Le deboisement et la temperature extreme peuvent causer des tremblements de terre d'apres les scientifiques. Leurs decouvertes suggerent que la coupure de bois dans les montagnes escarpees peut augmenter le risque de glissements de terrain et de tremblements de terre dans des endroits hautement deboises tels qu'Haiti qui souffrait d'un tremblement de terre d'une magnitude 7 en 2010.
Des geologues ont prealablement rejete l'idee que la pression atmospherique basse associee avec des cyclones tropicaux peut influencer l'arrivee de tremblements de terre. Mais une etude suggere un mecanisme different base sur les changements de poids du sol et d'autres materiaux terrestres pesant sur une faille geologique sous la contrainte sismique.
Des incidences de pluie humide provoquent le declenchement de ces evenements sismiques. La pluie humide induit des milliers de glissements de terrain et de severes erosions, ce qui enleve du materiel terrestre de la surface de la terre, liberant la contrainte et encourageant le mouvement le long des failles, declara Shimon Wdowinski de l'universite de Miami en Floride.
"Le tremblement de terre d'Haiti arriva dix huit mois apres deux tempetes tropicales et deux cyclones", declara-t-il. Des tremblements de terre arrivent dans des endroits montagneux affectes par des cyclones, tels le Japon, les Philippines, et peut etre l'Amerique Centrale, disait-il a l'union geophysique de San Francisco.
L'idee que la temperature peut jouer un role dans le declenchement des tremblements de terre est controversiale. Mais le Dr Wdowski disait qu'une analyse du temps d'arrivee des tremblements de terre et des cyclones a Taiwan durant les soixante dernieres annees a demontre une correlation statistique avec un nombre significatif de tremblements de terre superieure a 6 survenus au cours de la periode de quatre ans durant laquelle les cyclones survinrent.
Taiwan fut frappe en 1969 par le typhon (cyclone) Flossie puis un tremblement de terre de magnitude 6.2 survint en 1972. Le typhon Morakot fut suivi par un tremblement de terre de magnitude 6.2 dans la meme annee et un tremblement de terre de magnitude 6.4 en 2010. Le typhon Herb en 1996 fut suivi par un tremblement de terre de magnitude 6.8 en 1998 et un tremblement de terre de magnitude 7.6 en 1999.
Dr Wdowinski disait que l'erosion rapide du sol sur des pentes causee par des cyclones tropicaux changeait la contrainte sur la faille geologique sur une periode de mois ou d'annees, ce qui peut declencher un tremblement de terre.
L'analyse statistique montra que le temps d'arrivee des tremblements de terre est au-dessus des attentes. La probabilite d'un processus aleatoire ou il n'y aurait pas de correlation entre les tremblements de terre est moins qu'un pour cent, disait-il.
Le delai existant entre les cyclones et les tremblements de terre n'est pas du a l'erosion terrestre. Le delai peut etre du au temps necessaire pour drainer le sol jusqu'a l'ocean, disait-il.
http://www.independent.co.uk/environment/green-living/why-the-haiti-earthquake-may-not-have-been-a-natural-disaster-6275044.html
The purpose of this blog is to educate and to discuss about Haiti natural disasters with a focus on seismic activity and vulnerability, to report general information in regard to the jan 12th 2010 Haiti earthquake and to the world earthquakes. It also focuses on the Haiti reconstruction efforts and stresses the need to use structural and seismic design or paraseismic construction techniques in the building of physical infrastructures
Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.
Haitilibre.com / Les dossiers
Tuesday, July 24, 2012
Saturday, July 14, 2012
Un changement climatique pourrait-il activer les volcans et causer des tremblements de terre?
De nombreuses theories telles le catastrophisme, les derives continentales ont dans le passe explique l'existence de tremblements de terre. Le tectonisme est la theorie contemporaine expliquant la formation d'un seisme ou tremblement de terre. Suivant cette theorie la contrainte liberee au niveau des failles est la cause principale d'un tremblement de terre. Cependant qu'est ce qui provoque la liberation de l'energie accumulee au niveau de ces failles ? Des etudes ont montre l'existence d'une correlation entre les changements climatiques et l'existence de tremblements de terre. Ces changements climatiques peuvent a leur tour causer un changement au niveau des failles permettant l'energie accumulee de se liberee et de se transformer en secousses sismiques appelees tremblement de terre. Le geoloque anlais Bill Mc Guire est un adepte de la theorie du lien entre le changement climatique et l'existence des tremblements de terre.
Le scientifique anglais soutient la these que le rechauffement planetaire pourrait causer dans le futur des tremblements de terre et des eruptions volcaniques tres intenses. Tandis que certaines personnalites ridiculisent ses points de vue il se refere a un ensemble de recherches etablissant un lien entre le changement climatique et les evenements geologiques les plus destructifs de la terre.
Des desastres geologiques peuvent influencer le climat, par exemple, quand des debris volcaniques voilent le soleil. D'apres le geologue anglais Bill Mc Guire l'inverse est aussi vrai i.e le climat peut influencer la geologie. Le geologue developpe sa these dans son livre intitule :" Waking the giant : How a changing climate triggers Earthquakes, Tsunamis and Volcanoes.
Mc Guire soutient la these de l'evidence croissante de l'implication du changement climatique dans l'existence d'evenements geologiques les plus destructifs de la planete. Des couches de glace fondue et un changement du niveau de la mer peuvent causer des tremblements de terre tres intenses et des eruptions volcaniques.
L'evidence la plus solide de l'influence du climat sur la geologie provient de la fin du dernier age de la glace datant de 12.000 ans environ d'apres Mc Guire, vulcanologue et professeur de risques geophysiques et climatiques au College de l'universite de Londres. L'analyse de depots volcaniques, publiee durant la derniere decade par plusieurs auteurs, trouva que cette periode de changement climatique, au cours de laquelle des couches de glace se detachent de la planete, coincide avec une eruption soudaine d'activite geologique. L'incidence d'eruptions volcaniques augmenta de 50 fois plus pendant 1.500 ans avant de revenir au niveaux anterieurs.
Qu'arriva-t-il ? Mc Guire declare que durant de longues periodes de glaciation le poids de la glace de quelques kilometres d'epaisseur maintenait de fortes pressions souterraines gardant le magma au pied des volcans et supprimant les eruptions. Mais tandis que la glace fondait son poids se libere et la surface de la terre se souleva de quelques centaines de metres. Il se referre a Freysteinn Sigmundsson au centre Volcanologique Nordique a l'universite de Iceland a Reykjavik , declarant: "La reduction de pression permit aux roches du manteau de se liquefier creant une zone de magma s'echappant au dessous de Iceland". La production de magma augmenta de 30 fois- ce magma, d'apres l'argumentation, se transforma en une envolee spectaculaire d'eruptions volcaniques.
Des vagues similaires d'eruption volcanique eurent lieu a cette epoque a travers une grande partie de la planete ou d'enormes couches de glace ou de petits glaciers tropicaux fonderent, declare Hugh Tuffen, un vulcanologue a l'universite de Lancaster en Angleterre. Des montagnes Eiffel d'Allemagne a la Cordillere des Andes au Chili, et de la Californie a Kamchatka, des volcans se reveillerent, declare Mc Guire, qui presida une conference sur le changement climat climatique et la geologie a la Societe Royale de Londres en 2009. (a suivre)
Le scientifique anglais soutient la these que le rechauffement planetaire pourrait causer dans le futur des tremblements de terre et des eruptions volcaniques tres intenses. Tandis que certaines personnalites ridiculisent ses points de vue il se refere a un ensemble de recherches etablissant un lien entre le changement climatique et les evenements geologiques les plus destructifs de la terre.
Des desastres geologiques peuvent influencer le climat, par exemple, quand des debris volcaniques voilent le soleil. D'apres le geologue anglais Bill Mc Guire l'inverse est aussi vrai i.e le climat peut influencer la geologie. Le geologue developpe sa these dans son livre intitule :" Waking the giant : How a changing climate triggers Earthquakes, Tsunamis and Volcanoes.
Mc Guire soutient la these de l'evidence croissante de l'implication du changement climatique dans l'existence d'evenements geologiques les plus destructifs de la planete. Des couches de glace fondue et un changement du niveau de la mer peuvent causer des tremblements de terre tres intenses et des eruptions volcaniques.
L'evidence la plus solide de l'influence du climat sur la geologie provient de la fin du dernier age de la glace datant de 12.000 ans environ d'apres Mc Guire, vulcanologue et professeur de risques geophysiques et climatiques au College de l'universite de Londres. L'analyse de depots volcaniques, publiee durant la derniere decade par plusieurs auteurs, trouva que cette periode de changement climatique, au cours de laquelle des couches de glace se detachent de la planete, coincide avec une eruption soudaine d'activite geologique. L'incidence d'eruptions volcaniques augmenta de 50 fois plus pendant 1.500 ans avant de revenir au niveaux anterieurs.
Qu'arriva-t-il ? Mc Guire declare que durant de longues periodes de glaciation le poids de la glace de quelques kilometres d'epaisseur maintenait de fortes pressions souterraines gardant le magma au pied des volcans et supprimant les eruptions. Mais tandis que la glace fondait son poids se libere et la surface de la terre se souleva de quelques centaines de metres. Il se referre a Freysteinn Sigmundsson au centre Volcanologique Nordique a l'universite de Iceland a Reykjavik , declarant: "La reduction de pression permit aux roches du manteau de se liquefier creant une zone de magma s'echappant au dessous de Iceland". La production de magma augmenta de 30 fois- ce magma, d'apres l'argumentation, se transforma en une envolee spectaculaire d'eruptions volcaniques.
Des vagues similaires d'eruption volcanique eurent lieu a cette epoque a travers une grande partie de la planete ou d'enormes couches de glace ou de petits glaciers tropicaux fonderent, declare Hugh Tuffen, un vulcanologue a l'universite de Lancaster en Angleterre. Des montagnes Eiffel d'Allemagne a la Cordillere des Andes au Chili, et de la Californie a Kamchatka, des volcans se reveillerent, declare Mc Guire, qui presida une conference sur le changement climat climatique et la geologie a la Societe Royale de Londres en 2009. (a suivre)
Saturday, July 7, 2012
Haiti-Environnement: Demolition au Morne l'Hopital
Il apparait generalement que l'Etat bourgeois se comporte toujours comme demagogue en faisant semblant de satisfaire les interets des masses populaires. L'Etat devrait en principe aider les citoyens a satisfaire leurs besoins primaires, secondaires et tertiares etant donne que les citoyens individuellement ou en groupe n'ont pas les capacites de mettre les structures adequates en vue de la realisation de ces objectifs. Ce role apparait naturel dans la mesure ou l'Etat detient cette prerogative des citoyens. En assurant la securite de tous les citoyens, creant des infrastructures, collectant des taxes, fournissant des services de base a tous l'Etat devrait se pencher sur le sort des plus demunis non pas de maniere demagogique et humiliante mais en les aidant a se relever de leur etat lamentable. L'Etat ne devrait pas se comporter en paternaliste a des fins electorales. Certes des leaders exemplaires peuvent etre reconnus et veneres pour leurs accomplissements envers les masses populaires mais ils ne devaient pas pour autant etre paternalises. Malheureusement en Haiti on est toujours pret a acclamer des leaders demagogiques qui faillent a leur role en jetant de l'argent par terre au peuple comme des chiens ou en exhibant la plus grosse demagogie par des cadeaux d'automobiles ou de motocyclettes a une poignee de gens alors que la majorite croupit dans la misere la plus abjecte. Je fais cette introduction tout simplement pour souligner le caractere demagogique de l'Etat haitien dans la gestion du dossier du morne l'Hopital. On peut lire le libelle du projet de demolition des maisons du morne l'Hopital concu en trois paragraphe dans la derniere edition du journal le Matin comme suit:
"Le projet
Plus de 50 mille maisonnettes couvrent le Morne de l'Hôpital, s’étendant de Pétionville à Carrefour, en passant par Port-au-Prince. Y vivent plus de 246 mille personnes. Au cours des dernières décennies, les constructions anarchiques se sont poursuivies dans l’indifférence totale des autorités constituées. Habitant au flanc de la montagne, les gens sont exposés à toutes sortes de menaces. Parfois, ils figurent parmi les premières victimes des catastrophes naturelles. C’est pour prévenir un drame de grande ampleur que le gouvernement Martelly/Lamothe dit vouloir les déplacer.
Selon la première étape du projet, 200 sur un total de 450 maisonnettes seront détruites. Le secrétaire d'État à l'Environnement fourbit ses armes dans ce dossier perçu comme une patate chaude. Pierre André Gédéon est pressé. Il veut entamer la démolition « des constructions anarchiques au morne de l'Hôpital ». Un délai de quinze jours est accordé aux habitants pour vider les lieux.
Mille deux cents personnes bénéficieront d'un emploi à court terme, dans le cadre de ce projet de démolition. Un espace serait disponible pour les riverains, qui recevront, dans un premier temps, une somme de 100 mille gourdes. Ensuite, ils recevront entre 20 et 25 mille gourdes. Évasif dans ses interviews, le secrétaire d’État est peu pressé d’informer où ces personnes seront logées. « Nous travaillerons à l’identification des sites devant les recevoir », a-t-il seulement indiqué."
"Le projet
Plus de 50 mille maisonnettes couvrent le Morne de l'Hôpital, s’étendant de Pétionville à Carrefour, en passant par Port-au-Prince. Y vivent plus de 246 mille personnes. Au cours des dernières décennies, les constructions anarchiques se sont poursuivies dans l’indifférence totale des autorités constituées. Habitant au flanc de la montagne, les gens sont exposés à toutes sortes de menaces. Parfois, ils figurent parmi les premières victimes des catastrophes naturelles. C’est pour prévenir un drame de grande ampleur que le gouvernement Martelly/Lamothe dit vouloir les déplacer.
Selon la première étape du projet, 200 sur un total de 450 maisonnettes seront détruites. Le secrétaire d'État à l'Environnement fourbit ses armes dans ce dossier perçu comme une patate chaude. Pierre André Gédéon est pressé. Il veut entamer la démolition « des constructions anarchiques au morne de l'Hôpital ». Un délai de quinze jours est accordé aux habitants pour vider les lieux.
Mille deux cents personnes bénéficieront d'un emploi à court terme, dans le cadre de ce projet de démolition. Un espace serait disponible pour les riverains, qui recevront, dans un premier temps, une somme de 100 mille gourdes. Ensuite, ils recevront entre 20 et 25 mille gourdes. Évasif dans ses interviews, le secrétaire d’État est peu pressé d’informer où ces personnes seront logées. « Nous travaillerons à l’identification des sites devant les recevoir », a-t-il seulement indiqué."
L'analyse du premier paragraphe de ce clip permet de comprendre que le morne l'hopital fait face a toutes sortes de menaces: naturelles ou non. Le journal pecise que le gouvernement veut demolir les habitations pour "prevenir un drame de grande ampleur" sans preciser la nature de ce drame. La non precision de ce drame peut signifier que le morne l'Hopital est devenu un repere de bandits et que les habitants font face a une veritable menace d'insecurite physique. De toute facon une telle menace ne se previent pas par la destruction de maisons. Donc la decision de detruire des maisons a ete prise parce qu'elles constituent une menace pour l'environnement et la vie des personnes qui y habitent.
Les deux autres paragraphes montrent l'enthousiasme du secretaire d'Etat a l'Environnement a realiser ce projet, le nombre de maisons qui seront detruites et une promesse d.argent a ces gens en contrepartie de ces maisons detruites. Cet acte demontre l'irreverence la plus totale de l'Etat envers une population qu'elle represente. Cela parait insense quand l'Etat vient vous dire que votre maison serait detruite apres avoir ferme les yeux sur une telle situation deconcertante. L'Etat ne devrait pas en premier lieu permettre la construction de ces maisons. L'Etat est responsable de la bidonvillisation d;une capitale devenue surpeuplee. Ce surpeulment pousse les gens a construire n'importe ou: dans les ravins, le flanc des mornes, etc. Etant donne que l'Etat est responsable d'une telle situation son role devrait etre de commencer a concevoir un plan d'urbanisme. Dans ce plan devraient etre concues des maisons pour loger des personnes vivant dans des abris representant une menace pour l'environnement, la sante et le confort des habitants de tels quartiers. La Reconstruction devrait permettre a l'Etat d'eliminer la bidonvillisation et les menaces decoulant des catastrophes naturelles. En effet l'Etat ne fait que reproduire le meme shema utilise pour delocaliser les personnes vivant sous les tentes. En voulant demagogiquement delocaliser les personnes vivant sous les tentes et proteger l'environnement l'Etat ne fait que generer de nouvelles menaces aux catastrophes naturelles. En effet ces gens avec la maigre pitance allouee vont construire de nouvelles maisonnettes reproduisant le shema qu'on veut eviter.
Ce projet a souleve de fortes protestations des habitants de la zone. En effet une manifestation composee de personnes venat de plusieurs regions du morne l'Hopital a ete reprimee par la MINUSTAH. Une organisation denomme FRAKKA a reagi contre cette decision de l'Etat. Cette organisation declarait que l'Etat est responsable de cette situation dont il ne fait qu'encourager par le biais du programme 16/6. L'organisation cite le cas de Canaan representant un shema de rebidonvillisation des quartiers detruits apres le tremblement de terre sur cette portion de terre. Les protestataires du morne l'Hopital se proposent de joindre a l'organisation FRKKA en vue de traduire l'Etat en justice.
A lire aussi:
Sunday, July 1, 2012
Preparation des barres d'acier pour beton et maconnerie armes
Cet article fait suite a la serie d'articles concus a partir du Guide Pratique de Reparation de Petits Batiments en Haiti prerpare par le Ministere des Travaux Publics d'Haiti en vue de guider la reparation des batiments endommages apres le seisme du 12 janvier 2010. L'article suivant decrit la preparation des barres d'acier pour beton et maconnerie armes.
Description
Les pieces en acier servant a renforcer la maconnerie et/ou le beton peuvent etre preparees sur le terrain ou ailleurs et amenees sur le site. La reparation appropriee de batiments exige la mise sur place de materiaux de bonne qualite. La resistance specifique a la traction pour les barres d'acier est: ASTM 615 Grade 40.
Les fers de l'armature. Generalites
On peut employer tous les fers pour les petits travaux en beton arme en evitant ceux qui sont fragiles et de tres grande section. On peut utiliser des fers plats, carres ou profiles. Ils doivent etre propres et depourvus de matieres etrangeres telles que peinture et graisse. Des fers rouilles peuvent etre utilises pourvu que la rouille ne se detache pas par plaques. De l'acier doux a section ronde est generalement employe pour le beton arme.
Types d'aciers
1. Aciers ronds lisses. On distingue deux types: acier doux et mi-dur.
a. Acier courant ordinaire doux. La contrainte Ra resistance de l'acier est de 1200 a 1600 kg/cm2.
b. Acier special semi-dur. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2.
2. Acier crenele: Tor, Tentor et Caron. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2, adherence double de l'acier rond lisse.
Dimensions
Les barres d'acier crenele et lisse sont utilises dans la construction des petits batiments en Haiti:
1. Barre d'acier crenele. Les barres d'acier lisse ne peuvent pas etre utilisees pour les armatures verticales. On utilise des barres d'acier crenele de diaqmetre 3/8", 1/2", 5/8".
2. Barre d'acier lisse. Les barres d'acier de 1/4" de diametre sont utilisees pur les armatures horizontales.
Fils a ligaturer: 1/16 de puce de diametre.
Pliage des armatures
On plie l'armature a froid avec un gabarit adopte. On utilise des crochets de 135 degres pour les etriers. Les autres crochets sont de 90 degres.
Le crochet a gauche n'est pas admissible. Ce crochet est a 90 degres. On utilise le crochet a droite dont la courbure est de 135 degres.
Renforcement des murs de maconnerie
On renforce les murs de maconerie en utilisant les etapes suivantes:
Les armatures vendues dans le commerce etant de longueur limitee on utilise plusieurs barres d'acier pour realiser des elements de plus grande longueur. La continuite entre les barres est assuree par un recouvrement c'est-a-dire que l'on fait chevaucher les barres sur une longueur lr dite longueur de recouvrement. Cette longueur est donc la longueur necessaire pour assurer la transmission des efforts agissant sur l'armature.
Recouvrement
Le recouvrement se realise en placant deux barres d'acier ensemble avec un recouvrement de longueur minimum comme suit:
-36 cm (14") pour une barre de diametre de 3/8 de pouce
-50 cm (20") pour une barre de diametre de 1/2 de pouce
-65 cm (26") pour une barre de diametre de 5/8 de pouce
Lier ensemble les barres d'acier.
Description
Les pieces en acier servant a renforcer la maconnerie et/ou le beton peuvent etre preparees sur le terrain ou ailleurs et amenees sur le site. La reparation appropriee de batiments exige la mise sur place de materiaux de bonne qualite. La resistance specifique a la traction pour les barres d'acier est: ASTM 615 Grade 40.
Les fers de l'armature. Generalites
On peut employer tous les fers pour les petits travaux en beton arme en evitant ceux qui sont fragiles et de tres grande section. On peut utiliser des fers plats, carres ou profiles. Ils doivent etre propres et depourvus de matieres etrangeres telles que peinture et graisse. Des fers rouilles peuvent etre utilises pourvu que la rouille ne se detache pas par plaques. De l'acier doux a section ronde est generalement employe pour le beton arme.
Types d'aciers
1. Aciers ronds lisses. On distingue deux types: acier doux et mi-dur.
a. Acier courant ordinaire doux. La contrainte Ra resistance de l'acier est de 1200 a 1600 kg/cm2.
b. Acier special semi-dur. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2.
2. Acier crenele: Tor, Tentor et Caron. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2, adherence double de l'acier rond lisse.
Dimensions
Les barres d'acier crenele et lisse sont utilises dans la construction des petits batiments en Haiti:
1. Barre d'acier crenele. Les barres d'acier lisse ne peuvent pas etre utilisees pour les armatures verticales. On utilise des barres d'acier crenele de diaqmetre 3/8", 1/2", 5/8".
2. Barre d'acier lisse. Les barres d'acier de 1/4" de diametre sont utilisees pur les armatures horizontales.
Fils a ligaturer: 1/16 de puce de diametre.
Pliage des armatures
On plie l'armature a froid avec un gabarit adopte. On utilise des crochets de 135 degres pour les etriers. Les autres crochets sont de 90 degres.
Le crochet a gauche n'est pas admissible. Ce crochet est a 90 degres. On utilise le crochet a droite dont la courbure est de 135 degres.
Renforcement des murs de maconnerie
On renforce les murs de maconerie en utilisant les etapes suivantes:
- Placer deux barres horizontales de 0.635 cm (1/4 de pouce) de diametre et les espacer de 10cm (14 pouces)
- Plier des barres d'acier 10 cm (4 pouces) de longueur avec des crochets de 90 degres a chaque extremite de 2.5 cm (1 pouce) en extension
- Placer les epingles a des intervalles de 40 cm (16 pouces) entre les barres paralleles.
- Attacher les barres d'acier d'ensemble.
Les armatures vendues dans le commerce etant de longueur limitee on utilise plusieurs barres d'acier pour realiser des elements de plus grande longueur. La continuite entre les barres est assuree par un recouvrement c'est-a-dire que l'on fait chevaucher les barres sur une longueur lr dite longueur de recouvrement. Cette longueur est donc la longueur necessaire pour assurer la transmission des efforts agissant sur l'armature.
Recouvrement
Le recouvrement se realise en placant deux barres d'acier ensemble avec un recouvrement de longueur minimum comme suit:
-36 cm (14") pour une barre de diametre de 3/8 de pouce
-50 cm (20") pour une barre de diametre de 1/2 de pouce
-65 cm (26") pour une barre de diametre de 5/8 de pouce
Lier ensemble les barres d'acier.
Wednesday, June 20, 2012
La sombre histoire d'une "Haiti ouverte aux affaires" n'est-elle pas la cause majeure du sous-developpement chronique d'Haiti?
Recemment faisant une exploration virtuelle de la Republique Dominicaine j'ai pu constater comment ce pays depasse la Republique d'Haiti. Recemment la presse relatait la declaration selon laquelle il faut trente ans a Haiti pour atteindre le niveau de la Republique Dominicaine. Ceci pourrait s'effectuer si les Haitiens pouvaient prendre conscience des causes du sous-developpement chronique d'Haiti et decider a elaborer un plan de developpement fonde sur des structures politiques, economiques et sociales non oppressives. A la suite de mon exploration faite d'images tangibles de la Republique Dominicaine qui la placent au rang de pays pourvu d'infrastructures physiques de developpement en depit de son sous-developement l'avance de ce pays par rapport a la notre est flagrante La Republique Dominicaine entre autres est dotee d'un chemin ferroviaire, de plusieurs campus universitaires que nous n'avons pas. Ces infrastructures cachent souvent la misere, des problemes sociaux et economiques des couches defavorisees. Cependant elles detiennent un certain avantage et elles seraient pleinement benefiques si leur utilisation beneficiait toutes les couches sociales de la population. Des campus universitaires modernes ont un impact faible sur le developpement si le taux d'eleves qui leur sont accessibles est tres bas et le taux de diplomes par rapport au nombre d'admis est aussi bas.
L'histoire d'Haiti et nos experiences sur cette terre sont la pour nous demontrer les causes de notre sous-developpement. Cependant apres cette exploration mentionnee plus haut je m'etais prolonge dans une reflexion profonde pour trouver du fond de ma conscience les causes de nos malheurs. Coment un pays qui a occupe la Republique Dominicaine pendant 25 ans soit dans un si piteux etat? Comment un pays qui a vaincu les armees napoleoniennes pour conquerir son independance se soit trouve a ce niveau? Comment un pays qui, apres avoir conquis vaillament cette independance, construsit des forts strategiques a travers tout le pays pour empecher le retour a l'esclavage a vite lache prise pour se depouiller de sa fierte d'hommes libres et se livrer a des dissensions internes et le retour a l'oppression sous une autre forme?. Les colons ne pouvant retablir physiquement l'esclavage et profitant de nos dissensions internes se sont evertues a continuer notre oppression bien apres l'independance. Cette oppression date de 1492 jusqu'a nos jours. Elle a commence avec l'exploitation des mines d'or avec l'arrivee de Christophe Colomb,a continue avec l'esclavage puis s'est poursuivie apres l'independance avec l'exploitation des puissances coloniales directement en intervenant dans la direction des affaires politiques, economiques et sociales du pays et indirectement par le bias de compagnies etrangeres telles la SHADA, la SEDREN, la REYNOLDS et bien d'autres avant qui ont depouille les paysans de leurs terres et s'approprier de nos resources minieres. L'aspect economique de cette exploitation economique s'est accentuee durant le regime de Jean-Claude Duvalier avec les usines de sous-traitance. Elle a pris du poils avec le gouvernement de Preval qui s'etait oppose a une augmentation du salaire des ouvriers travaillent dans les industries nationales et internationales. Elle continue avec le gouvernement Martelly "ouvrant le pays aux affaires" avec l'intallation des industries a Caracol, l'exploitation de nos ressources minieres sans redevance pour les ouvriers et le pays tout entier. Ayiti Kale Je a travers les lignes suivantes nous rappelle la triste histoire d'une Haiti ouverte aux affaires depuis cinq cents vingts ans. Quand va-t-on briser ces chaines pour trouver la voie du developpement? La reponse est au peuple haitien qui doit prendre son destin en main.
L'histoire d'Haiti et nos experiences sur cette terre sont la pour nous demontrer les causes de notre sous-developpement. Cependant apres cette exploration mentionnee plus haut je m'etais prolonge dans une reflexion profonde pour trouver du fond de ma conscience les causes de nos malheurs. Coment un pays qui a occupe la Republique Dominicaine pendant 25 ans soit dans un si piteux etat? Comment un pays qui a vaincu les armees napoleoniennes pour conquerir son independance se soit trouve a ce niveau? Comment un pays qui, apres avoir conquis vaillament cette independance, construsit des forts strategiques a travers tout le pays pour empecher le retour a l'esclavage a vite lache prise pour se depouiller de sa fierte d'hommes libres et se livrer a des dissensions internes et le retour a l'oppression sous une autre forme?. Les colons ne pouvant retablir physiquement l'esclavage et profitant de nos dissensions internes se sont evertues a continuer notre oppression bien apres l'independance. Cette oppression date de 1492 jusqu'a nos jours. Elle a commence avec l'exploitation des mines d'or avec l'arrivee de Christophe Colomb,a continue avec l'esclavage puis s'est poursuivie apres l'independance avec l'exploitation des puissances coloniales directement en intervenant dans la direction des affaires politiques, economiques et sociales du pays et indirectement par le bias de compagnies etrangeres telles la SHADA, la SEDREN, la REYNOLDS et bien d'autres avant qui ont depouille les paysans de leurs terres et s'approprier de nos resources minieres. L'aspect economique de cette exploitation economique s'est accentuee durant le regime de Jean-Claude Duvalier avec les usines de sous-traitance. Elle a pris du poils avec le gouvernement de Preval qui s'etait oppose a une augmentation du salaire des ouvriers travaillent dans les industries nationales et internationales. Elle continue avec le gouvernement Martelly "ouvrant le pays aux affaires" avec l'intallation des industries a Caracol, l'exploitation de nos ressources minieres sans redevance pour les ouvriers et le pays tout entier. Ayiti Kale Je a travers les lignes suivantes nous rappelle la triste histoire d'une Haiti ouverte aux affaires depuis cinq cents vingts ans. Quand va-t-on briser ces chaines pour trouver la voie du developpement? La reponse est au peuple haitien qui doit prendre son destin en main.
Les
mines d’or planifiées dans le nord d’Haïti sont l’aboutissement de
siècles d’extraction des ressources minérales, naturelles et agricoles
du pays, par des envahisseurs et des investisseurs étrangers.
1492 : À sa première visite, Christophe Colomb écrit dans ses carnets de voyage que le peuple de ce qui allait devenir Hispaniola—l’île englobant aujourd’hui Haïti et la République Dominicaine—a offert aux navigateurs de l’or « avec une telle générosité de cœur et une telle joie que c’était magnifique ». Tous les commentaires parlent de « grandes pépites d’or » et de « pépites grandes comme la main. »
Au cours des années suivantes, des centaines de milliers, sinon des millions d’autochtones meurent dans les mines d’or, ou de maladies importées d’Espagne.
Une décennie après la découverte de Christophe Colomb, la couronne d’Espagne était déjà en train de prélever son « cinquième » (20 pour cent) de tout l’or des Caraïbes, puis, recueille 8000 ducats d’or (environ 25,061 kg) en 1503 et 120 000 ducats (376.254 kg) en 1518.
La Navase fait partie d’Haïti, mais peu importe. Les États-unis réclament île et érigent une ville-entreprise pour extraire la fiente. Aujourd’hui, si la compagnie a fermé, La Navase, considérée par Washington comme un territoire américain, est toujours revendiquée par Haïti, qui en fait état dans sa constitution de 1987.
Une carte indiquant l’emplacement
de la Navasse (« La Navassa » sur
les cartes américaines). La Constitution
haïtienne la réclame comme une partie
de son territoire.
1911 : L’entrepreneur James MacDonald est financé par la WR Grace, ce qui lui permet de prendre le contrôle de la compagnie ferroviaire nationale d’Haïti. En échange de l’éventuelle construction d’un chemin de fer jusqu’à la ville du Cap-Haïtien, il obtient pendant 50 ans la concession des 2 km de terres bordant de part et d’autre les 320 km du futur chemin de fer, pour des plantations de bananes, et le monopole de l’exportation de cette denrée. La compagnie MacDonald émet pour 35 millions de dollars US d’obligations, garanties à 60 pour cent par le gouvernement haïtien. MacDonald échoue et prend la fuite. Pendant l’occupation américaine, le gouvernement haïtien est forcé de rembourser plus de 4 millions de dollars aux investisseurs.
1915-1934 : Les États-unis occupent Haïti. En 1913, le Président Woodrow Wilson explique que « Notre responsabilité envers le peuple américain nous force à aider les investisseurs américains en Haïti ».
En 1914, les Marines américains s’emparent des réserves d’or d’Haïti, et en quelques mois entament la plus longue occupation américaine à ce jour.
De 1917 à 1927, un territoire de plus de 1000 kilomètres carrés est cédé aux compagnies américaines, et après 1928, 1000 autres kilomètres carrés sont vendus à des compagnies américaines, grâce à une loi passée par un gouvernement fantoche permettant aux étrangers d’acheter des terres. Des dizaines de milliers de familles paysannes sont expropriées de leurs terres pour faire place aux plantations d’ananas, de bananes et de sisal. Ces plantations appartiennent à des firmes connues comme United Fruit et Standard Fuit, ainsi qu’à de nouvelles compagnies comme Haitian Products Co., Haitian American Co. Et la plupart des investissements finissent en faillite.
Pendant cette période, on assiste également à une migration massive de travailleurs haïtiens, légale ou non, vers Cuba et la République dominicaine, en quête de travail. On ne connaît pas le nombre exact, mais de 1915 à 1930, de 5 000 à 20 000 Haïtiens, surtout des travailleurs, émigrent légalement chaque année à Cuba.
1935 : La Standard Fruit and Steamship Company signent une entente de 10 ans avec le gouvernement, renouvelée pour cinq autres années. Ainsi, la firme de Nouvelle-Orléans obtient le monopole sur toute exportation de banane pendant dix ans, et sur la plupart des exportations entre 1945 et 1950. En 1945, dans la seule vallée de l’Artibonite, la compagnie contrôle directement un territoire de 3 900 hectares et achète en plus les bananes des petits paysans provenant d’un territoire de 5 000 hectares. Les agriculteurs qui refusent de produire de la banane sont souvent victimes de répression et voient leurs champs brûlés. En 1945, la banane se classe parmi les principales exportations du pays, mais la corruption des fonctionnaires, entre autres, la plongent dans un déclin graduel.
1941 : On établit la SHADA, ou Société haïtiano-américaine de développement agricole, pour approvisionner le gouvernement américain en caoutchouc et en sisal (pour la corde) dans le cadre de l‘effort de guerre déployé pendant la 2e Guerre mondiale.
La société se voit accorder un prêt de 5 million de dollars US par la banque américaine d’import-export (EXIM) et une concession de près de 60 000 hectares de terre agricole et de pinèdes, pour la coupe et la culture du caoutchouc et du cryptostegia, un arbuste à caoutchouc. La SHADA obtient également un territoire de plus de 130 000 hectares dans le nord et le nord-est, qu’elle coupe à blanc pour planter du sisal. Les paysans chassés de leurs terres reçoivent une maigre pitance – de 5 $ à 25 $ par carreau (3,19 acres) – en compensation. On coupe alors un million d’arbres fruitiers dans le sud-ouest d’Haïti (Grand’Anse). En une seule année, en 1943, plus de 30 000 familles sont expulsées de leurs terres.
Le projet caoutchouc ferme en 1945 avec un déficit de 6,8 millions de dollars. D’autres projets de la SHADA perdent plus de 2 millions de dollars la même année. La SHADA est considérée comme le pire fiasco en « développement » de l’histoire d’Haïti.
Le gouvernement haïtien empoche d’abord 90 cents US, puis 1,29 dollar us par tonne métrique. Quand Haïti forme, avec d’autres pays, l’International Bauxite Association (IBA), en 1974, les redevances montent une fois de plus, mais au bout de six ans, la Reynolds se retire après avoir extrait une grande partie de la bauxite, à la recherche de pays moins gourmands en redevances.
Durant ses 4 décennies en Haïti, la Reynolds n’a construit que 13 kilomètres de route et embauché qu’environ 300 personnes.
À son apogée (en 1971), l’industrie minière (Reynolds et SEDREN) totalise à peine 889 employés, rémunérés au salaire minimum, soit moins de 70 cents us par jour. Tout le personnel qualifié provient de l’étranger.
Et que disent les historiens?
L’économiste Fred Doura qualifie l’économie haïtienne d’« extraversion dépendante », ponctuée d’enclaves. À propos des mines, il écrit :
« L’industrie extractive en Haïti a été l’exemple type d’une industrie ‘enclavée’ soumise à la domination étrangère où deux transnationales nord-américaines ont exploité principalement les minerais de bauxite et de cuivre… l’impact était quasiment nul sur l’économie. » [Économie d’Haïti – dépendance, crise et développement (2001)]
Alex Dupuy, sociologue et historien, abonde dans le même sens.
Ce professeur de la Wesleyan University explique à Ayiti Kale Je dans une entrevue téléphonique, en février 2012 : « Historiquement, les investissement étrangers n’ont eu aucun impact positif sur la population haïtienne en général… D’habitude, quelques membres de l’élite haïtienne bénéficient, l’État prend sa part et tous les profits vont à la compagnie. »
« Les paysans ont de bonnes raisons de se méfier de toute proposition d’investissement étranger en Haïti, car ils savent très bien comment ces projets se sont soldés par le passé, » ajoute le professeur, auteur de « Haiti in the World Economy – Class, Race and Underdevelopment (Haïti dans l’économie mondiale : classes, races et sous-développement) ».
« Ils viennent investir ici pour leur bien et non pour le pays ni pour les paysans. Ils s’approprient les terres des paysans et leur volent leur unique gagne-pain. Alors, pourquoi les paysans leur feraient-ils confiance, à eux, au gouvernement central de Port-au-Prince, ou à quiconque? »
1492 : À sa première visite, Christophe Colomb écrit dans ses carnets de voyage que le peuple de ce qui allait devenir Hispaniola—l’île englobant aujourd’hui Haïti et la République Dominicaine—a offert aux navigateurs de l’or « avec une telle générosité de cœur et une telle joie que c’était magnifique ». Tous les commentaires parlent de « grandes pépites d’or » et de « pépites grandes comme la main. »
Au cours des années suivantes, des centaines de milliers, sinon des millions d’autochtones meurent dans les mines d’or, ou de maladies importées d’Espagne.
Une décennie après la découverte de Christophe Colomb, la couronne d’Espagne était déjà en train de prélever son « cinquième » (20 pour cent) de tout l’or des Caraïbes, puis, recueille 8000 ducats d’or (environ 25,061 kg) en 1503 et 120 000 ducats (376.254 kg) en 1518.
Christophe Colomb et ses hommes ont souvent échangé des cloches et des babioles contre des pépites d’or.
1697-1804 : Le labeur d’environ 800 000 esclaves
d’Afrique vaut à la colonie française le surnom de « Perle des
Antilles » grâce à l’immense richesse produite pour la couronne
française et grâce au sucre, au café et à l’indigo exportés par des
investisseurs français. Selon certains chercheurs, en 1789, la colonie
exporte la moitié de la production mondiale de café et représente
environ 40 pour cent du commerce extérieur de la France.
Un explorateur se tient près du puits d’une mine
datant du 16e siècle. Photo: Florida Museum of Natural History
1857 : Le capitaine américain Peter Duncan proclame l’île de La Navase, à l’ouest d’Haïti, territoire américain, en vertu du Guano Islands Act de 1856, qui autorise tout citoyen américain à « prendre possession… d'une île ou d’un rocher » contenant des gisements de guano « si elle est inoccupée ou qu'elle n’est pas soumise à la juridiction d'un autre gouvernement. » À l’époque, le guano, ou fiente d’oiseau, est un engrais très recherché.datant du 16e siècle. Photo: Florida Museum of Natural History
La Navase fait partie d’Haïti, mais peu importe. Les États-unis réclament île et érigent une ville-entreprise pour extraire la fiente. Aujourd’hui, si la compagnie a fermé, La Navase, considérée par Washington comme un territoire américain, est toujours revendiquée par Haïti, qui en fait état dans sa constitution de 1987.
Une carte indiquant l’emplacement
de la Navasse (« La Navassa » sur
les cartes américaines). La Constitution
haïtienne la réclame comme une partie
de son territoire.
Vue aérienne de La Navasse, prise de l’espace. L’ile fait environ 5,2 kilomètres. Image : courtoisie du Image Science & Analysis Laboratory, Centre spatial NASA Johnson
1910 : La Hayti Mines Company, sise à New York, achète la Compagnie
Minière de Terre-Neuve. Pendant une période de dix ans, la compagnie
exporte 436 tonnes de cuivre. Aucune autre information n’est disponible.1911 : L’entrepreneur James MacDonald est financé par la WR Grace, ce qui lui permet de prendre le contrôle de la compagnie ferroviaire nationale d’Haïti. En échange de l’éventuelle construction d’un chemin de fer jusqu’à la ville du Cap-Haïtien, il obtient pendant 50 ans la concession des 2 km de terres bordant de part et d’autre les 320 km du futur chemin de fer, pour des plantations de bananes, et le monopole de l’exportation de cette denrée. La compagnie MacDonald émet pour 35 millions de dollars US d’obligations, garanties à 60 pour cent par le gouvernement haïtien. MacDonald échoue et prend la fuite. Pendant l’occupation américaine, le gouvernement haïtien est forcé de rembourser plus de 4 millions de dollars aux investisseurs.
1915-1934 : Les États-unis occupent Haïti. En 1913, le Président Woodrow Wilson explique que « Notre responsabilité envers le peuple américain nous force à aider les investisseurs américains en Haïti ».
En 1914, les Marines américains s’emparent des réserves d’or d’Haïti, et en quelques mois entament la plus longue occupation américaine à ce jour.
De 1917 à 1927, un territoire de plus de 1000 kilomètres carrés est cédé aux compagnies américaines, et après 1928, 1000 autres kilomètres carrés sont vendus à des compagnies américaines, grâce à une loi passée par un gouvernement fantoche permettant aux étrangers d’acheter des terres. Des dizaines de milliers de familles paysannes sont expropriées de leurs terres pour faire place aux plantations d’ananas, de bananes et de sisal. Ces plantations appartiennent à des firmes connues comme United Fruit et Standard Fuit, ainsi qu’à de nouvelles compagnies comme Haitian Products Co., Haitian American Co. Et la plupart des investissements finissent en faillite.
Pendant cette période, on assiste également à une migration massive de travailleurs haïtiens, légale ou non, vers Cuba et la République dominicaine, en quête de travail. On ne connaît pas le nombre exact, mais de 1915 à 1930, de 5 000 à 20 000 Haïtiens, surtout des travailleurs, émigrent légalement chaque année à Cuba.
1935 : La Standard Fruit and Steamship Company signent une entente de 10 ans avec le gouvernement, renouvelée pour cinq autres années. Ainsi, la firme de Nouvelle-Orléans obtient le monopole sur toute exportation de banane pendant dix ans, et sur la plupart des exportations entre 1945 et 1950. En 1945, dans la seule vallée de l’Artibonite, la compagnie contrôle directement un territoire de 3 900 hectares et achète en plus les bananes des petits paysans provenant d’un territoire de 5 000 hectares. Les agriculteurs qui refusent de produire de la banane sont souvent victimes de répression et voient leurs champs brûlés. En 1945, la banane se classe parmi les principales exportations du pays, mais la corruption des fonctionnaires, entre autres, la plongent dans un déclin graduel.
1941 : On établit la SHADA, ou Société haïtiano-américaine de développement agricole, pour approvisionner le gouvernement américain en caoutchouc et en sisal (pour la corde) dans le cadre de l‘effort de guerre déployé pendant la 2e Guerre mondiale.
La société se voit accorder un prêt de 5 million de dollars US par la banque américaine d’import-export (EXIM) et une concession de près de 60 000 hectares de terre agricole et de pinèdes, pour la coupe et la culture du caoutchouc et du cryptostegia, un arbuste à caoutchouc. La SHADA obtient également un territoire de plus de 130 000 hectares dans le nord et le nord-est, qu’elle coupe à blanc pour planter du sisal. Les paysans chassés de leurs terres reçoivent une maigre pitance – de 5 $ à 25 $ par carreau (3,19 acres) – en compensation. On coupe alors un million d’arbres fruitiers dans le sud-ouest d’Haïti (Grand’Anse). En une seule année, en 1943, plus de 30 000 familles sont expulsées de leurs terres.
Le projet caoutchouc ferme en 1945 avec un déficit de 6,8 millions de dollars. D’autres projets de la SHADA perdent plus de 2 millions de dollars la même année. La SHADA est considérée comme le pire fiasco en « développement » de l’histoire d’Haïti.
Ouvriers haïtiens dans une plantation de sisal
1944 : La Reynolds Haitian Mines Inc. obtient le
monopole exclusif de la bauxite et la concession de l’exploitation d’une
mine près de Miragoâne. En l’espace d’environ 40 ans, 13,3 millions de
tonnes de bauxite partent vers Corpus Christi, au Texas. La bauxite
haïtienne représente près du cinquième de toute la bauxite acquise par
la Reynolds de 1959 à 1982. La Reynolds a accès à 150 000 hectares de
terres. Des milliers de familles sont expropriées.Le gouvernement haïtien empoche d’abord 90 cents US, puis 1,29 dollar us par tonne métrique. Quand Haïti forme, avec d’autres pays, l’International Bauxite Association (IBA), en 1974, les redevances montent une fois de plus, mais au bout de six ans, la Reynolds se retire après avoir extrait une grande partie de la bauxite, à la recherche de pays moins gourmands en redevances.
Durant ses 4 décennies en Haïti, la Reynolds n’a construit que 13 kilomètres de route et embauché qu’environ 300 personnes.
L’ancienne usine et le quai de la Reynolds, près de Miragoâne, en Haïti
1955 : La Société d’exploitation et de
développement économique et naturel (SEDREN), filière de la canadienne
Consolidated Halliwell, obtient un droit d'exploitation du cuivre dans
la région de Mémé (Terre-Neuve/Gonaïves). Pendant 12 ans (1960-1972), la
SEDREN exporte 1,5 millions de tonnes de cuivre, évaluées à environ
83,5 millions de dollars. Le gouvernement en a reçu environ
3 millions de dollars US.À son apogée (en 1971), l’industrie minière (Reynolds et SEDREN) totalise à peine 889 employés, rémunérés au salaire minimum, soit moins de 70 cents us par jour. Tout le personnel qualifié provient de l’étranger.
Et que disent les historiens?
L’économiste Fred Doura qualifie l’économie haïtienne d’« extraversion dépendante », ponctuée d’enclaves. À propos des mines, il écrit :
« L’industrie extractive en Haïti a été l’exemple type d’une industrie ‘enclavée’ soumise à la domination étrangère où deux transnationales nord-américaines ont exploité principalement les minerais de bauxite et de cuivre… l’impact était quasiment nul sur l’économie. » [Économie d’Haïti – dépendance, crise et développement (2001)]
Alex Dupuy, sociologue et historien, abonde dans le même sens.
Ce professeur de la Wesleyan University explique à Ayiti Kale Je dans une entrevue téléphonique, en février 2012 : « Historiquement, les investissement étrangers n’ont eu aucun impact positif sur la population haïtienne en général… D’habitude, quelques membres de l’élite haïtienne bénéficient, l’État prend sa part et tous les profits vont à la compagnie. »
« Les paysans ont de bonnes raisons de se méfier de toute proposition d’investissement étranger en Haïti, car ils savent très bien comment ces projets se sont soldés par le passé, » ajoute le professeur, auteur de « Haiti in the World Economy – Class, Race and Underdevelopment (Haïti dans l’économie mondiale : classes, races et sous-développement) ».
« Ils viennent investir ici pour leur bien et non pour le pays ni pour les paysans. Ils s’approprient les terres des paysans et leur volent leur unique gagne-pain. Alors, pourquoi les paysans leur feraient-ils confiance, à eux, au gouvernement central de Port-au-Prince, ou à quiconque? »
Tuesday, June 12, 2012
Qui beneficie des ressources minieres du sous-sol haitien?
Dans des pays sous-developpes comme Haiti ou la Republique Dominicaine la presse a-t-elle la capacite de contribuer au developpement? La corruption des dirigeants de ces deux gouvernements donne a une presse investigatrice l'allure d'une veritable machine a sensations. De temps a autre une nouvelle fait sensation disparait et fait place a une autre. Il n'existe pas d'autorites capables de resoudre les problemes souleves par la presse ou d'un systeme judiciaire capable de faire suite aux allegations de corruption. De ce fait la presse ne peut affirmer sa credibilite aupres du public.
L'existence de minerais dans notre sous-sol evaluant a pres de vingt milliards de dollars fait la une de beaucoup de medias haitiens et etrangers. Des enquetes menees par Ayiti Kale Je devoilent la main-mise des compagnies etrangeres sur ces resources sans aucune redevance pour le peuple haitien. L'historique du pillage de nos richesses naturelles est mis a jour par les medias. En fin de compte a quoi tout cela va-t-il aboutir? Le gouvernement haitien et quelques jeunes a la recherche de billets de dollars pour aider les etrangers dans la recherche des minerais sont deja partie prenante de cette extorsion de nos richesses naturelles. J'ai regarde avec tristesse dans le video a la fin de cet article les declarations naives d'un jeune haitien disant "aimer les etrangers" et leur travail dans la region du nord ou les mines sont exploitees se souciant guere du pillage des resources naturelles par ces etrangers. Ces jeunes livres a la misere se rejouissent de quelques billets de dollars que le travail d'exploitation miniere peut leur apporter peu importe les gros benefices recoltes par les compagnies etrangeres. Tres peu de citoyens dans le nord, lieu d'exploitation de ces resources minieres, se soucient des mefaits de l'environnement resultant de l'exploitation miniere et des desavantages economiques d'une telle entreprise d'exploitation de nos ressources naturelles mais ils sont impuissants a empecher l'execution de ces actions ehontees. D'autre part des paysans du nord pratiquent eux-memes le travail d'extraction des minerais du sol depuis des generations. Un Etat responsable s'il existait pourrait eventuellement exploiter ces ressources minieres au benefice de la nation entiere et du meme coup employer ces paysans et bien d'autre ayant developpe une certaine pratique d'exploitation et du commerce de ces ressources. Les resultats de l'enquete d'Ayiti Kale Je sont alarmants:
" • Près de 3885 kilomètres carrés de territoire haïtien, soit 15 pour cent de tout le pays, sont déjà sous une licence de recherche, d’exploration ou d’exploitation, ou sont soumises à une convention contrôlée par des firmes américaines et canadiennes.
De toute facon seule une mobilisation de la population contre ce pillage ehonte pourrait freiner sa poursuite. Cependant on ne voit pas la possibilite d'une telle mobilisation. Le gros des benefices ira a ces compagnies. Quelques miettes iront aux dirigeants pour les services rendus et le peuple ne beneficiera rien continuant a patauger dans sa misere.
" • Près de 3885 kilomètres carrés de territoire haïtien, soit 15 pour cent de tout le pays, sont déjà sous une licence de recherche, d’exploration ou d’exploitation, ou sont soumises à une convention contrôlée par des firmes américaines et canadiennes.
• À elle seule, l’Eurasian Minerals, une des firmes en question, a prélevé 44 000 échantillons.
• La Newmont Mining, deuxième producteur
d’or au monde et qui exploite la plus grande mine en Amérique, a
largement investi auprès d’Eurasian et envisage la possibilité
d’exploiter au moins cinq sites miniers.
• L’ancien ministre haïtien de l’économie et des finances travaille aujourd’hui comme consultant pour la minière Newmont.
• Deux ministres haïtiens ont récemment
signé avec Newmont et Eurasian un « protocole d’entente » selon lequel –
et en violation de la loi haïtienne – les compagnies peuvent commencer
le forage dans un des sites en exploration. Or, la loi haïtienne stipule
qu’aucun forage ne peut être entrepris sans une convention minière.
• Équipée d’une poignée de véhicules et
de quelques de géologues, l’agence d’État, n’a pas les moyens de
superviser les opérations de forage et de recherche en cours au nord du
pays.
• Personne ne semble enclin à parler aux
communautés de ce qui se passe dans le nord et des ententes conclues
derrière des portes closes".De toute facon seule une mobilisation de la population contre ce pillage ehonte pourrait freiner sa poursuite. Cependant on ne voit pas la possibilite d'une telle mobilisation. Le gros des benefices ira a ces compagnies. Quelques miettes iront aux dirigeants pour les services rendus et le peuple ne beneficiera rien continuant a patauger dans sa misere.
Saturday, May 26, 2012
Preparation du beton pour les colonnes et les dalles
Description
Le beton destine aux colonnes et aux dalles peut etre fabrique sur le lieu de la construction ou ailleurs. S'il est fabrique ailleurs il est amene sur le terrain
Resistance a la compression
20 MPA Minimum (unite internationale)
2900 Psi Minimum (unite americaine)
Qualite des Produits
Materiaux
Les materiaux doivent etre propres, resistants et de bonne qualite en vue de produire de meilleurs betons.
CimentS'approvisionner du ciment du type 1 d'une source approuvee ou reputee
Sable
L'utilisation du sable de mer est interdite. On utilise du sable de riviere de diametre maximal 6 mm (0,25 pouce)
Eau
L'eau doit etre propre
Gravier
Utiliser du gravier concasse lave de dimenson maximale 1.9 cm (0.75"). L'utilisation du gravier roule est prohibee.
Dosage
Le dosage est le suivant: 1:3:4:0.5. Ce shema est equivalent a: 1 seau de ciment, 3 seaux de sable, 4 seaux de gravier, 1/2 seau d'eau.
Production du beton
- Melanger les elements sur un sol sec et propre
- Humidifier les moules de coffrage
- Vibrer le beton par couche dans la moule et vibrer profondement apres chaque couche afin d'atteindre les couches inferieures.
N.B Melanger par petites quantites suivant les besoins car le melange ne doit pas atteindre plus d'une heure avant d'etre utilise.
Criteres de controle de qualite
- Verification des quantites ainsi que des techniques utilisees pour le melange
- Essai de compression sur des cylindres normalises de beton preleves (resistance)
Etapes de la preparation du beton
- Verifier les materiaux et leur lieu de stockage
- Utiliser du gravier concasse et non roule
- Doser le melange avec un recipient etanche
- Melanger les elements sur un sol sec et propre
- Humidifier les moules de coffrage, Vider le beton par couche dans la moule et vibrer apres
- Prevoir de couler chaque piece en une seule phase. Mouiller le beton avec de l'eau le jour suivant.
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