There was an error in this gadget
Le but de ce blog est d'eduquer et de discuter a propos des desastres naturels avec un focus sur l'activite et la vulnerabilite sismique, de reporter des informations generales relatives au tremblement de terre d'Haiti du 12 janvier 2010 et aux tremblements de terre du monde. Il met l'accent sur les efforts de reconstruction d'Haiti et la necessite d'utiliser des techniques de conception des structures de batiments et construction parasismique dans la construction des infrastructures physiques.

Haitilibre.com / Les dossiers

Sunday, April 29, 2012

Introduction a la theorie des vibrations

RESUME
Les structures de batiments peuvent etre soumises a des vibrations causees par des rafales de vent, des mouvements du sol dus aux seismes, des ondes de pression dues aux explosions, etc pendant une periode determinee. Les batiments doivent etre concus de maniere a resister a l'influence de ces charges externes. Les structures viables sont generalement concues de maniere a transmettre surement les charges verticales (charges mortes) et les charges laterales aux fondations. Les vibrations mentionees plus haut sont causees par des charges laterales dynamiques et les structures doivent etre concues en tenant compte de ces dernieres.

Pour bien comprendre certaines notions relatives a la theorie des vibrations on va utiliser un pendule. Ce dernier est constitue d'un poids suspendu a un fil bien tendu. En relachant le pendule de sa position initiale il opere un mouvement de va-et-vient. Ce mouvement de va-et-vient s'appelle oscillation. La periode mise par le pendule pour accomplir ce mouvement d'oscillation s'appelle periode naturelle du pendule. Les structures ont des personnalites comme les humains et les caracteristiques personnelles des structures s'appellent periodes naturelles dans le langage de la theorie des vibrations. Des caracteristiques communes peuvent etre atttribuees aux elements structurels d'un groupe de structures tout comme cela se fait pour les elements d'un groupe humain. Ainsi les structures hautes et compactes ayant leur periode naturelle longue sont considerees plus flexibles. Les structures basses et larges ayant leur periode naturelle courte sont plus rigides. Un poste de radio ne peut capter que des signaux dont la frequence correspond a celle de son oscillateur interne. Ce phenomene s'appelle resonance. Ce meme phenomene survient aussi lorsque la periode naturelle d'un element structurel coincide avec la periode de temps de la charge dynamique a laquelle cet element est soumis. Dans ce cas la structure experimente des vibrations considerables auxquelles elle ne survivrait pas si elle n'etait pas concue de maniere a parer a ces eventualites. La presentation suivante presente l'essentiel des concepts de base de la dynamique des structures.
    
INTRODUCTION

Les vibrations d'objets sont causees par le mouvement de certaines de ses parties. Elles sont ordinairement imperceptibles a moins d'etre accompagnees par des sons. Il en est de meme des vibrations des  structures de batiments. Leurs vibrations ne sont perceptibles que lorsqu'elles sont atteintes par des rafales de vent, des mouvements du sol dus aux seismes, des ondes de pression dues aux explosions. le mouvement cause par l'operation de machines lourdes, etc. La reponse vibratoire des structures a ces stimuli externes joue un role important dans la conception des batiments.

Etant donne que les circonstances mentionnees plus haut arrivent durant une periode determinee et pas souvent on a tendance a penser qu'elles n'arriveraient pas durant l'existence de la sructure. Cependant des desastres peuvent etre evites si l'on adopte des mesures appropriees par une augmentation des depenses de la construction. Le premier pas a faire en vue de l'etablissement d'une structure resistante  reside dans la comprehension des charges dynamiques et le but essentiel d'une structure. Ce but se realise dans la capacite de cette derniere a pouvoir transmettre les charges externes aux fondations. Une structure a la capacite naturelle de transmettre surement les charges verticales ou charges de gravite (charges mortes). Cependant il est imperatif de concevoir la structure de maniere a pouvoir transmettre les charges horizontales ou laterales aux fondations. Les charges dynamiques sont ordinairement orientees dans trois directions orthogonales. Le transfer des charges verticales etant disponible naturellement, la capacite pour une structure de transmettre les charges laterales est vitale pour la survie de cette derniere lorsqu'elle est soumisse aux mouvements desastreux.

Les considerations de la conception des structures relatives aux charges laterales sont les memes pour la conception relative aux vibrations causees par les charges laterales dynamiques. Le seul facteur additionnel est la consideration des principes physiques fondamentaux du mouvement vibratoire pour estimer les grandeurs maximales des forces et la reponse des structures a ces forces. Specifiquement le principe fondamental de la conservation de l'energie et les lois de Newton constituent les pilliers d'une etude analytique du probleme vibratoire. Le probleme vibratoire doit etre analyse de maniere qualitative en evitant toute formulation analytique.

 Les structures considerees comme des personnalites!


Le pendule est le systeme vibratoire le plus simplw qui puisse exister. Il est constitue d'un poids attache a un fil. Le fil tendu, le pendule est mis en mouvement vibratoire en le relachant de l'une de ses positions extremes. Le pendule va de sa position initiale a sa position mediane puis a l'autre position extreme. Il fait le parcours inverse pour revenir a sa position premiere. Ce parcours de va-et-vient s'appelle oscillation. Le temps mis pour accomplir ce parcours s'appelle periode naturelle du  pendule. Dans la position initiale du pendule l'energie potentielle du poids suspendu au fil est a son maximum alors que son energie cinetique est nulle. Dans la position mediane l'energie cinetique est maximale alors que l'energie potentielle est nulle. Cet echange sous forme d'energie se produit durant la periode d'oscillation.

Les structures ont des caracteristiques personnelles comme les humains. Dans le langage de la theorie des structures ces caracteristiques s'appellent periodes naturelles. Des caracteristiques communes peuvent etre attribuees a un groupe d'elements structurels tout comme des caracteristiques communes sont attribuees a des humains. Ainsi les structures hautes et compactes sont considerees plus flexibles. Leur periode naturelle est plus longue. Les structures basses et larges sont rigides. Leur periode naturelle est courte. Le couplage des periodes naturelles avec les caracteristiques  d'une structure met en evidence  le changement des caracteristiques dynamiques  relativement a la configuration, le plan et l'elevation de la structure, Si l'on ne peut eviter le couplage de differentes formes de structures avec leur periode naturelle il est important de considerer les caracteristiques dynamiques dans les calculs.

Les traits de personnalite et la reponse a un stimulus externe 


Les reponses individuelles a un stimulus externe varient avec les caracteristiques personnelles. Les reponses des structures a une charge dynamique varient avec leur periode naturelle, leurs caracteristiques dynamiques, etc. Le fait de tourner un poste de radio vers une station de diffusion est un acte de resonance.  Les caracteristiques dynamiques du poste de radio sont donc modifiees par l'intermediaire du bouton de radio de telle sorte que l'oscillateur interne puisse capter les frequences des signaux emis par la station de diffusion. Cette situation represente le cas de l'oscillateur du recepteur devenu excite par les signaux de la meme frequence que celle de l'oscillateur resultant dans une amplification a grande echelle du signal arrivant. Les signaux emis par d'autres stations de radio de diffusion sont aussi presents mais le recepteur n'entend que les signaux ayant la meme frequence que celle du recepteur. Les signaux d'autres stations de radio ne sont pas amplifies etant donne que la receptivite du recepteur pour ces signaux est tres basse.

La situation d'un systeme structurel soumise a des charges dynamiques est tout a fait similaire a celle d'un recepteur de radio. La figure 4 (reference document anglais) montre trois systemes structurels avec des periodes naturelles differentes excites par une charge dynamique identique. La condition de resonance survient si la periode naturelle (Ti) du systeme structurel coincide avec la periode de temps (T) de l'excitation. Dans ce cas les structures avec la meme periode naturelle experimenteraient probablement des vibrations de grande amplitude et ne survivraient pas de ces vibrations a moins d'etre concues pour parer a de telles eventualites. La reponse d'autres structures avec des periodes naturelles surement enlevees de la periode de temps n'est pas alarmante puisque la receptivite de ces structures a la frequence 1/T de la charge appliquee est relativement basse.

Evaluation rapide de la reponse

L'excitation dynamique vue dans la figure 4 (reference document anlais) ne contient qu'une representation d'onde de frequence 1/T. Generalement les charges dynamiques ont des composantes de plusieurs frequences. Naturellement la reponse de structures differentes avec des periodes naturelles differentes (ou des frequences) a des excitations dynamiques de plusieurs frequences sera aussi differente dependant de l'etendue de l'accord entre les pairs composes de periodes naturelles et de periodes de temps dans les charges dynamiques appliquees. Typiquement dans les mouvements de sol soumis a un tremblement de terre la frequence d'excitation dynamique peut varier de 0.5 a 25 hertz. Ainsi le calcul de la reponse maximale vibratoire d'un systeme structurel a l'excitation appliquee peut s'averer ennuyeux. La reponse d'un systeme structurel est gouvernee par plusieurs representations d'ondes de l'excitation (charge) appliquee avec des frequences dans le voisinage proche de la frequence naturelle du systeme structurel. La reponse maximale requise peut etre calculee routinierement en resolvant l'equation differentielle du mouvement pour le probleme de la vibration. Ceci peut se reveler un exercice ennuyeux en depit de sa rectitude. Dans le but de simplifier ce travail et pour une evaluation rapide de l'effet maximum d'une charge dynamique appliquee sur une structure un outil graphique connu sous le nom de spectre de reponse est utilise. Dans le developpement de cet outil, un ensemble de structures differentes (ou des oscillateurs avec des periodes naturelles (Ti) ) est choisi. La reponse de vibration pour chaque oscillateur est calculee pour la charge dynamique appliquee. La valeur maximale absolue de la reponse d'un oscillateur est representee par rapport a sa periode naturelle comme c'est represente dans la figure 5 (document anglais). La courbe resultant de la jonction  de la jonction de ces points sur le graphe est connue sous le nom de spectrum de reponse. Maintenant la reponse maximale de n'importe quelle structure avec une periode naturelle se trouvant sur la courbe peut etre lue facilement sur le graphe. La methode de spectre de reponse est tres convenable pour une estimation rapide de la reponse maximale d'un systeme structurel soumis a une excitation (ou charge dynamique) appliquee et est invariablement utilisee dans les calculs de conception preliminaires.

Epilogue

C'est une presentation extremement simplifiee des concepts basiques de la dynamique des structures concentrant sur l'essentiel seulement. Plusieurs elements importants compliquent l'analyse de la vibration actuelle et un traitement mathematique plus rigoureux est necessaire pour resoudre ces problemes. Il est toujours desirable de chercher une opinion experte sur le comportement dynamique des structures au stage de planification. Ceci pourrait conduire a des economies considerables au lieu de rendre la structure conforme a des niveaux de performance de vibration acceptable dans une periode ulterieure.

Document anglais
Introduction to the Theory of Vibrations






Sunday, April 22, 2012

Le dossier de la politique de la Reconstruction en Haiti

Apres la disparition tragique de 300,000 haitiens et la destruction de plusieurs infrastructures physiques dans la ville de Port-au-Prince, haitiens et etrangers ont deplore cet incident tragique. Des reunions a grande echelle au niveau des organismes nationaux et internationaux ont eu lieu en vue de venir en aide a la region devastee. Des organisations internationales ont rue vers le pays pour aider a "reconstruire Haiti". Cependant plus de deux ans  apres apres les promesses de millions et le debarquement des blancs l'insatisfaction regne au milieu des Haitiens. Des accusations abondent de tous cotes. Des promesses de millions n'ont pas ete respectees.

D'abord le processus a debute avec les contradictions au sein du gouvernement Preval entre des ministeres et organismes d'Etat en vue controler le processus de la reconstruction. En ce sens des millions ont ete verses a des firmes de genie civil pour etudier des projets comme le centre de Port-au-Prince, la construction de maisons au Fort national, etc. Tous ces projets n'ont pas vu le jour ou sont tout simplement annules par le gouvernement actuel. Les projets actuels du gouvernement de Martelly 16/6 et 400/100 ont ete utilises pour evacuer plusieurs milliers de personnes refugiees sous les tentes. Mais le sort de ces personnes n'est pas ameliore. On ne sait pas exactement ou elles rehebergees. Recemment la journaliste Nuria Peria accuse le President Martelly d'avoir recu 2.5 millions de dollars en echange d'allocation de contrats aux compagnies de construction du senateur dominicain Bautista. Plusieurs articles de la presse relatent la Reconstruction d'Haiti comme etant un business lucratif sous le couvert de l'humanitaire. Des organisations internationales ont construit de petites cahutes dites provisoires alors qu'elles savent qu'elles sont definitives. La corruption est generalisee au sein de cette entreprise denommee "Reconstruction d'Haiti". Une investigation de la presse menee dans deux organisations Wood for Haiti et FADA pretendant construire plusieurs maisons dans le pays denonce encore une fois de plus le caracteur nebuleux des projets de Reconstruction. D'abord  l'action d'un certain Osner Clarilus qui venait d'annoncer aux Gonaives la construction de 180.000 maisons est reprehensible. Ce dernier pretend etre membre de  l'organisation Fondation Action de Dieu en Action (FADA) alors qu'il en a ete expulse pour malversations. D'abord ces accusations de malversations a son egard  ne le rendent pas credible meme s'il pourrait trouver des fonds pour la construction de ces milliers de maisons. Mais il y a mieux: des contradictions serieuses existent entre la FADA et Wood for Haii, dirigee par Gary Funk, et partenaire de FADA.  Le directeur de Wood pour Haiti mentionnait que son organisation n'a pas le financement necessaire pour executer ses projets alors que FADA, sa partenaire, a deja collecte entre 750.000 et 1.600.000 gourdes de 3 a 4 mille personnes recrutees comme eventuelles beneficiaires de ces maisons. La FADA est-elle donc separee de Wood for Haiti? Si oui comment compte-t-elle mener ces projets toute seule? Quel est son plan de financement? Cette modique somme deja collectee suffit-elle a mettre en oeuvre son projet?. Cette organisation doit eclaircir sa position sinon des doutes de corruption planeraient sur ses actions, doutes qui meneraient a la certitude de malversations financieres si les points d'ombres ne sont pas eclaircis. Dans le cas de la rupture du partenariat  entre ces deux organisations comment Wood for Haiti va-t-elle exercer son projet sans partenaire et etrangere au pays. D'ailleurs l'approvisionnement en bois pour la construction est controversee. Ce bois provient d'arbres de forets aux Etats-Unis  extermines par un insecte destructeur. Il est vrai que l'organisation se propose de traiter ce bois avant de l'exporter vers Haiti. Mais l'on se demande qu'arriverait si plusieurs tonnes de ces bois echappent au traitement.. La FADA se propose de construire a Titanyen, une zone non propice a la construction quand on sait que ce site est le depotoir de cadavres de personnes tuees dans de mauvaises conditions. D'ailleurs la zone a ete reconnue d'utilite publique en 2010 et a ete envahie par des squatteurs.

Donc on s'attendrait que l'on devient plus humain apres ce tremblement de terre qui a coute la vie a des milliers d'Haitiens et cause des pertes considerables. Mais le coeur des Haitiens et celui des etrangers participants a une soi-disant reconstruction s'est plus endurci en vue de recueillir des profits personnels. On est donc bien en droit de dire que l'appat de la richesse et la vertu sont contradictoires.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article12667 . 
Lire aussi: http://www.jsf-post.com/component/k2/item/421-controversy-abounds-in-haitian-reconstruction-investigation .

Saturday, April 14, 2012

Des etudes de l'Institut Geologique Americain (USGS) lient l'industrie du gaz et de l'huile a l'existence de tremblements de terre

Une meilleure comprehension de la formation des tremblements de terre permet aux pays du monde y compris Haiti de se proteger contre les effets devastateurs de ces seismes. Durant des millenaires plusieurs theories s'etendant du catastrophisme au tectonisme ont ete emises pour expliquer la formation des tremblements de terre. Cependant durant ces dernieres annees plusieurs etudes lient l'existence de tremblements de terre a des phenomenes naturels non tectoniques et a d'autres phenomenes causes par l'homme. Cet article presente les resultats d'une etude de l'Institut Geologique Americain liant l'existence de tremblements de terre de faible magnitude dans la region mediane des Etats-Unis a la production de gaz et d'huile dans cette region. De toute facon une perspective scientifique d'action humaine dans la provocation  de tremblements de terre vaut la peine d'etre connue.
  
La production de l'huile et du gas peut expliquer une augmentation sensible de petits tremblements de terre dans les regions situeees au milieu des Etats-Unis selon une etude de l'Institut Geologique americain

Le taux a augmente a un multiple de six de la fin du vingtieme siecle a l'annee derniere, rapporte l'equipe, et les changements sont "presque certainement produits par l'homme."

D'autres experts appartenant a d'autres institutions n'admettent pas tous les conclusions de cette etude qui devrait etre publiee dans une rencontre a la fin de ce mois.

L'etude rapportait qu'une legere augmentation des activites sismiques commencant en 2001 provient de la production de methane le long de la frontiere entre Colarado et New Mexico. L'augmentation commencait quand la production de methane demarrait dans cette region d'apres William Ellsworth de l'Institut Geologique americain

Cette augmentation sur la section mediane de la nation est devenue plus enorme depuis 2009 en raison de l'existence accrue de tremblements de terre dans une variete de regions productrices d'huile et de gas incluant quelques-uns en  Arkansas et Oklama d'apres les chercheurs.

La relation entre l'augmentation d'activites sismiques et et la production d'huile et de gaz n'est pas claire d'apres les chercheurs. Ils notent que d'autres scientistes ont lie les trmblements de terre a l'injection d'enormes quantites d'eaux ordurieres dans les profondeurs du sol. On se souciait de potentiels tremblements de terre a partir d'une faible injection de fluides durant un processus appele "fracturing", ou "fracking" utilise pour extraire le gaz. Mais Ellsworth disait qu'il est confiant que le "fracking" n'est pas responsable des tremblements de terre selon les conclusions de son etude en se referant a d'autres etudes anterieures.

L'etude couvre une une region des Etats-Unis s'etendant a l'ouest de Ohio et a l'est de Utah. Elle denota des seismes de magnitude 3 et plus.
.
Les tremblements de terre de magnitude 3 sont insignifiants et ne peuvent etre ressentis que dans les etages superieures de batiments ou peuvent causer des voitures en stationnement de secouer legerement. Le plus important seisme note dans l'etude etait un tremblement de terre de magnitude 5.6 qui frappa Oklahoma le 5 Novembre dernier endommageant des douzaines de maisons. Les experts disaient qu'il etait trop fort pour etre lie a la production de l'huile et de gaz.

Les chercheurs rapporterent que de 1970 a 2000 21 tremblements de terre se produisaient en moyenne par an dans la region etudiee. Cela augmenta a environ 29 par an de 2001 a 2008, ecrivent-ils, et les trois annees suivantes produisirent des totaux de 50, 87 et 134 respectivement.

Les resultats de l'etude sont significatifs et sont probablement dus aux contraintes artificielles ou crees par l'homme.

"Le point important qu'il faut se rappeler est que les tremblements de terre de magnitude 3 sont reellement faibles", disait Lohman.
.
Habituellement, c'est l'energie geothermale, les barrages ou la prospection. Avec des tremblements de terre de magnitude 4, une personne ressentirait une secousse aigue, mais probablement ne dure pas assez longtemps pour endommager les batiments, disait-elle.

L'idee est de comprendre que l'activite humaine provoque des tremblements de terre, disait-elle. Une possibilite est que les fluides injectes changent la friction et l'epaisseur des mineraux sur les lignes de failles. Un autre concept est qu'ils changent la pression souterraine parce que le fluide  retenu  cree et "prepare quelque chose pret a se declencher", disait Lohman.

Mais un autre expert n'etait pas convaincu du lien aux operations d'huile et de gaz.

.Austin Holland, le sismologue de l'Etat de Oklahoma, disait que le nouveau travail presente une "hypothese interessante" mais que l'augmentation des taux de tremblements de terre pouvait simplement etre le resultat de processus naturels. Holland disait que des groupes de tremblements de terre peuvent se produire naturellement, et que les scientistes n'arrivent pas a comprendre pleinement les cycles naturels d'activite sismique dans le centre des Etats-Unis. Des archives sismiques  detaillees pour la region datent de quelques dizaines d'annees, disait-il, tandis que les cycles naturels s'etendent sur des dizaines de milliers d'annees. Le minimum de connaissances disponibles ne permet pas d'exclure les processus naturels comme cause de l'augmentation, disait-il.

http://www.theintelligencer.net/page/content.detail/id/568353/Federal-Study-Ties-Oil-and-Gas-I---.html

Sunday, April 8, 2012

Regles de calcul interimaire pour les batiments en Haiti: Considerations parasismiques

Les structures doivent absolument etre concues de maniere a demontrer un comportement sismique ductile en respectant certaines regles de conception prevues a cet effet. Cependant l'analyse d'un tel comportement est complexe en raison du changement des proprietes de la structure lors de la plastification des coposantes de cette structure. Le probleme devient encore plus complexe puisqu'il est impossible de predire certaines caracteristiques des mouvements du sol provoquees par des seismes importants. Ces caracteristiques sont: la duree et l'amplitude des mouvements forts, les frequences dominantes, la forme et la sequence des ondes de forte amplitude.

Sismicite de la Republique d'Haiti


Le probleme pose plus haut vient du fait que peu ou pas de mesures de mouvements et d'acceleration des sols en certains endroits strategiques du pays ont ete prises lors des seismes importants afin de permettre l'elaboration des spectres de calcul necessaires dans les calculs parasismiques des batiments. Quelque soient les normes et les codes utilises les ingenieurs doivent disposer de ces donnees afin de pouvoir correctement dimensionner les structures afin de leur permettre de resister aux seismes.

L'Ile d'Haiti est une zone de forte sismicite. Elle est traversee d'est en ouest par d'importantes failles et bordees du nord au sud par d'importantes zones de subduction. Plusieurs tremblements de terre majeurs se sont produits dans l'ile au cours des ans. La figure 4 (Petits batiments de deux niveaux en Haiti, p15, document a la fin de cet article) montre les principaux seismes repertories avant 1960. La ville de Port-au-Prince a ete partiellement detruite en 2010. La probabilite d'un tremblement de terre dans le sud-est de Port-au-Prince est tres elevee. La prise en compte des considerations parasismiques dans le calcul des batiments en Haiti et particulierement dans la capitale Port-au-Prince est d'importance majeure.

Cartes d'aleas sismiques d'Haiti


Des cartes d'aleas sismiques ont ete concues pour Haiti par l'United Geological Survey (USGS) en appliquant la meme methode qui a ete utilisee pour deriver les cartes des Etats-Unis et du Canada. Les cartes obtenues sont reproduites aux figures 5 a 7 (pages 16 a 18, Petits batiments de deux niveaux en Haiti). La figure 5 presente la carte des accelerations maximales du sol (PGA) exprimees en pourcentage de l'accelaration due a la pesanteur (g=9,81 m/s carrees) avec une probabilite de depassement de 2% en 50 ans (periode de retour de 2500 ans) compatible avec les probabilites de depassement dans les codes modernes. La tres haute sismicite de la republique d'Haiti et en particulier de sa capitale est remarquable (68% de g).

Les accelerations spectrales a 0.2" (courte periode T) et a 0.1" (longue periode T) avec une probabilite de depassement en 50 ans sont presentees aux figures 6 et 7 (pages 16 et 17, Petits batiments de deux niveaux en Haiti). Des agrandissements de ces cartes sur Port-au-Prince, les Cayes et Cap Haitien sont presentees aux figures 8 a 13 (Petits batiments de deux niveaux en Haiti). Ces cartes specifiques a Haiti peuvent changer dans le temps. Elles sont a la base des recommandations de la plupart des codes de calcul parasismique internationaux.

  Petits Batiments de Deux Niveaux en Haiti   

Monday, April 2, 2012

Les ravages meurtriers causes par la degradation de l'environnement

Apres le tremblement de terre du 12 janvier 2010 on s'attendait a ce qu'une prise de conscience pousse les dirigeants et habitants d'Haiti a empecher le renouvellement de cette catastrophe regrettable et meurtriere. Tel n'est pas le cas. Le slogan demagogique du gouvernement haitien est "retire moun yo anba tent" meme si cela se realise par l'expulsion forcee et une relocalisation pire que le logement sous les tentes. En effet si les relocalises sont places dans des abris qui ne sont pas eriges en fonction des normes parasismiques, quels avantages offrent ces nouvelles demeures par rapport aux tentes. Si un tremblement de terre catastrophique en Haiti est rare historiquement et peut arriver a n'importe quel moment selon les seismologues, des pluies arrivent souvent en Haiti et causent des degats. Ces degats se produisent parce que l'Etat haitien ne s'est jamais soucie de proteger l'environement. L'exploitation des carrieres de sable n'est pas reglementee. Les gens construisent sur des sols non resistants. Des bidonvilles jonchent les mornes avoisinantes de la ville de Port-au-Prince. Les eaux de pluie en provenance de ces mornes se deversent sur la ville pisqu'il n'ya pas d'arbres pour les retenir. Le systeme de drainage est inadequat. Il en resulte qu'a chaque averse Port-au-Prince se transforme en lits de rivieres drainant un important volume du sol et des detritus de toutes sortes et causant l'impraticabilite des routes. On pourait se resigner a un pareil spectacle si ce dernier se soldait pas par des pertes de vies humaines comme l'a rapporte le Nouvelliste dans l'article ci-dessous:

http://www.lenouvelliste.com/articles.print/1/103870

Reconstruction anarchique: le cas de Villa Rosa

Gravement endommagé lors du séisme de 2010, le quartier de Villa Rosa, dans les hauteurs de Canapé-Vert, symbolise à lui seul l'absence de l'État haïtien dans le processus de reconstruction. Les ONG et organisations internationales ne font pas mieux. Pas étonnant que les sinistrés prennent les choses en main, au risque de reproduire les erreurs du passé.


Nicolas Joazard habite depuis toujours le quartier de Villa Rosa, un bidonville accroché au flanc de l'un des mornes qui dominent Port-au-Prince. Comme beaucoup de ses voisins, il a perdu sa modeste maison lors du séisme du 12 janvier 2010. Après deux ans d'efforts, le sexagénaire a réussi, sans l'aide de personne, à remettre sur pied sa demeure qui s'élève sur une pente au sol friable qui menace à tout moment de s'effondrer.



Le vieil homme ne croit plus depuis belle lurette aux promesses de reconstruction venant de l'État haïtien. << Ce ne sont que des paroles en l'air, grommelle-t-il. Au rythme où vont les choses, la situation n'aura pas encore changé dans 50 ans ! >>


On peut le comprendre. Monsieur Joazard affirme n'avoir encore vu aucun employé de l'État venir se rendre compte sur place des besoins des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui ont tout perdu lors du tremblement de terre. Encore moins venir les conseillers sur les meilleures techniques de construction, alors que depuis deux ans, la classe politique et la communaute internationale ne parlent que de reconstruire le pays sur de nouvelles bases. " Personne ne nous a visites et les gens construisent comme ils veulent, affirme-t-il. Moi, je n'avais pas d'autre choix, j'ai du me debrouiller tout seul et reconstruire sur ce terrain, meme si nous savons que c'estdangereux. De toute facon, on n'a pas interdit les reconstructions et tout le monde le fait,,,"


Un seul coup d'oeil suffit en effet pour constater que le quartier de Villa Rosa a aujourd'hui l'air d'un vaste chantier. Et que l'apparente anarchie qui caractérisait l'habitat et le peuplement avant le séisme a laissé la place à... une apparence d'anarchie. Le quartier est en effet engorgé par de nombreux camions à benne transportant à longueur de journée sable, pierres, barres de fer et ciment. Un peu partout, sur des terrains minuscules à peine débarrassés des débris du séisme, des groupes d'ouvriers sont à l'oeuvre, reconstruisant sans plan d'ensemble - et sans que jamais leurs propriétaires n'aient pu parler aux autorités - le bidonville détruit. Dans leur grande majorité, les travaux sont conduits par des « bòs mason », en absence d'ingénieurs qualifiés.



Le quartier Villa Rosa, dont une partie est visible de la route menant vers Pétion-Ville, était habité avant le séisme par des milliers de personnes, dont une bonne partie s'est réfugiée tout près sur la place du Canapé-Vert. À mesure que les gens reconstruisent leurs masures, le quartier se repeuple. Plusieurs secteurs aux limites insaisissables et imprécises - Balanyen, Impasse Guercy ou Nan Tif, etc. - constituent ce bidonville en voie de recomposition.


Habité par des centaines de personnes, le secteur de « Nan Tif » porte bien son nom. << Les Haïtiens appellent ce type de sol ''tè tif'', explique le géologue Lee Stanley Boyer, spécialiste des mines. C'est en raison de ses similitudes avec des morceaux désagrégés d'une roche calcaire, le tuf. Dans certains endroits, le terrain est constitué d'une accumulation de colluvions (fin dépôt de sédiments résultant d'un remaniement voisin, ndlr), d'où un très mauvais sol. >> D'autres qualifient carrément la nature de ce sol instable de « tè savon », une épithète imagée qui rend bien ses propriétés, mais il n'y a aucun rapport entre ce type de sol et la roche volcanique dénommée tuf.


Les masures du secteur de Balanyen, qui longe une ravine insalubre dégageant une odeur pestilentielle, donnent de loin l'impression de se superposer et de ne tenir qu'à un fil. Les habitants vivant près de la ravine se rappellent les dernières inondations. Ils redoutent une nouvelle catastrophe : << Les voies de drainage sont littéralement obstruées, disent-ils. Que va-t-il se passer aux prochaines grosses pluies ? >>


Chose certaine, rien ne risque de distinguer le nouveau Villa Rosa de celui d'avant le séisme. << J'avais espéré que mon quartier allait être réaménagé et que nous en aurions fini avec ces corridors exigus, comme le promettaient après le 12 janvier les politiciens qui parlaient de construire enfin des logements sociaux >>, se désole Pierre Richard Mathurin,qui est né dans la localité.


Ce jeune homme dans la vingtaine regrette de devoir vivre dans les mêmes conditions ayant causé la mort de tant de ses compatriotes.<< Cela nous révolte de vivre dans cette situation, s'indigne-t-il. Nous aimerions habiter un quartier accessible, où il y a des services disponibles, mais hélas! nous sommes retournés à la même situation qu'avant le séisme. Les gens construisent comme ils le veulent, en dehors de toute norme et dans la passivité totale des autorités constituées. >>


L'aide internationale n'a pas totalement oublié les résidents du quartier de Villa Rosa. Grâce au projet Gestion de débris du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), plusieurs personnes ont pu faire déblayer gratuitement leur maison détruite et disposent aujourd'hui d'un terrain débarrassé de ses gravats. Une économie de centaines de dollars pour chacun de ces particuliers... Financé par le Fonds pour la reconstruction d'Haïti et planifié par les Nations Unies, le projet comporte en principe trois volets, dont seul le premier - le déblayage des débris sous l'égide du PNUD - a jusqu'ici fait l'objet de travail concret sur le terrain.


 À l'impasse Guercy comme à Balanyen, aucune des personnes interrogées n'a entendu parler de planification communautaire tel qu'endossée par ONU-Habitat, et encore moins du recyclage des débris supposé créer des emplois, que promettait pourtant le Bureau international du travail...


L'agent de liaison de la mairie de Port-au-Prince affecté au projet du PNUD, Obenne Derisier, dit ne rien pouvoir faire pour contrer le retour des sinistrés sur des terrains dangereux. << L'État est faible et la situation dans ces quartiers est très compliquée, dit-il, comme pour justifier l'inaction des autorités. On n'a pas assez de moyens pour empêcher les constructions anarchiques. On peut passer le matin et ne voir aucune construction, mais quand on retourne le soir, on constate qu'on a eu le temps d'ériger une maison. »


Afke Boostman, directrice du projet Gestion des débris du PNUD, se dit aussi au courant du problème, mais affirme que l'action de son organisme se limite au déblaiement. << Si vous voulez parler de reconstruction, adressez-vous à ONU-Habitat, responsable de la planification communautaire >>, a-t-elle declaré.


Ce volet est apparemment le moins concret du projet, car, sur le terrain, aucun indice ne laisse croire qu'un quelconque travail de réaménagement urbain est en cours. Contactés, les responsables d'Onu-Habitat, qui n'ont voulu répondre aux questions qu'à distance, ont indiqué que les travaux de cartographie sont encore en cours et des focus groupes ont débuté en vue de la restructuration des quartiers pour la zone de Turgeau comprenant Villa Rosa et d'autres quartiers. Il y a lieu de s'interroger sur la stratégie de restructuration de ces espaces où les propriétaires, n'ayant apparemment pas d'échos d'un quelconque plan, reconstruisent avec les moyens du bord et à un rythme aussi accéléré.


Cordaid, en revanche, une ONG hollandaise spécialisée dans l'aide d'urgence avec des ramifications dans 36 pays, peut se vanter d'avoir fourni des abris permanents à plus d'une centaine de familles vulnérables du quartier Villa Rosa. << Notre programme, qui a débuté en novembre 2010, a été transformé en cours d'exécution, explique Gubert Saint-Fleury, responsable du projet de relogement à Port-au-Prince pour Cordaid. Nous avons dû laisser la phase d'urgence pour passer à celle des abris permanents en raison des nouvelles réalités. »


Les dimensions des maisons offertes gratuitement aux sinistrés varient de 15 à 22 mètres carrés. Selon Gubert Saint-Fleury, il n'était pas possible d'offrir des maisons plus grandes en raison notamment de l'irrégularité des parcelles. Félix Saint-Victor, un bénéficiaire rencontré dans sa maisonnette de 16 mètres carrés en construction, vivra bientôt dans cet espace réduit avec sa famille de 7 personnes. Il se dit content malgré tout. « Je n'avais pas d'argent pour reconstruire ma maison, raconte-t-il. Mais à défaut de pouvoir obtenir ce qu'on désire, on ne peut que se résigner ! >>


Il faut dire que les maisons de Villa Rosa ne comportent aucune installation sanitaire. Marie-Ange Fleurisca, qui y vit avec ses deux enfants, en sait quelque chose. Elle partage avec d'autres voisins un  cabinet d'aisances qui déverse une odeur fétide plusieurs mètres à la ronde. « La nuit, nous devons nous déplacer avec nos enfants s'ils veulent faire leurs besoins, dit-elle. C'est difficile pour tous. »


Ce retour massif des sinistrés dans leurs anciens quartiers accroît d'autant la pression sur l'environnement. Le problème, c'est que si le repeuplement anarchique du quartier Villa Rosa se fait à un rythme accéléré, l'État haïtien, lui, va beaucoup moins vite en besogne. << Le travail de réaménagement des quartiers n'en est encore qu'au stade de la réflexion, admet Alfred Piard, directeur du ministère des Travaux publics, Transport et Communication. Une carte des risques que présente chaque endroit est en cours d'élaboration. >> En d'autres mots, plus de deux ans après le séisme destructeur, l'État haïtien n'est même pas parvenu à identifier les zones les plus dangereuses.


Ce dernier est de plus en plus mal placé pour faire la leçon à la communauté internationale, à laquelle il reproche de ne pas décaisser assez rapidement les fonds promis. L'État haïtien, censé assurer la coordination des projets et de fournir les directives, est à court d'idées. En effet, plus de 100 millions de dollars sont disponibles sur le compte du Fonds pour la reconstruction d'Haïti (FRH), dont les responsables attendent toujours les demandes de financement de nouveaux projets de la part du gouvernement haïtien...


Josef Leitmann, le gestionnaire du FRH, affirme que sur les quelque 396 millions de dollars mobilisés par la communauté internationale, 275 ont été alloués à la réalisation de 17 projets. « Dans un premier temps, le gouvernement a exigé que les projets soient approuvés et soumis par la CIRH, mais étant donné qu'il n'y a plus de CIRH, cette tâche a été laissée au bureau du Premier ministre », a-t-il déclaré.


M. Leitmann s'inquiète du fait que depuis plus de 7 mois, soit depuis août 2011, aucune demande de financement n'a été présentée par l'État haïtien...


« L'argent est là pour financer la reconstruction, mais il n'y pas de proposition formelle de l'État haïtien, soupire Josef Leitmann. En attendant, les fonds restent en banque et ne sont pas alloués dans  l'intérêt des citoyens. Il n'y a pas de quoi être fier !»


Source: le Nouvelliste