Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

Haitilibre.com / Les dossiers

Saturday, October 29, 2011

Lignes directrices pour une conception parasismique de batiments

Un séisme est une vibration de la surface de la terre par les vagues emergeant de la source de perturbation dans la terre en raison d'une libération d'énergie dans la croûte terrestre. Il s'agit essentiellement d'un mouvement brusque et passager ou d'une série de mouvements de la surface de la terre emanant d'un mouvement limité du a la perturbation de  l'équilibre élastique de la masse de terre et se repandant  dans toutes les directions.

MOTIFS DU NOMBRE ELEVE DE DEGATS

1) L'urbanisation est en augmentation rapide et en raison de l'augmentation du coût des terres, de nombreux bâtiments a plusieurs étages sont en cours de construction.

2) L'appliation du Code n'est pas obligatoire.

3) La construction en tant que telle est régie par les règlements municipaux .

4) Les dispositions sismiques ne sont pas incorporées.

5) Absence de procedures adequates de controle

6) Pas de controle  même pour la conception ordinaire simple.


LES LIGNES DIRECTRICES

Mouvement


Il est le déplacement maximum latéral de la structure par rapport a la hauteur totale ou au déplacement relatif entre les etages. L'indice global des mouvements est le rapport du déplacement maximal du toit à la hauteur de la structure et le mouvement entre les etages est le rapport de la différence maximale de déplacement latéral en haut et en bas de l'étage divisée par la hauteur de l'étage.
Des éléments non structurels et des elements non structurels sismiques deviennent endommagé en raison de la dérive. Plus la rigidité latérale est eleve moins est le nombre de dommages possibles. La dérive d'un étage a l'autre due a la force laterale minimale de conception specifique  avec facteur de sécurité partiel de l'unité ne doit pas dépasser 0,004 fois la hauteur de l'étage.
La séparation entre les unités adjacentes ou des bâtiments:
Deux bâtiments adjacents ou deux unités adjacentes d'un même bâtiment avec des joints de séparation doivent être séparés par une distance égale à la quantite R multipliee par la somme des déplacements d'etage  calculés ainsi spécifiés au-dessus de chacun d'eux pour éviter tout dommage de proximite lorsque les deux unités se deplacent l'un par rapport a l' autre.


Etage flexible


Un étage flexible est celui dans lequel la rigidité latérale est inférieure à 70% de celle de l' etage superieure ou inferieure a 80% de la rigidité latérale moyenne des trois étages superieures. Dans lecas de bâtiments avec un etage flexible tel l'etage de rez-de-chaussee contenant de espaces ouverts pour le parking des arrangements speciaux doivent etre faits pour augmenter la resistance laterale et la flexibilite de l'etage flexible.
Pour ces bâtiments, l'analyse dynamique est effectuée, y compris la force et la rigidité des effets de remplissages et les déformations inélastiques dans les membres en particulier ceux dans l' étage flexible et les membres  conçus en conséquence. Alternativement, les critères de conception suivants sont à adopter après la réalisation de l'analyse sismique en négligeant l'effet des murs de remplissage dans les autres étages.
Lorsque les niveaux de plancher de deux bâtiments adjacents sont au meme niveau d'altitude,le facteur R peut être pris comme R / 2.
a) Les colonnes et les poutres de l'étage flexible doivent être conçus a 2,5 fois le cisaillement de l'étage et des moments calculés sous des charges sismiques spécifiées.
b) Outre les colonnes conçues  pour le calcul du cisaillement et des momentse de l' étage et des moments, des murs de contreventement placés symétriquement dans les deux directions de l'immeuble le plus loin du centre de l'édifice que possible doivent être conçu exclusivement pour 1,25 fois le cisaillement latéral de l'etage calcule.


Fondation:

L'utilisation de fondations vulnérable aux tassements différentiels significatifs à cause de secousses du sol doit être évitée pour les structures dans certaines zones sismiques. Des semelles  réparties individuellement ou poteaux doivent être interconnectés avec des liens, sauf si les semelles étalées  individuelles sont directement prises en charge sur le roc. Tous les liens doivent être capables de supporter en traction et en compression une force axiale égale à Ah /A multipliee par la plus grande de la charge de la colonne ou du poteau en plus des  forces autrement calculées , où Ah est la valeur spectrale horizontale de conception
Projections:
a) les projections verticales:
Réservoirs, les parapets des tours, des cheminées et autres projections en porte à faux verticaux attachés aux bâtiments et projetant le toit superieur doivent être conçus et contrôlés pour une stabilité equivalente a 5 fois le coefficient Ah sismique horizontal de conception. Dans l'analyse de l'édifice, le poids de ces éléments en saillie seront regroupées avec le poids du toit.
b) les projections horizontales:
Toutes les projections horizontales comme les corniches et les balcons doivent être conçus et vérifiés pour une stabilité equivalente a 5 fois le coefficient vertical  de conception égal à 10 / 3 Ah. Ces forces de conception accrue soit pour la projection verticale ou horizontale de projection ne sont que pour la conception des parties saillantes et leur connexion avec les principales structures.
Cela signifie que pour la conception de la structure principale une telle augmentation n'a pas besoin d'être pris en considération.
Forme du bâtiment:
Bâtiments très minces doivent être évités. Des surplombs importants et des projections attirent les forces de tremblement de terre. Des masses lourdes, comme de grands réservoirs d'eau , etc, au sommet doivent être évitées. De petits réservoirs d'eau, s'ils sont fournis, devraient être correctement connectés avec le système d'encadrement. Les bâtiments devraient être suffisamment  eloignes de pentes abruptes. Ils devraient être construits sur le sol  rempli. L'assymétrie devrait être évitée car les batments subissent des forces de torsion et les coins extrêmes sont soumis à des forces sismiques très grandes.


Amortissement:


L'amortissement est la suppression de l'énergie cinétique et l'énergie potentielle d'une structure vibrante  en vertu de laquelle l'amplitude des vibrations diminue régulièrement. Certaines vibrations sont dues au déplacement initial ou la vitesse initiale. En raison de l'amortissement, ces vibrations se decomposent en amplitude.
1. Quand il y a force harmonique appliquée et  sa période est presque égale à la période naturelle de la structure, la vibration va croître du déplacement et de la vitesse zero. L'amortissement  limite l'amplitude maximale des vibrations.
2. Plus l'amortissement est grand moins est l'amplitude.
3. L'amortissement négatif peut survenir tandi que la vibration est petite, suivie par l'amortissement positif aux grandes vibrations d'amplitude. Le code adopté pour la conception de bâtiments à plusieurs étages considerant des forces sismiques est IS 1893 (partie I) - 2002. Plus de 60% de surface de l'Inde est sujette au séisme. Selon IS 1893 (partie I) - 2002, l'Inde est divisée en plusieurs zones par rapport a leur ampleur d'intensité.

Traduit de l'anglais par Yves Simon, Educateur et Ingenieur Civil a partir des reglements de construction parasismique en Inde.
http://theconstructor.org/structural-engg/guidelines-for-earthquake-resistant-design/1704/

Saturday, October 22, 2011

When will the about 600,000 people living in the tents be relocated into permanent housing with decent living conditions?

Following the 2010 Haiti's earthquake the Preval government has issued the "Plan de Reconstruction et Refondation d'Haiti" (Plan of Reconstruction and Rebuilding of Haiti). Although limited this plan went beyond the rebuilding of physical infrastructures to a plan tied to restricted national development aligned with the established plan for Haiti during the last decades. The Haiti Reconstruction actions were characterized by the struggle of the different state bodies to control the apparatus of the Reconstruction and the inefficiency  the Haiti Reconstruction Interim Commission. President Michel Martelly during his campaign stated clearly that one of his priorities if elected would be the relocation of the earthquake victims out of tents. However his first actions as the head of State demonstrated that he has no housing resettlement plan and strategy to move all the victims out of tents. His plan is part of the demagogy of local and international organizations of a faux semblant or apparency of Reconstruction. President Martelly praised himself of two initiatives: the Central bank loan program and the the plan to move out people living in six tents back in their neighborhood. The loan program seemed to favor those who are not living in the tents to build their homes. Even in this case it would be difficult for low income working people to get a housing loan when we know that bank loan conditions are not lenient for this category. The second plan has come under criticisms of evictions out the camps with violence and lack of participation in the decision-making process of the directly concerned people.

Jacqueline Charles in the Miami Herald reported that families have been moved out of the camps according to this plan. They have been receiving $500 in rental subsidies according to this plan. However people living in several of these camps have been brutally evicted.. This is in stark contrast of a humanitarian and compassionate effort of helping people who suffered of all kinds of tragedy (natural and human). According to an expert even in a scenario of success of the program its effectiveness is limited:

" If the program succeeds it will touch only 5000 families or 4% of the camp population. One hundred and ninety families have already moved out of the first camp at place Saint-Pierre. Five thousand families are expected to move out of the two camps Place Saint Pierre and Place Boyer at the and of November. Four percent of the current camp population are expected to move in to permanent housing by March 2012".

The Institute Justice and Democracy in Hait (IJDH) and the University of San Francisco School of Law stressed  in their report the lack of progress of this plan and the evictions taken place in six camps involved in the plan:

The Sylvio Cator camp was closed in July and the Saint Pierre camp has been partially closed. The Sylvio Cator camp has been closed without  a court order according to the law and people's belonging have been destroyed.. Another camp across Saint Anne's church is subject of the same fate in the next days.

According to the report of the two institutions mentioned above the conditions of living in the 5 other remaining camps are desperate with lack of food and drinking water. The report also stated that 82% of people living in the camps said they were not consulted about their opinion in the closure of the camp.

Concerning the victims evicted from Sylvio Cator stade the report stated that violence was used during the eviction by the Haitian authorities. They described that the living and security conditions in the Bicentenaire new camp are worse than those of Sylvio Cator.

The lack of adequate solutions to the housing crisis led Mark Schneider of the International Crisis group to tell the Miami Herald " Haiti's failure to adopt a national housing resettlement and integration strategy stands as the most glaring failure of the past year".

The IJD and USF recommend participation of the people in the housing decision making process, accountability to those who are more affected and more durable solutions.

The report concluded that from the international perspective of aid that Haitians at all levels from the government to the communities should have the opportunities to participate in the decision-making processes affecting their lives.

Yves Simon, Educator

 http://www.cepr.net/index.php/relief-and-reconstruction-watch/  

Monday, September 5, 2011

Hurricane and its categories

Hurricane. Definition
A hurricane is a tropical cyclone occuring in the North Atlantic Ocean  or in the Northeast Pacific Ocean
What is a tropical cyclone?
A tropical cyclone is a storm system characterizes by a large low pressure center and numerous thunderstorms that produce high winds and heavy rains. Tropical storms strenghten when water vapor evaporated by the ocean is released as the saturated air, resulting in condensation of the condensation of the water vapor contained in the moist air.
What is a low pressure area?
A low pressure area is a region where the atmospheric pressure at the sea level is below that of the surrounding of the surrounding areas
What is atmospheric pressure?
Atmospheric pressure is the force per unit area exerted against a surface by the weight of air above that surface in the Earth's atmosphere

Formation of Hurricanes



Graphic showing how movement of warm, moist air and cooler, dry air combines in a hurricane

Hurricanes start when strong clusters of thunderstorms drift over warm ocean waters.
In the Atlantic and eastern Pacific they are called hurricanes, but in the western Pacific they are called typhoons.
In the Bay of Bengal and Indian Ocean they are known as cyclones.
The very warm air from the storm combines with the moist ocean surface and begin rising. This creates low pressure at the surface.
As trade winds hit those within the storm, the whirling winds cause the storm to start spinning. Rising warm air leaves low pressure above the surface.
Air rises faster and faster to fill this low pressure, in turn drawing more warm air off the sea and sucking cooler, drier air downwards.
As the storm moves over the ocean it picks up more warm, moist air. Wind speeds start to increase as more air is sucked into the low-pressure centre.
It can take hours or several days for a depression to grow into a fully-formed hurricane.
Hurricanes are made up of an eye of calm winds and low pressure surrounded by a spinning vortex of high winds and heavy rainstorms.
When a hurricane hits land it often has devastating effects.
The Saffir-Simpson scale was devised to measure hurricanes around the Americas and is increasingly used to categorise typhoons and cyclones, too, although some regions still use different scales.
The effects:
Category 1:
  • Minor flooding
  • Little structural damage
  • Storm surge 1.2-1.5m above normal
Category 2: • Roofs damaged
• Some trees damaged
• Storm surge 1.8-2.4m above normal

Category 3:
• Houses damaged
• Severe flooding
• Storm surge 2.7-3.7m above normal
Category 4:
• Some roofs destroyed
• Major structural damage to houses
• Storm surge 4-5.5m above normal
Category 5:
• Serious damage to buildings
• Severe flooding further inland
• Storm surge more than 5.5m above normal

Hurricane formation Source: BBC News
 





Haiti Reconstruction: Analyse

« On transite vers quoi? »

Partie 1 de 3

Par Ayiti Kale Je

Léogâne, 23 août 2011 – Bleu, rose, blanc ou vert.  Plastique, contreplaqué, acier ou deux par quatre. Ce sont les couleurs et les matériaux dont sont construits près de 90 000 petites maisons qui parsèment le flanc des collines dans les bidonvilles et la campagne haïtienne touchées par le séisme.
Mais qui reçoit les « abris transitoires », aussi appelés T-Shelters, d’après le nom anglais « Transitional Shelter »?  Et, comme se demandait le directeur d’une agence de l’ONU à propos du terme « transitoire » : « On transite vers quoi? » 
Qu’est-ce qu’un abri?
Un T-Shelter c’est une de ces maisonnettes construites par les agences et les organisations humanitaires, qui font partie intégrante de toute boîte à outils d’hébergement après sinistre.
L’abri transitionnel sert à fournir aux familles sinistrées un espace habitable, couvert et sûr, un environnement sain qui protège leur vie privée et leur dignité en période de transition entre une catastrophe naturelle et le retour à une situation plus permanente, selon Safer Homes, Stronger Communities, un manuel financé par la Banque Mondiale, « un manuel sur la reconstruction après une catastrophe naturelle ».
Source: Shelter Cluster (novembre 2010)
La construction d’abris transitoires pour les réfugiés se déroule dans l’une des deux périodes après une catastrophe, soit la distribution d’abris d’urgence (tentes) et la construction d’urgence de T-Shelter, avant la reconstruction de logements permanents.
En moyenne, un T-Shelter n’a qu’une seule chambre, mesure entre 12 à 18 m2  et dure au moins trois ans. Sa durée de vie dépend de la conception et de la fabrication, car certains sont faits des simples planches de bois, bordées de plastique, parfois sans portes ni fenêtres, tandis que d´autres ont une ossature de bois ou de métal et des murs de bois ou de plastique.
 À peu près 100 pourcent d’entre eux sont recouverts de tôle. Certains sont appelés « semi-permanents » parce que leurs fondations et leurs murs pourront éventuellement faire partie d'une maison permanente et plus grande, si – bien étendu –les bénéficiaires ont les moyennes économiques pour le faire.
Ils sont également différents en termes de coût. Leur prix peut varier de 1200 $, sans la main d’œuvre – comme ceux qui ont une armature d'acier et de plastique, fournis par la « Cooperative Housing Foundation International » – jusqu’à 4300 $ et plus. Le « Shelter Cluster » (groupement sur l'abri), le mécanisme qui devrait coordonner – mais qui n'a pas de pouvoir coercitif sur - toutes les agences et organisations reliées aux questions d’abri, ont tenté d’en évaluer le prix lors d’une récente étude, sans toujours y parvenir. (Le système Cluster est utilisé par les agences humanitaires après les catastropes. Voir Le Système Cluster en Haïti pour plus de détail. Read more

Friday, August 26, 2011

Victimes du 12 janvier "abandonnees comme des chiens errants"

 Par Ayiti Kale Je

Près de quatre-vingt mille minuscules maisons jonchent les collines de la capitale haïtienne et d’autres régions dévastées par le séisme du 12 janvier 2010, qui a emporté 230 000 âmes, endommagé ou détruit 171 584 maisons et déplacé des millions de personnes.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), dirigée par Bill Clinton, a approuvé des budgets totalisant 254,5 M$ pour des projets de reconstruction, de rénovation et de réparation de plus de 41 700 unités d’habitation.
Le nouveau gouvernement haïtien, dirigé par le chanteur  Michel Joseph Martelly, a récemment organisé la « semaine de la reconstruction ». Parmi les activités, M. Clinton et le Président ont inauguré une « exposition de domiciles » avec plus de 60 maisons modèles et un nouveau programme hypothécaire appelé « Kay Pa M », en français « Ma maison ».
 
Stratégie annoncée par les agences internationales et le gouvernement en novembre dernier. A-t-il ete suivi? Source: Shelter Cluster
Peut-on insinuer que la reconstruction a bien commencée? Les 634 000 personnes vivant encore dans les 1001 camps, comme les autres dizaines de milliers vivant dans des structures peu sécuritaires, voire condamnées, pourront-ils bientôt déménager dans un domicile sécuritaire?
Ayiti Kale Je a décidé d’y regarder de plus près. Son équipe de journalistes des radios commautaires, d’étudiants et de journalistes ont parlé à ceux qui vivent dans les camps, aux organisations humanitaires et aux autorités de la capitale, de la région des Palmes en particulier, soit les municipalités de Léogâne, Petit-Goâve et Grand Goâve, situés près de l’épicentre du tremblement de terre, où 150 000 personnes se sont retrouvées sans maison et où s’entassent encore environ 24 000 personnes, ou 7500 familles, dans des camps.
Dix-sept mois après le séisme, voici ce qu’ils ont trouvé :
•  Les travaux de réparation et de construction de 68 025 unités qui seront effectués ne compte que pour environ 22 pour cent (22%) des 304 060 familles victimes enregistrées. (De nos jours, la population dans les camps a diminué, ce en raison de divers facteurs, dont les expulsions de plus de 50 000 personnes, ainsi que le retour de milliers de familles dans des logements dangereux.)
•  La plupart des programmes et des projets annoncés à ce jour excluent les centaines de milliers de victimes qui étaient locataires avant le séisme.
•  Au moins 5 400 des unités qui seront construites ou réparées sont dans le département du Nord d’Haïti, loin de l’épicentre du séisme et de ses victimes, mais tout près de la zone où les compagnies étrangères prévoient un nouveau parc industriel d’usines de montage à faibles salaires.
•  Les propriétaires terriens et du bâtis sont les principaux groupes bénéficiaires des 116 000 T-Shelters (abris « transitionnels » ou « temporaires »), qui coûtent plus de 200 M$ US aux agences humanitaires et à leurs donateurs. Cependant, sur les 304 020 familles déplacées, plus de la moitié – soit environ 173 000 – n'avaient pas une maison ou un terrain avant le séisme.
•  La plupart des camps de la région des Palmes, et d’ailleurs du pays, manquent d’installations hydriques et sanitaires adéquates. Les gens se baignent souvent, voire se soulagent, à ciel ouvert, utilisent de l’eau non chlorée, manquent d’installations où se laver les mains et vivent dans des conditions sordides et sous-humaines, dans un pays où, tous les jours, des centaines de personnes contractent le Vibrio cholerae.
•  Aucune agence – nationale ou internationale – ne sert d’instance coordonnatrice pour la reconstruction de maisons, bien qu’on semble enfin voir des progrès en ce sens.
Par contre :
•  Beaucoup des 116 000 T-Shelters peuvent se classer comme « semi-permanents » ou mieux, car ils sont construits de matériaux résistants sur des fondations solides, qui peuvent être renforcés ou agrandis.
•  Les projets de reconstructions dans la capitale, qui sont évalués à plusieurs millions de dollars américains, promettent de réhabiliter des quartiers où vivent au moins 80 000 familles.

Louise Delva, d'un camp au Petit-Goave, indiquant ou elle et les autres residents du camp vont aux toilettes
 
Louise Delva qui n'a pas obtenu un T-Shelter et qui ne fait pas partie des projets de reconstruction vit dans une tente pourie dans le camp "Regal" avec ses enfants pres d'une riviere que les refugies utilisent comme latrine. Pendant une semaine en juin, 21 des residents des camps ont ete frappes par le cholera. Elle se dit oubliee: "Ils disent que nous avons des dirigeants. Nous n'avons pas de dirigeants dans ce pays. Ils nous ont abandonne comme un chien errant"

Regardez le video avec visite aux trois camps

 




Wednesday, August 24, 2011

Why the Virginia earthquake was felt north and south of the East Coast in the U.S and in Canada hundreds kilometres away from the epicenter?

 By Kerry Sheridan
Agence France-Presse
Washington: A rare 5.8 earthquake that rattled the eastern United States and was felt over a wide area from Toronto, Canada down to Georgia due to the hard, brittle quality of the ground.
The quake that struck near Richmond, Virginia was the strongest in the state since 1897, and shook the eastern seaboard for some 30 seconds, sparking a wave of panic among residents.
"Earthquakes of this magnitude are unusual in your area, but the fact that you shook so hard and the event was actually some distance from you is not unusual," Thomas Jordan, director of Southern California Earthquake Centre based at the University of Southern California, told the residents.
Different crusts
The outer rocky shell of the Earth, known as the lithosphere, is colder on the East Coast than in California, which is well known for experiencing frequent earthquakes.
"So when something shakes, it is like hitting a bar of steel, it rings pretty well. Whereas on the West Coast, the rocks are higher temperature and it is more like hitting something quite a bit softer," said Jordan.
Lucy Jones, a U.S. Geological Survey (USGS) spokeswoman, said the West Coast crust is broken up by active faults so it "doesn't do as good of a job of transmitting the energy. On the East Coast, you have this old, hard, cold crust that does a lovely job of transmitting the waves like a solid bell," she said, so that an earthquake "can definitely be felt hundreds of kilometres away".
Australia similar to East Coast
The U.S. East Coast has plenty of fault lines, but they are ancient, and are inside a creaky plate that is under pressure from being jostled and pushed by other plates, experts said. Occasionally, pressure builds up and stresses will be released in earthquakes, like the one that occurred this week.
"They are faults that used to be very active faults hundreds of millions of years ago, unlike the faults on the West Coast ... (that) are active today," said Jordan.
Jack Boatwright, a seismologist with USGS, said that one aftershock of 2.8 magnitude was recorded in the hour following the quake. Other parts of the world that are similar to the U.S. East Coast in terms of earthquake dynamics would include India, as well as some parts of Russia and Australia, he added. "In India, that large triangle is relatively old, so we think that it conducts energy similarly."
Minimal chance of bigger quake
Other differences between East and West Coast quakes are the sounds they make - residents of California are less likely to hear banging associated with a big quake unless they are very near the epicentre, Boatwright said. "On the East Coast you might hear it many kilometers away, so don't distrust the people who said they heard it."
Jordan added that the likelihood of a bigger quake in the near future was minimal. "There is a small probability that this could be the first of a set of earthquakes and there could a larger earthquake coming, but the chances of that are small, about 3 to 5%."
On the U.S. East Coast, where brick and wood buildings are not typically built to withstand shaking, a local official in Virginia said they were investigating calls of structural damage. Washington's National Cathedral reported "significant damage," with parts of three of the central tower's four pinnacles, its uppermost spires, having fallen off. No one was injured by the falling debris.
"On the East Coast you have a lot of structures that, since they haven't been built to withstand earthquakes, don't do a very good job if they are actually shaking," said Jordan. Any damage that occurs is typically close to the epicentre in such quakes, and the area where the quake struck was not a heavily populated town centre.

Saturday, August 20, 2011

50e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE JACQUES STEPHEN ALEXIS



Jacques-Stephen Alexis


Jacques-Stephen Alexis en 1961
D.R. © photo des archives de Gérald Bloncourt
Jacques-Stephen Alexis est né le 22 avril 1922 à Gonaïves (Haïti).  Son père, le journaliste Stéphen Alexis, auteur du Nègre masqué (1933), étant nommé à un poste diplomatique en Europe, Jacques entreprend des études au Collège Stanislas, à Paris.  De retour en Haïti en 1930, il poursuit ses études au Collège Saint-Louis-de-Gonzague, puis à la Faculté de médecine. Il fait la connaissance de Roumain et de Guillen en 1942. Il fonde La Ruche, journal d'opposition, qui joue un rôle décisif lors de la Révolution de 1946. Membre du Parti Communiste Haïtien, il conteste l'élection de Dumarsais Estimé. Il est emprisonné. À sa sortie, il passe son Doctorat de médecine et se rend à Paris. Il mène de front une triple activité: professionnelle (il se spécialise en neurologie), politique (par les Jeunesses communistes et la Fédération de Paris, il prend contact avec divers partis communistes, dont celui de Chine) et littéraire (il se lie avec Aragon, avec les écrivains de la Négritude et les écrivains latino-américains). En 1955, Gallimard publie son premier roman, Compère Général Soleil, dont le succès est immédiat. Il rentre en Haïti.
Inquiété par les autorités, Jacques-Stephen Alexis prend part néanmoins aux débats culturels et politiques en cours. Il apporte une contribution importante en 1956 à Paris, au Premier Congrès des Écrivains et Artistes Noirs: Prolégomènes à un Manifeste du Réalisme Merveilleux des Haïtiens. Il publie rapidement Les Arbres musiciens (1957), L'Espace d'un cillement (1959) et Romancero aux étoiles (1960). Il participe dans le même temps à divers congrès internationaux, dont celui de l'Union des Écrivains Soviétiques (1959). Le pouvoir de Duvalier accentue fortement l'atmosphère d'insécurité autour de lui, et empêche certaines de ses activités. Invité en Chine en 1961, et conscient de la déchirure qui se déclare entre les deux grands états communistes, il tente de faciliter un dernier rapprochement. Il rencontre Ho Chi Minh, Mao, et lance des appels remarqués pour l'unité du mouvement communiste international. Il rentre à Cuba, avec la décision d'entrer dans la clandestinité. En compagnie de quatre compagnons, Charles Adrien-Georges, Guy Béliard, Hubert Dupuis-Nouillé et Max Monroe, il débarque sur la plage de Bombardopolis, avec probablement pour objectif de rallier le hounfort dédié aux loas racines des Alexis, Souvenance. Sans doute trahis, les membres de l'expédition furent arrêtés, torturés, exécutés. La mort de Jacques-Stephen Alexis n'a jamais été officiellement reconnue.

 A lire aussi sur Jacques Stephen Alexis:
Jacques Alexis Remembered 
Stephen Alexis le pere de Jacques Stephen Alexis

– Yves Chemla
          Oeuvres principales:

Romans:

  • Les arbres musiciens. Paris: Gallimard, 1957, 1984; Port-au-Prince: Les Editions Fardin, 1986.
  • Compère Général Soleil. Paris: Gallimard, 1955.
  • L'espace d'un cillement. Paris: Gallimard, 1959, 1983.

Nouvelles:

  • Romancero aux étoiles; contes. Paris: Gallimard, 1960.

Articles sélectionnés:

  • « Contribution à la Table-Ronde sur le folklore et le nationalisme ». Optique (juin 1956):  25-34.
  • « La Culture haïtienne ». Les lettres françaises (27 septembre-3 octobre 1956).
  • « Du Réalisme merveilleux des Haïtiens ». Présence Africaine 8-9-10 (juin-novembre 1956): 245-271.
  • « Modern Haïtian Thought ». Books Abroad 30 (Spring 1956):  261-265.
  • « Où va le roman ? » (Débat autour des conditions d'un roman national chez les peuples noirs). Présence Africaine 13 (avril-mai 1957): 81-101.
  • « La Belle Amour humaine 1957 ». Europe 49.501 (janvier 1971): 20-27.
  • Préface à Jacques Roumain, Oeuvres Choisies. S. Pojarski, éd.  E.S.L., Editions du Progrès, 1964.
  • Préface à La Montagne ensorcelée de Jacques Roumain. Paris: Les Editeurs français réunis, 1972.


     Sur Jacques-Stephen Alexis:

  • Amer, Henry. "Jacques-Stephen Alexis: l'Espace d'un cillement, Le Romancero aux étoiles". La Nouvelle Revue française 15 (janvier-juin 1960): 969.
  • Antoine, Yves. Sémiologie et personnage romanesque chez Jacques Stephen Alexis. Montréal: Balzac, 1993.
  • Assali, Donald. "L'Espace d'un cillement de Jacques-Stephen Alexis: amour, politique et antillanité". Journal of Caribbean Studies 2 (Spring 1981): 15-23.
  • Assali, Donald. "Le Récit paysan alexien: Les Arbres musiciens". Présence francophone 176 (automne 1978): 109-124.
  • Boadas, Aura Marina. Lo barroco en la obra de Jacques Stephen Alexis. Caracas: Fundación CELARG, 1992.
  • Castera, Georges (fils). "L'expérience de la nuit et l'expérience du jour dans Compère Général Soleil, de J.-S. Alexis". Europe 49.501 (janvier 1971): 71-81.
  • Collectif. "Jacques-Stephen Alexis et la littérature d'Haïti".  n° spécial d'Europe 49.501 (janvier 1971): 3-81.
  • Dash, J. Michael. Jacques-Stephen Alexis.  Toronto: Black Images, 1975.
  • Decius, Philippe. "Contes et réalités haïtiennes chez Jacques Alexis". Europe. 49.501 (janvier 1971): 49-63.
  • Depestre, René. "Les Arbres musiciens par Jacques-Stephen Alexis". Présence Africaine 16 (octobre-novembre 1957): 188-189.
  • Depestre, René. "Un grand roman haïtien Compère Général Soleil, par Jacques-Stephen Alexis". Présence Africaine 16 (octobre-novembre 1957):  91-92.
  • Depestre, René. "Parler de Jacques-Stephen Alexis"; "Le merveilleux dans les lettres et les arts de Haïti". Bonjour et adieu à la Négritude. Paris: Laffont, 1980: 197-226; 242-246.
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  • Jonassaint, Jean. "Notes pour une relecture d'Alexis." Collectif Paroles 19 (1982): 28-30.
  • Laroche, Maximilien. Le Romancero aux étoiles et l'oeuvre romanesque de Jacques Stephen Alexis. Paris: Nathan, 1978.
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  • Manuel, Robert. Le Combat des femmes dans les romans de J.-S. Alexis. Port-au-Prince: Deschamps, 1980.
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Traductions:

In English:

  • General Sun, my brother. Carrol F. Coates, translation and introduction. Charlottesville: University Press of Virginia, 1999.
  • In the Flicker of an Eyelid. Trad. Carrol F. Coates and Edwidge Danticat. Charlottesville: University of Virginia Press, 2002.

En español:

  • En un abrir y cerrar de ojos. Jorge Zalamea, trad.  México, Era, 1969; Santo Domingo: Taller, 1984.
  • El compadre general Sol. La Habana: Casa de las Américas, 1974. Mi compadre el general Sol. Santo Domingo: Taller, 1976.
  • Romancero de las estrellas. Idea Vilariño, trad. Santo Domingo: Taller, 1982.


Jacques Stephen Alexis


Alexis avec Mao Tsé-toung à Pékin en 1961
D.R. © photo des archives de Gérald Bloncourt