des ambulances et des médicaments.

Des dispositions relatives à la prévention et l’intensification des mesures d’hygiène ont été prises, selon le directeur général du MSPP. [gp apr 21/10/2010 08 :00]

Haïti-Choléra : Les mesures recommandées

1. Se laver les mains dès votre arrivée ou retour au bureau/chez vous et surtout avant chaque repas.

2. Laver les fruits et les crudités que vous consommez à l’eau et au savon ou laissez les tremper dans une eau additionnée de chlore (eau de javel/ Jif).

3. Assurez-vous que l’eau que vous buvez est bien traitée

4. Si quelqu’un a la diarrhée, même avec des vomissements, donnez lui des sels de réhydration orale (sérum oral, gatorade) immédiatement jusqu’à son admission dans une structure de santé.

Haïti-Choléra : Situation d’urgence humanitaire 9 mois après la catastrophe du 12 janvier

vendredi 22 octobre 2010

P-au-P, 22 oct. 2010 [AlterPresse] --- Il s’agit bel et bien d’une épidémie de choléra, une maladie nouvelle en Haïti, qui se manifeste depuis mardi 19 octobre dans les départements de l’Artibonite et du Centre, a confirmé le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), qui parle d’ « urgence humanitaire ».

Des 15 échantillons prélevés sur les malades, 13 ont établi la présence du choléra, a fait savoir le ministre de la santé, Alex Larsen, au cours d’une conférence de presse ce vendredi 22 octobre.

Le choléra est « une maladie extrêmement dangereuse », elle « peut tuer facilement mais être guéri tout aussi facilement dès que le malade obtient un traitement adéquat », selon lui.

« Nous avons des médicaments en quantité, du sérum en quantité pour stopper la diarrhée [principal symptôme] », assure t-il.

Les chiffres officiels parlent de 118 morts dont 114 dans le Bas Artibonite (Nord). Un peu plus d’un millier de personnes sont actuellement hospitalisées.

Les hôpitaux subissent actuellement une pression considérable dans les départements touchés et « la situation est critique », souligne le directeur général du ministère de la santé publique, Gabriel Timothée.

Des indications non officielles signalent des cas de diarrhée dans l’Ouest, notamment l’ile de la Gonâve, l’Acahaie, Carrefour (périphérie sud) et à l’intérieur de la capitale Port-au-Prince.

Par ailleurs, la soif aurait commencé à s’installer dans l’Artibonite où l’eau potable manque. La grande population ne dispose d’autres ressources en eau que le fleuve Artibonite, qui traverse toute la région.

La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) a annoncé des distributions massives de tablettes de chlore dans le Bas Artibonite et le Bas Plateau central. Des stocks sont déjà en route, selon le directeur général de l’institution, Gerald Jean Baptiste.

Bientôt la DINEPA utilisera du chlore en poudre pour traiter l’eau des sources et des réservoirs.

En attendant, les autorités recommandent également à la population d’observer des mesures strictes d’hygiène, dont le lavage systématique des mains, le traitement au chlore de l’eau, et des précautions spéciales vis-à-vis des cadavres des victimes de choléra. Les automobiles, voitures et motocyclettes son interdites dans la cour des hôpitaux.

De plus le ministre de la santé recommande aux candidats aux élections du 28 novembre de cesser les rassemblements publics dans les régions affectées jusqu’ici par l’épidémie.

La communauté humanitaire à travers le système des clusters, l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) et « le gouvernement en entier » sont mobilisés.

Les autorités s’attendaient depuis le 12 janvier à une épidémie, mais dans les zones frappées par le séisme, et surtout pas le choléra, affirme le ministre de la santé.

Le directeur de la santé publique indique pour sa part que la maladie a « un caractère importé ». Jamais jusqu’ici le Choléra n’avait été retrouvé sur l’ile.

« L’hypothèse de départ c’est que le fleuve [Artibonite] est contaminé », mais « il n’y a aucune évidence », avance Timothée. Des examens sont en cours pour « essayer » de déterminer la source de la maladie, selon le MSPP. [kft gp apr 22/10/2010 12 :40]

Haiti-Choléra/ONU : Aide d’urgence de l’ONU

vendredi 22 octobre 2010

P-au-P., 22 oct. 2010 [AlterPresse] --- Les Nations Unies ont commencé à mobiliser des équipes médicales d’urgence face à l’épidémie de choléra qui frappe Haïti, a déclaré vendredi la Sous Secrétaire générale de l’ONU chargée des Affaires humanitaires, Catherine Bragg, qui vient d’effectuer une mission de trois jours dans le pays.

« Selon le gouvernement, plus de 1.500 cas ont été confirmés et 138 morts ont été enregistrés. Sur demande du gouvernement haïtien et des autorités locales, la communauté humanitaire a commencé à répondre dès que le premier cas suspect a été découvert », déclare Catherine Bragg lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York.

Les agences de l’ONU et leurs partenaires ont mobilisé des équipes médicales d’urgence et distribué plus de 10.000 tablettes de purification de l’eau, la maladie se transmettant notamment par voie hydrique.

« Mourir du choléra est évitable, et nous faisons tout ce que nous pouvons pour assister les autorités haïtiennes et prévenir d’autres décès. L’ensemble des agences de santé en Haïti ont un stock cumulé de 300.000 traitements antibiotiques prêts à être distribués », souligne Catherine Bragg qui se dit confiante sur la capacité à répondre rapidement.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part prélevé « plusieurs échantillons de selles » dont « les résultats sont attendus ultérieurement » afin de confirmer où d’infirmer la présence de choléra, indique la porte-parole de l’OMS, Fadela Chaib.

« La communauté humanitaire doit continuer à travailler en étroite coopération avec les autorités locales afin de fournir une assistance pour répondre à cette épidémie », ajoute-t-elle.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La durée d’incubation est courte, de moins d’un jour à cinq jours. Le bacille provoque des diarrhées pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet si le traitement n’est pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements.

L’OMS estime qu’à l’échelle mondiale, le choléra reste toujours une menace et il est l’un des principaux indicateurs du développement social.

Sur la situation générale du pays, Catherine Bragg, déplore les conditions de vie des 1,3 million de déplacés qui vivent toujours dans des camps.

En 2011 Haïti aurait besoin d’un renforcement et d’une accélération de l’aide humanitaire, soutient-elle, en annonçant que l’ONU relancera un appel humanitaire en janvier prochain. [gp apr 22/10/2010 23 :00]

Haiti-Choléra/Rép.Dominicaine : Les autorités dominicaines renforcent les mesures sanitaires sur la frontière dominico-haïtienne

vendredi 22 octobre 2010

P-au-P, 22 oct. 2010 [AlterPresse] --- Les autorités sanitaires dominicaines ont renforcé, ce 22 octobre, le contrôle sanitaire sur la frontière terrestre avec Haïti, qui fait face depuis le début de la semaine à une épidémie de choléra de type O1, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Le ministre dominicain de la santé publique, Bautista Rojas, invite l’Institut national de l’eau potable et des eaux usées (INAPA) à augmenter la dose de chlore dans les eaux fournies aux populations [dominicaines] des zones frontalières, afin de prévenir l’apparition de cas de la maladie sur le territoire dominicain.

Rojas a organisé une réunion avec les autres autorités sanitaires, militaires et civiles et s’est également rendu sur la frontière pour coordonner les actions préventives.

La population dominicaine est appelée à observer l’évolution de la situation en Haïti, où selon un bilan fourni par les médias, 142 morts ont été enregistrés et 1600 personnes ont été hospitalisées en 72 heures.

Le gouvernement haïtien fait état « d’une une situation d’urgence sanitaire » et il annonce des dispositions de prévention et de surveillance épidémiologique.[rh gp apr 22/10/2010 15:00]

Haïti-Météo : Baisse des activités orageuses, malgré la formation d’une nouvelle tempête tropicale

vendredi 22 octobre 2010

P-au-P, 22 oct. 2010 [AlterPresse] --- La nouvelle tempête tropicale baptisée Richard et localisée sur la mer des Caraïbes près des côtes de Honduras et de Nicaragua ne devrait pas influencer les conditions météorologiques d’Haiti, selon les dernières prévisions du Centre National de Météorologie (CNM).

Le CNM a annoncé une baisse des activités orageuses sur le pays jusqu’à l’arrivée de nouvelles couches d’air humides prévue pour ce dimanche 24 octobre.

Toutefois de la pluie légère à modérée et des orages isolés sont à espérer sur les reliefs du Sud, des Nippes, de la Grand’Anse (Sud-Ouest) et du Nord-Ouest d’Haïti.

La semaine dernière, des intempéries ont fait dix morts à Port-au-Prince et Carrefour (périphérie sud). Depuis plusieurs semaines, d’abondantes pluies affectent divers départements d’Haiti.

Sunday Oct 20, 2010

PORT-AU-PRINCE, Haiti – Health authorities and aid workers in Haiti are scrambling to keep a cholera outbreak out of the squalid camps in Port-au-Prince where 1.3 million earthquake survivors live.

The disease has killed 250 people in rural areas and sickened more than 3,000, and five cholera patients have been reported in the Haitian capital so far. But government officials said Sunday that all five appear to have gotten cholera outside Port-au-Prince. They say they can keep the deadly bacterial disease from spreading by limiting patients' movement and disposing of bodies carefully.

Hundreds of thousands of people could be sickened if cholera reaches the camps. Aid groups are providing soap and water purification tablets and educating people about the importance of washing their hands.

Lundi 25 Octobre Le Nouvelliste

Le docteur Pape très inquiet des conséquences de ce choléra venu d'ailleurs

« On n'avait pas besoin de ça ». Celui qui lâche ces mots est le plus éminent spécialiste des diarrhées infectieuses en Haïti. Il a fait ses armes à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) il y a plus de trente ans de cela. A l'époque, les nourrissons et les enfants mouraient de la diarrhée comme des mouches. William Pape avait mis en place un protocole, systématisé l'usage du sérum oral pour aider à sauver des dizaines de milliers de vies à travers le pays. Signe de son succès, le service, devenu inutile, est fermé faute de malades quelques années plus tard. Une belle victoire. C'était en soignant les diarrhéiques que des collègues lui référaient des adultes atteints de cette pathologie. Sans le savoir, le docteur Pape ouvre le premier centre d'études et de traitement des patients atteints du sida. Voilà que la diarrhée le rattrape avec cette vague de cas de choléra qui frappe le pays. Revenu dimanche d'une visite dans l'Artibonite, il s'est confié au Nouvelliste.
« Peu à peu, la situation est sous contrôle dans le Nord, mais la bataille sera de longue haleine », avoue d'entrée de jeu le Dr Pape. Au moment où il visitait l'Artibonite dimanche, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de concert avec les autorités haïtiennes, dénombrait 253 décès notifiés et 3 015 cas confirmés. Des tests étaient effectués sur des cas suspects dans les départements du Nord et du Sud et cinq cas étaient confirmés à Port-au-Prince.

Haïti: Tout est dans l'eau, insiste le Dr William Pape. « Il va nous falloir changer toute notre politique de l'accès à l'eau. Changer nos habitudes d'hygiène aussi, car le choléra quand il entre dans un pays, il n'en sort pas de sitôt », prévient le spécialiste.

« Il nous faudra aussi apprendre à neutraliser les matières fécales avec du chlore, par exemple, pour tuer le microbe et l'empêcher de se propager. Il est urgent que soit définie toute une politique d'évacuation des selles qui sont les principaux vecteurs de maladie », insiste celui qui sait combien est virulente la bactérie, le Vibrio cholerae, qui cause le choléra.

« Il va falloir que les règles de vie de la population changent drastiquement. Le choléra on peut l'éviter, mais il faut prendre des précautions élémentaires », ajoute celui qui connaît la valeur et la lourdeur des programmes de sensibilisation pour avoir passé les dernières décennies dans la lutte contre la propagation du sida.

« Je suis très inquiet: on n'avait vraiment pas besoin de cette maladie. J'ai peur pour les bidonvilles qui sont à Port-au-Prince. Un peu moins pour les camps où de l'eau de qualité est fournie à la population et où des cabinets d'aisance sont disponibles et nettoyés. »

Les toilettes ne sont pas en nombre suffisant à travers le pays et, plus grave encore, la majorité des fosses sont à fond perdu et les fosses septiques rarement étanches. Cet état de fait les met en position de contaminer la nappe phréatique où l'eau de boisson est puisée dans de nombreuses régions du pays. Si l'on y ajoute la mobilité de la population des régions atteintes par le choléra qui, par peur ou par besoin, va se réfugier dans des zones saines, on peut craindre le pire.

Car selon le Dr Pape, « le problème avec le cholera c'est que pour un patient qui présente les symptômes et qui va à la selle de manière visible, il y a dix porteurs asymptomatiques qui ne présentent aucun signe, mais propagent le microbe dans leurs défections ».

Interrogé sur l'origine probable de la maladie, le Dr William Pape est catégorique : « Ce choléra nous vient d'ailleurs. Il a été importé en Haïti par un porteur malade qui l'a disséminé ici. Et cela va prendre du temps pour nous en défaire. »

Selon les statistiques de l'OMS, « rien qu'en 2008, 56 pays ont notifié 190 130 cas, dont 5 143 mortels. Mais de nombreux cas ne sont pas recensés à cause des limitations des systèmes de surveillance et de la crainte de sanctions limitant les voyages et les échanges commerciaux. On estime que le bilan véritable de la maladie se chiffre à 3-5 millions de cas et 100 000-120 000 décès par an. »

Pour le moment, le Dr Pape et son équipe se sont remis à faire ce qu'ils savent faire le mieux : soigner les malades et former des équipes pour prodiguer les soins aux malades dans les meilleures conditions.

« J'ai déjà mis sur pied trois centres de traitement au centre Geskio au Bicentenaire, à l'hôpital de Tabarre et un dernier au camp que nous gérons depuis le séisme. Nous avons aussi commencé avec la formation du personnel médical dans deux centres de formation. »

En attendant, de nombreux compatriotes craignent de rester enfermés dans un pays en proie à une nouvelle maladie endémique.

Bien que, toujours selon l'Organisation Mondiale de la Santé, « de nos jours, aucun pays n'exige plus de certificat de vaccination anticholérique pour autoriser l'entrée sur son territoire. Dans le passé, l'expérience a montré que les mesures de quarantaine et les embargos pour empêcher la circulation des personnes et des marchandises étaient inutiles. On a associé des cas isolés de choléra en relation avec des aliments importés en possession de voyageurs individuels. Par conséquent, il n'est pas justifié de restreindre les importations d'aliments produits dans le respect des bonnes pratiques de fabrication, au seul prétexte que le choléra est épidémique ou endémique dans un pays.

Il est conseillé aux pays limitrophes des régions affectées par le choléra de renforcer la surveillance de la maladie; la préparation nationale pour détecter rapidement d'éventuelles flambées; et intervenir si jamais la maladie devait traverser leurs frontières. En outre, il faut donner aux voyageurs et aux communautés des informations sur les risques potentiels, sur les symptômes du choléra, ainsi que sur les précautions pour l'éviter, et leur indiquer quand et où notifier les cas » de contamination réels ou supposés.

Le choléra a perdu sa force de frappe en Haïti

Haïti: Le choléra n'a plus la même force de frappe en Haïti. Dans les départements de l'Artibonite et du Centre où trente à soixante personnes mouraient par jour, la tendance aujourd'hui est complètement à la baisse. « Entre six à sept personnes meurent aujourd'hui », a déclaré le directeur général du ministère de la Santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, lors d'un point de presse le lundi 25 octobre au ministère de la Culture et de la Communication. 259 cas de décès ont été enregistrés dans les deux départements les plus touchés. « Il y a eu six nouveaux cas », a-t-il précisé.

Dans l'Artibonite, les chiffres indiquent ce lundi 2 981 cas d'hospitalisation. Dans le Plateau central, 361 cas. Ce qui porte, d'après les données officielles, à 3 342 le nombre des cas d'hospitalisation.

Constatant que la tendance est à la baisse, le directeur du MSPP s'est basé sur les statistiques pour avancer : « Quand on fait une analyse de la presse internationale, nous avons l'impression qu'il y a une tendance à exagérer les informations. Nous autres, au ministère de la Santé publique, de concert avec nos partenaires, nous travaillons en scientifiques. Nos données reflètent la réalité. Nous n'avons pas la volonté d'en cacher aucune. Elles sont fiables. Nous avons des personnes sur place, épidémiologistes, statisticiens qui cherchent les cas. »

Le directeur du MSPP a fait savoir, par ailleurs, que la Santé publique travaille avec les ASEC et les CASEC ainsi qu'un réseau communautaire pour obtenir des données fiables.

« Nous avons les Unités communales de santé qui fonctionnent dans l'Artibonite et le Plateau central avant même le problème de choléra », a-t-il insisté avant d'avancer que le ministère « est ouvert aux journalistes pour clarifier les points d'ombre. » Chemin faisant, il a soulevé une grande préoccupation de l'heure. « La frontière haïtiano-dominicaine n'est pas fermée, il y a seulement une veille épidémiologique pour empêcher la propagation de l'épidémie », a-t-il signalé.

Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral

Depuis le 12 janvier, après le tremblement de terre, un mouvement de solidarité internationale s'est mis en branle pour envoyer des médecins en Haïti. « Pour l'heure, ce dont nous avons besoin ce sont des auxiliaires, des infirmières et un travail de sensibilisation », a ajouté le Dr Thimothée. Pour ce travail de sensibilisation, il porte son choix sur : les journalistes, agents communautaires, promoteurs de la santé, ASEC, CASEC, hommes politiques, leaders religieux pour nous permettre de contrôler l'épidémie.

« Nous aurons besoin de médecins dans les cas compliqués. Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral. La réhydratation participe à 80% dans la récupération du malade. Il y a des gens qui récupèrent bien sans antibiotiques », a-t-il fait savoir.

Quid des actions concrètes? au niveau de l'Artibonite et du Plateau central, la DINEPA distribue des "aquatab" pour purifier l'eau. A l'Estère et à St-Marc, des centres de traitement de choléra (CTC) sont en train de s'installer. A Port-au-Prince, on identifie des points pour placer ces CTC.

Pour calmer les esprits, le Dr Gabriel Thimothée a annoncé que le ministère dispose en stock dans ses structures mises en place à travers tout le pays, d'environ 320 000 flacons de Ringer, un soluté de première ligne dans le cas d'espèce. « Nous avons des solutés pour traiter 100 000 patients », a soutenu le directeur du MSPP. Les intrants dont le MSPP a besoin se résument en des besoins suivants : solutés, seringues, lits en plastique, produits chimiques pour la désinfection et la disponibilité en eau potable.

Selon le Dr Thimothée, les résultats obtenus après cette flambée de choléra sont satisfaisants. Le personnel infirmier déployé dans le Bas-Artibonite et le Bas-Plateau central a fait du bon boulot. « Les médecins cubains et haïtiens sont dans les zones les plus critiques, à Drouin et à Grande Saline », a-t-il souligné, tout en signalant la présence des coopérants étrangers dont Médecins Sans Frontières et Zanmi Lasante.

Le MSPP a déployé un personnel infirmier dans les zones affectées par l'épidémie de choléra, a souligné le Dr Gabriel Thimothée. Dans un premier temps, 16 infirmières y ont été dépêchées. Dans un deuxième temps 35, parmi lesquelles des étudiantes finissantes. Aujourd'hui 13 infirmières expérimentées sont aux Gonaïves en vue d'accompagner le personnel soignant.

Les cadavres des personnes mortes de choléra sont une menace pour la communauté. Il faut désinfecter le cadavre avec du chlore, puis le mettre dans un sac en plastique avant de l'inhumer.

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