Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

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Sunday, July 1, 2012

Preparation des barres d'acier pour beton et maconnerie armes

Cet article fait suite  a la serie d'articles concus a partir du Guide Pratique de Reparation de Petits Batiments en Haiti prerpare par le Ministere des Travaux Publics d'Haiti en vue de guider la reparation des batiments endommages apres le seisme du 12 janvier 2010. L'article suivant decrit la preparation des barres d'acier pour beton et maconnerie armes.

Description


Les pieces en acier servant a renforcer la maconnerie et/ou le beton peuvent etre preparees sur le terrain ou ailleurs et amenees sur le site. La reparation appropriee de batiments exige la mise sur place de materiaux de bonne qualite. La resistance specifique a la traction pour les barres d'acier est: ASTM 615 Grade 40.


Les fers de l'armature. Generalites


On peut employer tous les fers pour les petits travaux en beton arme en evitant ceux qui sont fragiles et de tres grande section. On peut utiliser des fers plats, carres ou profiles. Ils doivent etre propres et depourvus de matieres etrangeres telles que peinture et graisse. Des fers rouilles peuvent etre utilises pourvu que la rouille ne se detache pas par plaques. De l'acier doux a section ronde est generalement employe pour le beton arme.

Types d'aciers


1. Aciers ronds lisses. On distingue deux types: acier doux et mi-dur.

a. Acier courant ordinaire doux. La contrainte Ra resistance de l'acier est de 1200 a 1600 kg/cm2.
b. Acier special semi-dur. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2.

2. Acier crenele: Tor, Tentor et Caron. La contrainte Ra est de 1800 kg/cm2, adherence double de l'acier rond lisse.

Dimensions


Les barres d'acier crenele et lisse sont utilises dans la construction des petits batiments en Haiti:


1. Barre d'acier crenele. Les barres d'acier lisse ne peuvent pas etre utilisees pour les armatures verticales. On utilise des barres d'acier crenele de diaqmetre 3/8", 1/2", 5/8".
2. Barre d'acier lisse. Les barres d'acier de 1/4" de diametre sont utilisees pur les armatures horizontales.
Fils a ligaturer: 1/16 de puce de diametre.

Pliage des armatures


On plie l'armature a froid avec un gabarit adopte. On utilise des crochets de 135 degres pour les etriers. Les autres crochets sont de 90 degres.


Le crochet a gauche n'est pas admissible. Ce crochet est a 90 degres. On utilise le crochet a droite dont la courbure est de 135 degres.

Renforcement des murs de maconnerie

On renforce les murs de maconerie en utilisant les etapes suivantes:


  1. Placer deux barres horizontales de 0.635 cm (1/4 de pouce) de diametre et les espacer de 10cm (14 pouces)
  2. Plier des barres d'acier 10 cm (4 pouces) de longueur avec des crochets de 90 degres a chaque extremite de 2.5 cm (1 pouce) en extension
  3. Placer les epingles a des intervalles de 40 cm (16 pouces) entre les barres paralleles.
  4. Attacher les barres d'acier d'ensemble.
Jonction de barres: recouvrement

Les armatures vendues dans le commerce etant de longueur limitee on utilise plusieurs barres d'acier pour realiser des elements de plus grande longueur. La continuite entre les barres est assuree par un recouvrement c'est-a-dire que l'on fait chevaucher les barres sur une longueur lr dite longueur de recouvrement. Cette longueur est donc la longueur necessaire pour assurer la transmission des efforts agissant sur l'armature.

Recouvrement


Le recouvrement se realise en placant deux barres d'acier ensemble avec un recouvrement de longueur minimum comme suit:
-36 cm (14") pour une barre de diametre de 3/8 de pouce
-50 cm (20") pour une barre de diametre de 1/2 de pouce
-65 cm (26") pour une barre de diametre de 5/8 de pouce
Lier ensemble les barres d'acier.



Wednesday, June 20, 2012

La sombre histoire d'une "Haiti ouverte aux affaires" n'est-elle pas la cause majeure du sous-developpement chronique d'Haiti?

Recemment faisant une exploration virtuelle de la Republique Dominicaine j'ai pu constater comment ce pays depasse la Republique d'Haiti. Recemment la presse relatait la declaration selon laquelle il faut trente ans a Haiti pour atteindre le niveau de la Republique Dominicaine. Ceci pourrait s'effectuer si les Haitiens pouvaient prendre conscience des causes du sous-developpement chronique d'Haiti et decider a elaborer un plan de developpement fonde sur des structures politiques, economiques et sociales non oppressives. A la suite de mon exploration faite d'images tangibles de la Republique Dominicaine qui la placent au rang de pays pourvu d'infrastructures physiques de developpement en depit de son sous-developement l'avance de ce pays par rapport a la notre est flagrante La Republique Dominicaine entre autres est dotee d'un chemin ferroviaire, de plusieurs campus universitaires que nous n'avons pas. Ces infrastructures cachent souvent la misere, des problemes sociaux et economiques des couches defavorisees. Cependant elles detiennent un certain avantage et elles seraient pleinement benefiques si leur utilisation beneficiait toutes les couches sociales de la population. Des campus universitaires modernes ont un impact faible sur le developpement si le taux d'eleves qui leur sont accessibles est tres bas et le taux de diplomes par rapport au nombre d'admis est aussi bas.

L'histoire d'Haiti et nos experiences sur cette terre sont la pour nous demontrer les causes de notre sous-developpement. Cependant apres cette exploration mentionnee plus haut je m'etais prolonge dans une reflexion profonde pour trouver du fond de ma conscience les causes de nos malheurs. Coment un pays qui a occupe la Republique Dominicaine pendant 25 ans soit dans un si piteux etat? Comment un pays qui a vaincu les armees napoleoniennes pour conquerir son independance se soit trouve a ce niveau? Comment un pays qui, apres avoir conquis vaillament cette independance, construsit des forts strategiques a travers tout le pays pour empecher le retour a l'esclavage a vite  lache prise pour se depouiller de sa fierte d'hommes libres et se livrer a des dissensions internes et le retour a l'oppression sous une autre forme?. Les colons ne pouvant retablir physiquement l'esclavage et profitant de nos dissensions internes se sont evertues a continuer notre oppression bien apres l'independance. Cette oppression date de 1492 jusqu'a nos jours. Elle a commence avec l'exploitation des mines d'or avec l'arrivee de Christophe Colomb,a  continue avec l'esclavage puis s'est poursuivie apres l'independance avec l'exploitation des puissances coloniales directement en intervenant dans la direction des affaires politiques, economiques et sociales du pays et indirectement par le bias de compagnies etrangeres telles la SHADA, la SEDREN, la REYNOLDS et bien d'autres avant qui ont depouille les paysans de leurs terres et s'approprier de nos resources minieres. L'aspect economique de cette exploitation economique s'est accentuee durant le regime de Jean-Claude Duvalier avec les usines de sous-traitance. Elle a pris du poils avec le gouvernement de Preval qui s'etait oppose a une augmentation du salaire des ouvriers travaillent dans les industries nationales et internationales. Elle continue avec le gouvernement Martelly "ouvrant le pays aux affaires" avec l'intallation des industries a Caracol, l'exploitation de nos ressources minieres sans redevance pour les ouvriers et le pays tout entier. Ayiti Kale Je a travers les lignes suivantes nous rappelle la triste histoire d'une Haiti ouverte aux affaires depuis cinq cents vingts ans. Quand va-t-on briser ces chaines pour trouver la voie du developpement? La reponse est au peuple haitien qui doit prendre son destin en main.

Les mines d’or planifiées dans le nord d’Haïti sont l’aboutissement de siècles d’extraction des ressources minérales, naturelles et agricoles du pays, par des envahisseurs et des investisseurs étrangers.
1492 : À sa première visite, Christophe Colomb écrit dans ses carnets de voyage que le peuple de ce qui allait devenir Hispaniola—l’île englobant aujourd’hui Haïti et la République Dominicaine—a offert aux navigateurs de l’or « avec une telle générosité de cœur et une telle joie que c’était magnifique ». Tous les commentaires parlent de « grandes pépites d’or » et de « pépites grandes comme la main. »
    Au cours des années suivantes, des centaines de milliers, sinon des millions d’autochtones meurent dans les mines d’or, ou de maladies importées d’Espagne.
    Une décennie après la découverte de Christophe Colomb, la couronne d’Espagne était déjà en train de prélever son « cinquième » (20 pour cent) de tout l’or des Caraïbes, puis, recueille 8000 ducats d’or (environ 25,061 kg) en 1503 et 120 000 ducats (376.254 kg) en 1518.
Christophe Colomb et ses hommes ont souvent échangé des cloches et des babioles contre des pépites d’or.
1697-1804 : Le labeur d’environ 800 000 esclaves d’Afrique vaut à la colonie française le surnom de « Perle des Antilles » grâce à l’immense richesse produite pour la couronne française et grâce au sucre, au café et à l’indigo exportés par des investisseurs français. Selon certains chercheurs, en 1789, la colonie exporte la moitié de la production mondiale de café et représente environ 40 pour cent du commerce extérieur de la France.
Un explorateur se tient près du puits d’une mine
datant du 16e siècle.
Photo: Florida Museum of Natural History
1857 : Le capitaine américain Peter Duncan proclame l’île de La Navase, à l’ouest d’Haïti, territoire américain, en vertu du Guano Islands Act de 1856, qui autorise tout citoyen américain à « prendre possession… d'une île ou d’un rocher » contenant des gisements de guano « si elle est inoccupée ou qu'elle n’est pas soumise à la juridiction d'un autre gouvernement. » À l’époque, le guano, ou fiente d’oiseau, est un engrais très recherché.
    La Navase fait partie d’Haïti, mais peu importe. Les États-unis réclament île et érigent une ville-entreprise pour extraire la fiente. Aujourd’hui, si la compagnie a fermé, La Navase, considérée par Washington comme un territoire américain, est toujours revendiquée par Haïti, qui en fait état dans sa constitution de 1987.


Une carte indiquant l’emplacement
de la Navasse («
La Navassa » sur
les cartes américaines). La Constitution
haïtienne la réclame comme une partie
de son territoire.

Vue aérienne de La Navasse, prise de l’espace. L’ile fait environ 5,2 kilomètres. Image : courtoisie du Image Science & Analysis Laboratory, Centre spatial NASA Johnson
1910 : La Hayti Mines Company, sise à New York, achète la Compagnie Minière de Terre-Neuve. Pendant une période de dix ans, la compagnie exporte 436 tonnes de cuivre. Aucune autre information n’est disponible.
1911 : L’entrepreneur James MacDonald est financé par la WR Grace, ce qui lui permet de prendre le contrôle de la compagnie ferroviaire nationale d’Haïti. En échange de l’éventuelle construction d’un chemin de fer jusqu’à la ville du Cap-Haïtien, il obtient pendant 50 ans la concession des 2 km de terres bordant de part et d’autre les 320 km du futur chemin de fer, pour des plantations de bananes, et le monopole de l’exportation de cette denrée. La compagnie MacDonald émet pour 35 millions de dollars US d’obligations, garanties à 60 pour cent par le gouvernement haïtien. MacDonald échoue et prend la fuite. Pendant l’occupation américaine, le gouvernement haïtien est forcé de rembourser plus de 4 millions de dollars aux investisseurs.
1915-1934 : Les États-unis occupent Haïti. En 1913, le Président Woodrow Wilson explique que « Notre responsabilité envers le peuple américain nous force à aider les investisseurs américains en Haïti ».
    En 1914, les Marines américains s’emparent des réserves d’or d’Haïti, et en quelques mois entament la plus longue occupation américaine à ce jour.
    De 1917 à 1927, un territoire de plus de 1000 kilomètres carrés est cédé aux compagnies américaines, et après 1928, 1000 autres kilomètres carrés sont vendus à des compagnies américaines, grâce à une loi passée par un gouvernement fantoche permettant aux étrangers d’acheter des terres. Des dizaines de milliers de familles paysannes sont expropriées de leurs terres pour faire place aux plantations d’ananas, de bananes et de sisal. Ces plantations appartiennent à des firmes connues comme United Fruit et Standard Fuit, ainsi qu’à de nouvelles compagnies comme Haitian Products Co., Haitian American Co. Et la plupart des investissements finissent en faillite.
    Pendant cette période, on assiste également à une migration massive de travailleurs haïtiens, légale ou non, vers Cuba et la République dominicaine, en quête de travail. On ne connaît pas le nombre exact, mais de 1915 à 1930, de 5 000 à 20 000 Haïtiens, surtout des travailleurs, émigrent légalement chaque année à Cuba.
1935 : La Standard Fruit and Steamship Company signent une entente de 10 ans avec le gouvernement, renouvelée pour cinq autres années. Ainsi, la firme de Nouvelle-Orléans obtient le monopole sur toute exportation de banane pendant dix ans, et sur la plupart des exportations entre 1945 et 1950. En 1945, dans la seule vallée de l’Artibonite, la compagnie contrôle directement un territoire de 3 900 hectares et achète en plus les bananes des petits paysans provenant d’un territoire de 5 000 hectares. Les agriculteurs qui refusent de produire de la banane sont souvent victimes de répression et voient leurs champs brûlés.  En 1945, la banane se classe parmi les principales exportations du pays, mais la corruption des fonctionnaires, entre autres, la plongent dans un déclin graduel.
1941 : On établit la SHADA, ou Société haïtiano-américaine de développement agricole, pour approvisionner le gouvernement américain en caoutchouc et en sisal (pour la corde) dans le cadre de l‘effort de guerre déployé pendant la 2e Guerre mondiale.
     La société se voit accorder un prêt de 5 million de dollars US par la banque américaine d’import-export (EXIM) et une concession de près de 60 000 hectares de terre agricole et de pinèdes, pour la coupe et la culture du caoutchouc et du cryptostegia, un arbuste à caoutchouc. La SHADA obtient également un territoire de plus de 130 000 hectares dans le nord et le nord-est, qu’elle coupe à blanc pour planter du sisal. Les paysans chassés de leurs terres reçoivent une maigre pitance – de 5 $ à 25 $ par carreau (3,19 acres) – en compensation. On coupe alors un million d’arbres fruitiers dans le sud-ouest d’Haïti (Grand’Anse). En une seule année, en 1943, plus de 30 000 familles sont expulsées de leurs terres.
    Le projet caoutchouc ferme en 1945 avec un déficit de 6,8 millions de dollars. D’autres projets de la SHADA perdent plus de 2 millions de dollars la même année. La SHADA est considérée comme le pire fiasco en « développement » de l’histoire d’Haïti.
Ouvriers haïtiens dans une plantation de sisal
1944 : La Reynolds Haitian Mines Inc. obtient le monopole exclusif de la bauxite et la concession de l’exploitation d’une mine près de Miragoâne. En l’espace d’environ 40 ans, 13,3 millions de tonnes de bauxite partent vers Corpus Christi, au Texas. La bauxite haïtienne représente près du cinquième de toute la bauxite acquise par la Reynolds de 1959 à 1982. La Reynolds a accès à 150 000 hectares de terres. Des milliers de familles sont expropriées.
     Le gouvernement haïtien empoche d’abord 90 cents US, puis 1,29  dollar us par tonne métrique. Quand Haïti forme, avec d’autres pays, l’International Bauxite Association (IBA), en 1974, les redevances montent une fois de plus, mais au bout de six ans, la Reynolds se retire après avoir extrait une grande partie de la bauxite, à la recherche de pays moins gourmands en redevances.
     Durant ses 4 décennies en Haïti, la Reynolds n’a construit que 13 kilomètres de route et embauché qu’environ 300 personnes.
L’ancienne usine et le quai de la Reynolds, près de Miragoâne, en Haïti
 1955 : La Société d’exploitation et de développement économique et naturel (SEDREN), filière de la canadienne Consolidated Halliwell, obtient un droit d'exploitation du cuivre dans la région de Mémé (Terre-Neuve/Gonaïves). Pendant 12 ans (1960-1972), la SEDREN exporte 1,5 millions de tonnes de cuivre, évaluées à environ 83,5 millions de dollars. Le gouvernement en a reçu environ 3 millions de dollars US.
    À son apogée (en 1971), l’industrie minière (Reynolds et SEDREN) totalise à peine 889 employés, rémunérés au salaire minimum, soit moins de 70 cents us par jour. Tout le personnel qualifié provient de l’étranger.
Et que disent les historiens?
    L’économiste Fred Doura qualifie l’économie haïtienne d’« extraversion dépendante », ponctuée d’enclaves. À propos des mines, il écrit :
    « L’industrie extractive en Haïti a été l’exemple type d’une industrie ‘enclavée’ soumise à la domination étrangère où deux transnationales nord-américaines ont exploité principalement les minerais de bauxite et de cuivre… l’impact était quasiment nul sur l’économie. » [Économie d’Haïti – dépendance, crise et développement (2001)]
    Alex Dupuy, sociologue et historien, abonde dans le même sens.
    Ce professeur de la Wesleyan University explique à Ayiti Kale Je dans une entrevue téléphonique, en février 2012 : « Historiquement, les investissement étrangers n’ont eu aucun impact positif sur la population haïtienne en général… D’habitude, quelques membres de l’élite haïtienne bénéficient, l’État prend sa part et tous les profits vont à la compagnie. »
    « Les paysans ont de bonnes raisons de se méfier de toute proposition d’investissement étranger en Haïti, car ils savent très bien comment ces projets se sont soldés par le passé, » ajoute le professeur, auteur de « Haiti in the World Economy – Class, Race and Underdevelopment (Haïti dans l’économie mondiale : classes, races et sous-développement) ».
    « Ils viennent investir ici pour leur bien et non pour le pays ni pour les paysans. Ils s’approprient les terres des paysans et leur volent leur unique gagne-pain. Alors, pourquoi les paysans leur feraient-ils confiance, à eux, au gouvernement central de Port-au-Prince, ou à quiconque? »


Tuesday, June 12, 2012

Qui beneficie des ressources minieres du sous-sol haitien?

Dans des pays sous-developpes comme Haiti ou la Republique Dominicaine la presse a-t-elle la capacite de contribuer au developpement? La corruption des dirigeants de ces deux gouvernements donne a une presse investigatrice l'allure d'une veritable machine a sensations. De temps a autre une nouvelle fait sensation disparait et fait place a une autre. Il n'existe pas d'autorites capables de resoudre les problemes souleves par la presse ou d'un systeme judiciaire capable de faire suite aux allegations de corruption. De ce fait la presse ne peut affirmer sa credibilite aupres du public. L'existence de minerais dans notre sous-sol evaluant a pres de vingt milliards de dollars fait la une de beaucoup de medias haitiens et etrangers. Des enquetes menees par Ayiti Kale Je devoilent la main-mise des compagnies etrangeres sur ces resources sans aucune redevance pour le peuple haitien. L'historique du pillage de nos richesses naturelles est mis a jour par les medias. En fin de compte a quoi tout cela va-t-il aboutir? Le gouvernement haitien et quelques jeunes a la recherche de billets de dollars pour aider les etrangers dans la recherche des minerais sont deja partie prenante de cette extorsion de nos richesses naturelles. J'ai regarde avec tristesse dans le video a la fin de cet article les declarations naives d'un jeune haitien disant "aimer les etrangers" et leur travail dans la region du nord ou les mines sont exploitees se souciant guere du pillage des resources naturelles par ces etrangers. Ces jeunes livres a la misere se rejouissent de quelques billets de dollars que le travail d'exploitation miniere peut leur apporter peu importe les gros benefices recoltes par les compagnies etrangeres. Tres peu de citoyens dans le nord, lieu d'exploitation de ces resources minieres, se soucient des mefaits de l'environnement resultant de l'exploitation miniere et des desavantages economiques d'une telle entreprise d'exploitation de nos ressources naturelles mais ils sont impuissants a empecher l'execution de ces actions ehontees. D'autre part des paysans du nord pratiquent eux-memes le travail d'extraction des minerais du sol depuis des generations. Un Etat responsable s'il existait pourrait eventuellement exploiter ces ressources minieres au benefice de la nation entiere et du meme coup employer ces paysans et bien d'autre ayant developpe une certaine pratique d'exploitation et du commerce de ces ressources. Les resultats de l'enquete d'Ayiti Kale Je sont alarmants:

" • Près de 3885 kilomètres carrés de territoire haïtien, soit 15 pour cent de tout le pays, sont déjà sous une licence de recherche, d’exploration ou d’exploitation, ou sont soumises à une convention contrôlée par des firmes américaines et canadiennes.
• À elle seule, l’Eurasian Minerals, une des firmes en question, a prélevé 44 000 échantillons.
• La Newmont Mining, deuxième producteur d’or au monde et qui exploite la plus grande mine en Amérique, a largement investi auprès d’Eurasian et envisage la possibilité d’exploiter au moins cinq sites miniers.
• L’ancien ministre haïtien de l’économie et des finances travaille aujourd’hui comme consultant pour la minière Newmont.
• Deux ministres haïtiens ont récemment signé avec Newmont et Eurasian un « protocole d’entente » selon lequel – et en violation de la loi haïtienne – les compagnies peuvent commencer le forage dans un des sites en exploration. Or, la loi haïtienne stipule qu’aucun forage ne peut être entrepris sans une convention minière.
• Équipée d’une poignée de véhicules et de quelques de géologues, l’agence d’État, n’a pas les moyens de superviser les opérations de forage et de recherche en cours au nord du pays.
• Personne ne semble enclin à parler aux communautés de ce qui se passe dans le nord et des ententes conclues derrière des portes closes".

De toute facon seule une mobilisation de la population contre ce pillage ehonte pourrait freiner sa poursuite. Cependant on ne voit pas la possibilite d'une telle mobilisation. Le gros des benefices ira a ces compagnies. Quelques miettes iront aux dirigeants pour les services rendus et le peuple ne beneficiera rien continuant a patauger dans sa misere.

Saturday, May 26, 2012

Preparation du beton pour les colonnes et les dalles


Description
Le beton destine aux colonnes et aux dalles peut etre fabrique sur le lieu de la construction ou ailleurs. S'il est fabrique ailleurs il est amene sur le terrain
Resistance a la compression
20 MPA Minimum (unite internationale)
2900 Psi Minimum (unite americaine)
Qualite des Produits

Materiaux

Les materiaux doivent etre propres, resistants et de bonne qualite en vue de produire de meilleurs betons.
Ciment
S'approvisionner du ciment du  type 1 d'une source approuvee ou reputee
Sable
L'utilisation du sable de mer est interdite. On utilise du sable de riviere de diametre maximal 6 mm (0,25 pouce)
Eau
L'eau doit etre propre
Gravier
Utiliser du gravier concasse lave de dimenson maximale 1.9 cm (0.75"). L'utilisation du gravier roule est prohibee.
Dosage
Le dosage est le suivant: 1:3:4:0.5. Ce shema est equivalent a: 1 seau de ciment, 3 seaux de sable, 4 seaux de gravier, 1/2 seau d'eau.
Production du beton
  • Melanger les elements sur un sol sec et propre
  • Humidifier les moules de coffrage
  • Vibrer le beton par couche dans la moule et vibrer profondement apres chaque couche afin d'atteindre les couches inferieures.
N.B Melanger par petites quantites suivant les besoins car le melange ne doit pas atteindre plus d'une heure avant d'etre utilise.
Criteres de controle de qualite
  1. Verification des quantites ainsi que des techniques utilisees pour le melange
  2.  Essai de compression sur des cylindres normalises de beton preleves (resistance)
Etapes de la preparation du beton
  1. Verifier les materiaux et leur lieu de stockage
  2. Utiliser du gravier concasse et non roule
  3. Doser le melange avec un recipient etanche
  4. Melanger les elements sur un sol sec et propre
  5. Humidifier les moules de coffrage, Vider le beton par couche dans la moule et vibrer apres
  6. Prevoir de couler chaque piece en une seule phase. Mouiller le beton avec de l'eau le jour suivant. 

Saturday, May 19, 2012

Preparation du mortier pour la reparation de petits batiments endommages apres le seisme de 12 janvier 2010

Je me propose d'ecrire une serie d'articles sur la construction des batiments. Cependant j'estime important de commencer par ecrire sur les procedures de reparations des batiments endommages apres le seisme du 12 janvier 2010. Cependant quoique mon souci soit de divulguer des informations scientifiques et techniques je ne puis m'empecher en meme temps de reflechir sur les caracteres et les suivis des documents scientifiques et techniques. La reflexion la plus importante me venant a l'esprit est le non-respect par l'Etat haitien de ses propres reglements dans tous les aspects de la vie citoyenne. L'Etat haitien n'a pas fait respecter les reglements contenus dans le guide de reparations des petits batiments endommages apres le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Certains Haitiens vont carrement se loger dans les batiments endommages et les choses continuent comme si rien ne s'etait passe.  Je ne vais pas m'attarder a faire de commentaires. Je pense qu'a cote des critiques il faut eduquer en meme temps. Ainsi l'objectif de cet article est d'exposer les procedures a utiliser pour la preparation du mortier pour la pose de blocs dans le cadre des reparations de petits batiments endommages apres le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le document referentiel utilise est le guide de reparations utilise par le Ministere des Travaux Publics d'Haiti.

Apres le tremblement de terre du 12 janvier 2010 le Ministere des Travaux Publics Transport et Communication d'Haiti a elabore un guide de recommandations pour la reparation et l'amelioration de structures de batiments moderement endommages. Une version modifieee de la methode ATC 20 (Evaluation de la securite des batiments apres les tremblements de terre) a ete utilisee pour l'evaluation des batiments endommages. Lors de l'evaluation une etiquette a ete placee sur chaque batiment indiquant le niveau de risque presente pour ses occupants et l'environnement.

Un batiment etiquete vert est sur pour l'occupation. Des reparations structurelles sont non requises. Des structures etiquettees jaunes doivent etre utilisees de maniere limitee. Les dommages sont moderes et les reparations structurelles sont necessaires. Les batiments etiquettes rouges sont dangereux pour l'occupation et gravement endommages. D'importantes reparations structurelles sont necessaires, Une demolition entiere du batiment peut etre exigible. Les paragraphes suivants vont proposer une description du mortier et definir les elements utilises et les procedures a suivre pour sa production,

Description

Le mortier de ciment relie les blocs de beton et les moellons. La production d'un bon mortier exige des materiaux de bonne qualite.

Elements utilises et qualite

Le mortier est constitue de ciment, de sable et d'eau.

Ciment

Le ciment de type 1 doit etre utilise et approvisionne d'une source reputee

Sable

On utilise du sable de riviere de diametre minimal  6 mm

Eau

L'eau doit etre propre.

Dosage

Le dosage est le suivant: un seau d'eau, trois seaux de sable et un seau de ciment.

Production du Mortier

Melanger les elements dans un recipient etanche et propre (example une brouette). Ajouter de l'eau ensuite afin d'obtenir une consistance plastique. On melange par petites quantites suivant les besoins car la duree de conistance du mortier est d'environ une heure.

Outils

Une brouette est utilisee pour le melange et u  seau sert au transport.

Etapes

1. Verifier les materiaux et leur stockage.
2. Doser le melange avec un seau etanche
3. Melanger tous les elements secs dans un recipient recipient etanche,
4. Ajouter de l'eau au melange pour faire de petites quantites qu'on utilise rapidement.
5. Donner au mortier la consistance plastique
6. Humidifier le bloc avant de le poser.

Saturday, May 12, 2012

Des ingenieurs ont provoque un tremblement de terre artificiel a un hospital


Engineers unleashed artificial earthquakes 

Les vibrations du sol causees par les secousses sismiques sont considerees comme des charges laterales. Pour permettre a un batiment de survivre a un tremblement de terre les structures doivent etre concues de maniere a resister a ces charges laterales. Une technique utilisee au Japon est experimentee par des ingenieurs de la Californie. Cette technique consiste a utilisee des paliers de caoutchouc en vue d'isoler le batiment du sol. Les ingenieurs ont realise deux experiences sur un echantillon hospital en vue de tester de la capacite de ces ces paliers a proteger efficacement le batiment. Des tremblements de terre ont ete artificiellement provoques utisant une table remuante.

La technique des "isolateurs de base" pourrait aussi etre utilisee en Haiti pour proteger les batiments contre les tremblements de terre. Il est important de proteger des batiments strategiques comme des hopitaux, des batiments logeant beaucoup de personnes et des equipements importants Cependant il  serait important d'utiliser ces techniques a la protection de tous les batiments y compris les batiments residentiels si cette technique se revele etre sure pour proteger les batiments. C'est le role de l'Etat de veiller a ce que tous les batiments soient proteges y compris les batiments residentiels. L'Etat doit encourager l'application de techniques nouvelles a la protection des batiments residentiels.

Des ingenieurs de la Californie ont declenche des tremblements de terre sur un batiment de 5 etages muni d'equipements medicaux.

L'hopital echantillon a ete bati sur une geante table remuante capable de soumettre le batiment a des mouvements similaires a des tremblements de terre reels. Les tests ont ete  concus pour determiner si les hopitaux construits sur des paliers de caoutchouc pouvaient se tenir apres un tremblement de terre.

L'usage de ces paliers de caoutchouc est commun au Japon, pays sujet a de frequents tremblements de terre.

Le projet de 5 millions de dollars testait aussi la capacite des paliers a proteger des batiments strategiques comme des centres de donnees informatiques de telle sorte qu'ils peuvent fonctioner sans interruption apres un tremblement de terre de forte magnitude.

C'est la premiere fois que le systeme de palier reposant sur une table remuante a ete examine aux Etats-Unis.

"Le role des paliers est de detacher le batiment du mouvement du sol durant un tremblement de terre, ce qui est equivalent a mettre le batiment sur des patins a roulettes", declarait Tara Hutchinson, un Professeur de Genie Civil a l'universite de Californie a San Diego

Elle disait que, tandis que la plupart des recherches se concentrait sur l'integrite structurelle des batiments apres untremblement de terre, une infime partie examinait comment d'autres parties vitales telles les escaliers, les ascenseurs et d'autres parties d'un batiment se comportaient apres un evenement sismique majeur

Les tremblements de terre a nouveau declenches


Le batiment fut muni d'une unite d'equipements chirurgicaux et de soins intensifs, de serveurs informatiques et d'autres equipements electriques aussi bien que d'escaliers et un ascenseur.

La srtucture de 24 metres de haut etait revetue de beton precontraint et de stuc synthetique, deux materiaux communement utilises dans des projets de construction commerciaux, et un reservoir d'eau et un systeme de chauffage et de climatisation etaient installes sur le toit.

Au pemier jour du test du debut d'avril, la table remuante assujettit le batiment a des secousses identiques a celles enregistreees durant le tremblement de terre de Northridge en 1994 a Los Angeles et le tremblement de terre du Chili en 2010.

Les ingenieurs ont trouve que les paliers de caoutchouc (ou "isolants de base") ont protege avec succes le batiment de la plupart des mouvements lateraux destructeurs qu'il pourrait experimenter durant un tremblement de terrre reel. Il laissa les ascenseurs, les equipements medicaux et d'autres appareils intacts en depit des dommages cosmetiques mineurs.

"Notre constatation est que les contenus du batiment continuaient a fonctionner apres nos tremblements deterre', disait le Professeur Hutchinson. "Si l'equipement consistait de systemes de support vital maintenant des gens reels en vie, alors des paliers auraient sauve leur vie".

Les ingenieurs ont maintenant enleve les isolants de base du desssous des batiments, et apres les trois prochaines semaines le Professeur Hutchinson repetera les tremblements de terre simules de telle sorte qu'une comparaison directe puisse etre faite entre le dommage cause au contenu du batiment avec ou sans ces paliers.

Les isolants de base ont deja ete adaptes a la base des mairies de Los Angeles, OKland et de San Francisco.

http://www.bbc.co.uk/news/technology-17954352


Wednesday, May 9, 2012

A quand une rassurance de la population haitienne concernant les secousses sismiques et un amenagement urbain de la capitale et de tout le territoire?

Les ravages du tremblement de terre du 12 janvier 2010 ont laisse des sequelles quasi indelebiles dans l'esprit de la population. L'Etat haitien n'a pas fait assez d'efforts pour rassurer la poplation en ce sens.  Des spots publicitaires ont ete passes a la radio concernant les precautions a prendre lors d'un tremblement de terre. Certains Haitiens semblent avoir des rudiments de connaissances a propos des caracteristiques d'un tremblement de terre et les mesures a prendre lors d'un eventuel seisme. Considerant la population totale on pourrait se demander quel est le pourcentage de ceux qui savent parfaitement les mesures a prendre. Une enquete devrait etre realisee en ce sens. En l'absence de constructions repondant aux normes de construction parasismique ces mesures peuvent sauver des vies. Certains sont satisfaits du fait que beaucoup de debris ont ete ramasses et que des milliers de personnes ont demenage des tentes. Beaucoup de personnes avisees ne cessent de claironer fort que le desastre provoque par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 peut se renouveler au cas ou un tremblement de terre de magnitude identique se produirait. On a toujours reve d'une capitale ou les bidonvilles disparaissent. les maisons ne sont plus construites dans les ravins, le flanc du morne l'Hopital et pres des mines de sable. On pensait que la Reconstruction allait nous permettre d'avoir une capitale et une Haiti modernes. Tel n'est pas le cas. Les memes vieilles pratiques seculaires continuent a etre de mise. On annonce de grands projets, on fait des etudes, on annule les projets du gouvernement precedent sous le pretexte de faire mieux. Mais le panorama seculaire se perpetue. Des millions d'Haitiens vivant dans des bidonvilles et une minorite vivant dans des maisons luxueuses. Le projet de la refonte du Centre-ville et du fort national donnant l'allure d'un renouveau bien qu'il ne tienne pas compte de l'amenagement total de la capitale n'existe plus. L'article de Alter Presse relatant la faible secousse sismique dans le Nord met l'emphase sur les travaux de zonage actuellement realises dans la capitale. Ces travaux coutant des millions de dollars visent a identifier les sols susceptibles d'amplifier les vibrations causees par les tremblements de terre. Cet effort ne serait-il pas vain si l'Etat ne prend pas des mesures pour empecher de construire sur ces terrains a risques. En l'absence d'un plan coherent et global de construction pour un Etat moderne, de l'etablissement de notre propre code de construction, de mesures pour faire respecter ces normes et de notre propre direction de la Reconstruction et construction, le pays peut etre amene a vivre dans un environnement delabre n'ayant jamais existe dans notre histoire. On peut eviter l'avenement d'une telle situation desastreuse qu'on a deja commence a vivre.

Lire l'article de Alter Presse concernant la faible secousse tellurique ressentie dans le Nord-Ouest la semaine derniere http://www.alterpresse.org/spip.php?article12787